‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 11 sur 57 · XXX. — Recherches sur le suint. — Partie soluble dans Veau · texte numérisé non relu

XXX. — Recherches sur le suint. — Partie soluble dans Veau

Vauquelin avait fait une étude du suint en i8o3; mais, malgré l’habileté qui l’a rendu si célèbre, il n’a laissé sur la question que des données très vagues et même inexactes. En effet, l’émulsion dans l’eau, la seule dont il se soit Occupé, est représentée par lui comme un savon de potasse, mêlé de quelques sels de potasse et d’une matière animale. Pour aucun de ces corps il n’a établi de donnée numérique.

Aussi son travail, reproduit par quelques auteurs, n’avait-il donné aucune idée précise du suint, soit aux chimistes, soit aux industriels.

lification de savon a fait penser que la quantité de potasse éta car le savon pur, le plus riche, n’en contient pas 10 pour 10 ;onne n’avait imaginé, plus que Vauquelin lui-même, de che ms le suint une source de potasse; pourtant, à l'époque de Va , une pareille découverte aurait eu la plus extrême importanc lence gardé par cet illustre chimiste est la preuve la plus clai reur où il est resté sur la nature du suint. En outre, les indu >nt été induits à croire que le suint, en sa qualité de savon, pe au dégraissage, et Dieu sait quelles déceptions l’industrie av; ’ées depuis soixante ans en voulant introduire cette donnée dai

Maumene et V. Rogelet, amenés à reprendre l’étude du suiu :te erreur même, ont bientôt reconnu que la nature de la part 3 dans l’eau est toute différente de celle des, savons. Elle n’e ;aline. L’eau sépare un véritable sel ou mélange de sels, tout

dans le suint. Claude Bernard attachait une grande importance à cette détermination.

Cloêz [Bulletin de laSociétéchimique; t. Xlt, p. 2) a trouvé de la soude, mais dans des suints spéciaux, ceux des moutons élevés sur le rivage de la mer.

XXXI. — Lettre sur l'adoption de l’absolu comme base unique du conditionnement des laines.

M. Maumené avait proposé d’adopter l’absolu comme base du conditionnement, dès 1848, à la Commission nommée par la Mairie de Reims (noir VII), Il eut l’occasion de reproduire cette proposition dans une assemblée générale de la Société Inaustrielle, et elle allait encore être rejetée lorsque MM. Victor Rogelet et Warnier, frappés de son utilité, voulurent bien se joindre à son auteur pour la soutenir et la présenter au Gouvernement.

L'appui que cette proposition reçut de là Chambre de Commerce de Reims, celui de la Chambre de Commerce de Paris, de M. Persoz, Directeur de la Condition de Paris, et enfin celui du Comité des Arts et Manufactures (21 novembre 1860), déterminèrent le. Gouvernement à l’adopter et à rendre le décret du 7 juillet 1861, qui la consacre.

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