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XXXIII. — Observations sur l’emploi du gaz d’éclairage

Ces observations ont pour but de signaler le danger réel que présente le gaz pour la santé publique. Il n’est pas' toujours exempt d 'acide sulfhydrique, qui est déjà fâcheux à respirer, mais jamais on ne le prive, par les procédés actuels d’épuration, du sulfure de carbone, et de composés cyaniques, dont la vapeur est si pernicieuse. Il faudrait, ou trouver de nouveaux agents dépurateurs, ou faire le gaz avec de l’huile, des résines ou des matières non sulfurées ('). M. Maumené conseillait de revenir à la production du gaz d’huile pour les théâtres et d’autres lieux de réunion; ce qu’une Compagnie parisienne a réalisé dans ces dernières années.

XXXIV. — Nouveau procédé pour l’analyse des mélanges de potasse et de soude.

Travaux de l'Académie impériale de Beims, t. XXXI, p. 4i; r85 9 .

Cette analyse, si difficile et presque toujours si imparfaite, peut être exécutée, même par des personnes peu exercées, en faisant usage de cette nouvelle méthode. Elle consiste à convertir le mélange en sulfates neutres et à ajouter le sulfate de cuivre, cristallisé, qui serait juste nécessaire pour faire un sulfate double, si' la potasse était exempte de soude. La composition du sulfate double servant ainsi de base au nouveau procédé, M. Maumené a dû chercher sa formule vraie. Graham avait donné (CuO, SO 1 ) (KO, SO s ) (HO) e ( ! ); mais 1s. Pierre a soutenu que l’on doit admettre 7 HO (*). La question peut être tranchée clairement par le moyen qu’indique M. Maumené. La première formule est la véritable.

Au lieu du sulfate de cuivre, on peut employer l’alun, comme l’avait fait Balard.

XXXV. — Observations relatives au Mémoire de M. Pasteur, sur la fermentation alcoolique. — Existence d’un nouvel acide dans le vin.

Travaux de l’Académie impériale de Reims, t. XXXI, p. 49; 1860.

Dans ce travail, je propose une autre formule que celle de M. Pasteur, pour interpréter l’action qui donne naissance à l’acide succinique, à la glycérine, à l’acide carbonique et à des matières indéterminées dans la fermentation alcoolique.

Je montre ensuite que l’acidité des vins (en bon état et exempts d’acide acétique) est de beaucoup supérieure à celle que représentent le tartre etl’acide succinique réunis. J’ai extraitduvin(')unacidecristallisé très soluble dans l’eau. Le temps ne m’a pas encore permis d’en faire l’analyse.

XXXVI. — Nouvelle burette pour les analyses par les liqueurs titrées.

La tendance, aujourd’hui générale, dans les laboratoires de science et d’industrie est à l’emploi des liqueurs titrées pour les analyses. Celte tendance devient plus grande encore depuis qu’on possède une burette moins mobile, moins embarrassante, d’un maniement moins pénible que celle de Gay-Lussac; maintenant la burette est le pendant de la balance, l’instrument fondamental du laboratoire de Chimie.

Beaucoup d’efforts avaient été faits dans ce but, mais sans succès.

La question est résolue par la burette que j’ai soumise avec la plus grande confiance aux chimistes. Elle consiste en un plongeur, gradué

pagne. Mais je n’ai aucun douto quo la remarque s’applique à tous les vins naturels.

extérieurement, dont l’introduction dans un tube-burette élève le niveau de la liqueur titrée, que celui-ci renferme, jusqu’au-dessus d’un bec latéral. Le niveau se maintient d’une manière remarquable, au moyen de l’étranglement que présente la burette à la hauteur du bec latéral, étranglement qui ne laisse pas plus de o mm , 5 de jeu entre la burette et le plongeur. Le plongeur est conduit par une crémaillère et un pignon. Il serait trop long d’énumérer ici les avantages de ce système. Plusieurs personnes ont déclaré que la nouvelle burette offre une supériorité qui la met hors de comparaison avec toutes les autres.

XXX VII. — Sur la question de l’acide acétique annoncé comme, un produit de la fermentation alcoolique.

Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LVII, p. 3 9 8.

Cette Note a pour but d’établir que l’acide acétique n’est pas un produit direct de '.la fermentation vineuse. Elle explique l’erreur qui a fait attribuer l’existence de cet acide, dans les premiers produits de la distillation du vin, è une simple dissolution alcoolique d’acide carbo-

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