CIV. — Acétimétrie
M. Maumené a proposé son gazhydromètre{f.C1\\)]>om le titrage des acides acétiques : son grand avantage, en pareil cas, est de n’exposer la personne chargée de cette analyse à aucune incertitude due à la coloration, inconvénient grave du titrage, àu moyen du tournesol ou d’un autre agent coloré.
M. le Ministre du Commerce, frappé de cet avantage, a demandé un Rapport à l’Académie. Ce Rapport n’a pas été fait.
CV. — Théorie générale (vingt-septième Mémoire). — Quantités de chaleur différentes produites par l’acide sulfurique suivant la date de sa concentration.
On me permettra d'attirer 1 attention tout spécialement sur cette grande preuve de la puissance de la Théorie générale.
L’acide soumis à la température de son ébullition, 326°, produit entre ses éléments, l’acide SO’ et l’eau HO, cette action normale, des poids égaux, toujours inévitable. Il devient un mélangé de SO J et d'un hydrate plus aqueux; ce mélange se conserve pendant plusieurs mois et ne revient que lentement à son état primitif; il produit, avec les
corps les plus divers, des actions caractérisées par un plus grand dégagement de chaleur.
Les expériences de M. Maumené, confirmées d’abord par M. Fehling (XVIII, p. 13), l’ont été de nouveau, d’une manière toute spéciale, par MM. Gerbér etKœchlin. Le premier de ces chimistes avait reconnu l’impossibilité d’obtenir, en fabrique, avec l’acide ancien, certaines actions qui sont très nettes avec l’acide récemment bouilli.
MM. Gerber etKœchlin ont non seulement contrôlé toutes les expériences de M. Maumene, mais ils ont fait connaître une preuve nouvelle de l’état particulier où l’acide se trouve apres un chauffage a 326". Le refroidissement de cet acide n’a pas lieu, beaucoup s’en faut, avec la même vitesse que celui du même acide conservé longtemps à la températurë ordinaire.
Un grand nombre de corps se modifient comme l’acide sulfurique (Comptes rendus, t. LXXXII, p. 418) : il en résulte des conséquences importantes pour la Chimie proprement dite, et surtout pour la Thermochimie. Ces conséquences peuvent toujours être prévues et calculées d'après les lois de la Théorie générale.
CVI. — Sur les éléments du sucre inverti et leur présence dans les sucres commerciaux.
Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1. LXXXII, p. 336, et LXXXIII, p. a68.
Dans ce Travail, M. Maumené s’applique à faire cesser un malentendu trop prolongé : on admettait, en général, d’après M. Dubrunfaut, la neutralité optique du sucre inverti, mais par compensation des pouvoirs rotatoires contraires de ses deux éléments, glucose dextrogyre et chylariose lévogyre. Malgré les détails donnés dans le Travail cité plus haut (C, p. 69), sur la découverte d’un sucre unique et dénué de tout pouvoir rotatoire, on confondait ce dernier avec le mélange Dubrunfaut.
M. Maumené a montré que le sucre inactif, qu’il nomme inactose, pour le spécifier, existe dans certains sucres commerciaux, où sa dose peut s’élever à i3 pour 100.