‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 38 sur 57 · CVII. — Alcoométrie. Méthode nouvelle · texte numérisé non relu

CVII. — Alcoométrie. Méthode nouvelle

Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LXXX11I, p. 67.

Annales de Chimie et de Physique, 5* série, t. IX, p. 496.

La méthode alcoométrique de Gay-Lussac, par distillation et mesure de l’alcool, dans le liquide distillé, au moyen de son alcoomètre, a été critiquée, d’une part, à cause de l’entraînement d’acide acétique dans le liquide hydroalcoolique, fourni par la distillation ; de l’autre, à cause de la nécessité d’employer un alcoomètre et un thermomètre, exposés tous deux aux erreurs de construction les plus probables.

Une méthode nouvelle, celle de l’ébullioscope Vidal-Malligand, venait d’obtenir un Rapport très favorable de l’Académie.

M. Maumené, très habitué à l’emploi de la méthode de Gay-Lussac, a mis de grands soins, dans une série d’expériences très minutieuses, pour comparer cette méthode avec celle de l’ébüllioscope, et il a pu établir les points suivants :

i° La méthode de la distillation peut donner des erreurs sensibles quand les vins renferment de l’acide acétique ;

1° Cette méthode peut retrouver sa précision en soumettant le vin h deux distillations successives : la première, avec addition d’un alcali caustique, en léger excès, pour retenir les acides, car l’acide acétique n’est pas le seul; la seconde, appliquée au produit de la première, auquel on ajoute une ou deux gouttes d’acide sulfurique pour neutraliser l’ammoniaque, dont les vins sont assez souvent chargés et qui a été dégagée par l’alcali fixe.

Cette seconde distillation peut être le plus souvent négligée, si le produit de la première ne colore pas le tournesol, ni la phénolphta-

Ces flegmes des distilleries de betterave, grains, etc., sont souvent

La méthode Maumené paraît adoptée dans tous les laboratoires.

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