CIX. — Sur la nécessité d’abandonner l’aréomètre Baume
Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXXV, p. m 3. L’aréomètre Baumé, construit sur une base absolument empirique,
est devenu la cause de pertes de temps dans les Laboratoires et dans l’Industrie.
Dans les Laboratoires, parce que le titre d’un acide, d’une solution alcaline, saline, etc., n’a aucun rapport simple avec le degré de cet aréomètre. L’acide azotique à 36° B. ne contient ni o,36 d’acide réel, ni o, 36 d’eau; cet acide, comparé avec un acide sulfurique du même degré B., n’a pas davantage un rapport connu. Ce sont des transformations a calculer continuellement et de tous les travaux un des plus
Dans l’Industrie, dans celle du sucre par exemple, on voyait (on voit encore) la confusion bizarre, incroyable, dont peu de personnes tiennent compte; les jus, bruts ou clariûés, sont estimés avec le densimètre de Gay-Lussac. Un jus de betterave est dit à 3”, 7 lorsque sa densité est 1037. Cette évaluation, rattachée à une donnée physique précise, a l’avantage de donner sans calcul le poids d’un volume métrique quelconque du liquide.
On sait de suite que
! mètre cube Pè pèse'. ! ! ! ! ! ! ! X,o ce dont l’utilité saute aux yeux.
Et, dans la même fabrique, les sirops, masses cuites, etc., sont titrés, non d’après la même base, mais par l’aréomètre Baumé.
Un sirop est dit à 39°, 4 lorsque l’aréomètre Baumé indique ce degré, qui répond à une densité exprimée par un tout autre chiffre ; io34,r. Il est inutile d’insister. Il faut tout évaluer avec le densimètre.
M. Maumené, pour faciliter l’abandon nécessaire de l’instrument Baumé, a donné les deux Tables de transformation des degrés Baumé en degrés densimétriques et des densimétriques en Baumé.
L’aréomètre Baumé disparaît peu à peu de tous les laboratoires.