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CX. — Fermentation des boues

La salubrité publique est grandement intéressée à l’éloignement

pide des boues et immondices enlevés chaque matin du pavé des grandes villes ; à Paris, cet enlèvement, commencé par les tombereaux, s’achève en partie dans des bateaux qui séjournent plusieurs jours à peu de distance des habitations. L’examen des matières conduit à des résultats très divers : tantôt les immondices sont presque entièrement de nature animale : débris de viande, d’os, arêtes de poissons, etc., tantôt les boues sont au contraire de nature végétale : feuilles, racines, légumes, etc. Dans ce dernier cas, on peut observer des résultats presque inattendus.

M. Maumené avait fait installer dans le centre même d’une masse où dominaient les gousses de légumineuses un long tube de fonte (3 m ,20) percé de trous nombreux, fermé à l’une de ses extrémités, hermétiquement, et muni à l’autre d’un tube de petit diamètre joint à un aspirateur, mais lié, dans l’intervalle, à un appareil d’absorption. De la masse, portée par la fermentation à une température de s’échappait, avec les gaz (CO ! , etc.), une quantité notable d’alcool diénique (ordinaire). M. Maumené a isolé 0“, 7 d’alcool absolu et obtenu, avec une autre partie, de l’acide diédique (acétique).

Dans le cas de l’abondance des débris de poissons, crustacés, etc., M. Maumené a obtenu

■H’Az, (CO s ) 3 (H*Az) 2 , HS H : Az, des ammoniaques composées

C‘H’Az,C 3 H“Az,C‘ 3 H' 3 Az

et leurs combinaisons : carbonique, sulfhydrique, etc.

CXI. — Théorie générale (vingt-huitième Mémoire). —Action de la potasse et de l’alcool. — Acide nouveau, dihydrodédique C'H'Oh

La solution de la potasse fondue dans l’alcool est un agent chimique dont le rôle n’était pas entièrement connu. Tantôt cette solution agit

par la potasse seule KO ; mais, dans un grand nombre de cas, elle agit en même temps par un autre corps et, tout naturellement, on croyait cet autre corps l’alcool.

M. Maumené, guidé par la Théorie générale, a prouvé que l’alcool éprouve une modification simple.; il forme un acide nouveau

et il a obtenu cet acide, dont il a fait connaître l’analyse et les principales actions chimiques. C’est lui, et non l’alcool, qui intervient dans une foule d’actions, dont plusieurs sont citées ( Théorie générale, p. i55 à 160). Le dépôt formé dans les potasses alcooliques, à la longue, est du dihydrodédate presque pur.

CXII. — Théorie générale (vingt-neuvième Mémoire). — Nouvel acide obtenu dam l'action du sucre et du permanganate de potasse. — Acide diénHique C'H'O*.

Comptes rendus'de l'Académie des Sciences, t. LXXXVI, p. i56o.

Journal de Pharmacie, t. XVII, p. 456.

Le nouvel acide se produit avec un excès de permanganate calculé d’avance; il est plus facile à obtenir que les deux acides de l’action normale, parce qu’il est très oxygéné, de condensation moindre, C‘ au lieu de C”, et plus stable. On peut nourrir des cristaux d’un grand volume.

Cet acide est un isomère de l’acide glyoxylique.

Il est le troisième terme de la série des acides formés par le sucre et le permanganate.

Cet exemple est un de ceux où l’on voit avec quelle netteté la Théorie générale trace le champ d’une action entière.

CXIII. — Sur les explosions causées par lafarirw ou les poussières analogues.

A propos d’une Communication de M. Laurence Smyth sur une explosion produite dans un moulin à farine, M. Maumené a rappelé un fait semblable, cité dès 1785 par le comte de Morozzo, qui l’expliquait en admettant un mélange explosif formé par la farine et l’air, et, en outre, une absorption d’hydrogène carboné. M. Smyth donnait la première cause comme seule et unique, opinion qui semble tout à fait gé-

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