I. Calcaire pisolithique ou étage danien
On peut voir dans XHisioire des progrès de la Géologie, de d’Archiac (t. IV, p. ndg, i85i), comme on était divisé, en 1847 , sur la question de l’âge du calcaire pisolithique. Ëlie de Beaumont, seul de son avis, le considérait comme crétacé; d’Archiac, Deshayes, de Boissy, C. Prévost, M. Raulin, le plaçaient dans le terrain tertiaire. Il y avait donc là à résoudre une question importante, tant en raison des noms engagés, qu’à cause de l’incertitude qui en résultait pour une des principales lignes de démarcation des terrains.
En considérant ce dépôt comme crétacé, Éiie de Beaumont, d’a.près les listes de fossiles publiées par d’Archiac et Ch. d’Orbigny, croyait aussi que les Mollusques fossiles du calcaire pisolithique étaient les mêmes que ceux du calcaire grossier.
Tel était l’état de la question en 1847 . La Note sur le calcaire pisolithique (n” 2 ) a mis fin au débat, en montrant que ces fossiles étaient
complètement différents de ceux du calcaire grossier, et qu’ils se rapprochaient davantage de la faune crétacée.
Depuis lors, tous les géologues successivement ont mis ce dépôt à sa véritable place(').
En même temps, et dans des travaux ultérieurs (n" 3, 1848: n“ 8, 9, 17, 18, 19 et 22), j’ai découvert et décrit de nouveaux affleurements de ce terrain; j’ai fait voir que partout il renfermait les mêmes fossiles; j’ai montré qu’il appartenait i la même période que la craie de Maëstricht et que le calcaire à Baculites du Cotentin : en sorte que je puis dire qu’une notable partie de ce qui est connu sur cet étage du terrain crétacé, postérieur i la craie blanche de Meudon, est le résultat de mes recherches.
Elles ont établi que le calcaire pisolithique s’était déposé dans le bassin de Paris, sur une surface plus considérable que celle qu’occupe le calcaire grossier, mais que des dénudations puissantes n’en avaient laissé subsister que quelques lambeaux épars, presque tous adossés à la craie, et distribués sur le pourtour de la dépression crayeuse dont cette roehe avait nivelé les inégalités.
Ces lambeaux ont servi de jalons pour le tracé des anciens rivages du golfe pisolithique.
La Jig. 3 donne la forme de ce golfe dans la partie occidentale du bassin de Paris{n“ 115).
J’arrivais en même temps à prouver que la fin de la période secondaire avait été marquée par plusieurs oscillations du sol (exhaussements ou affaissements généraux), dans l’ordre suivant :
1° Exhaussement et émersion du bassin de Paris après le dépôt de la craie de Meudon;
Durcissement de la surface de cette craie, avant le dépôt du calcaire pisolithique, par suite de l’action des agents atmosphériques (craie dure à tubulures);
3° Affaissement et dénudation de la surface, formation de dépres-
4° Dépôt du calcaire pisolithique;
(') D’Aacnixe (lS5i), Bist. des progrès de la Géologie, l. IV, p. 199 Abrégé de Géologie, p. 497, etc.
d'Omaucs (i853),
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