TRAVAUX DE DISCUSSION
Les Cartes générales de l’océan Indien, publiées par Daussy, n’étaient plus au niveau des connaissances actuelles. Chargé, au Dépôt de la Marine, de la section des mers des Indes et de la Chine, l’auteur dut procéder à une refonte de ces Cartes. Il était nécessaire, pour cela, d’établir tout d'abord un ensemble homogène de positions géographiques, en s’aidant de tous les travaux originaux publiés et des nombreuses observations inédites que renferment les archives du Service hydrographique. La méthode employée est celle de Daussy, qui consiste à discuter séparément les différences de méridiens et à établir ainsi de proche en proche un réseau complet et homogène. Le télégraphe électrique a donné les longitudes de tous les points de l’ancien et du nouveau continent rapportés aux méridiens de l’Europe. Mais la chaîne n’est pas fermée, aucune détermination télégraphique n’ayant été faite entre les deux rives de l’océan Pacifique. Une discussion préliminaire des observations de culminations lunaires, faites en Asie et en Amérique par M. Fleuriais, montra qu’en employant les différences de longitude de cet observateur au lieu des longitudes absolues, la fer-
Géographie peut désirer. Le point de départ ainsi assuré, il ne restait qu’à fixer un certain nombre de méridiens fondamentaux auxquels on rapporta toutes les différences adoptées après discussion. Ce travail a amené à fixer 160 points avec toute la rigueur nécessaire pour que les erreurs qui les affectent encore ne soient pas sensibles sur les Cartes routières. Ce travail a été utilisé pour compléter et rectifier la Table des positions de la Connaissance des Temps; l’amiral Cloué le cita parmi les sources principales de ce Recueil ; les positions déterminées embrassent la vaste étendue de côtes qui va de Suez et du cap de Bonne-Espérance jusqu’au Japon et au grand Archipel d’Asie; elles ont servi à la refonte des Cartes de ces parages.
Les principes d’après lesquels ce genre de discussion doit être fait ont été résumés dans un Mémoire communiqué à la Société de Géographie et publié dans son Bulletin.
TRAVAUX DIDACTiaUES.
J,’au leur a exposé dans le Chapitre XIV du Traité d'Hydrographie de M. Germain la méthode des levés hydrographiques rapides telle qu’elle résultait de son expérience et des travaux antérieurs.
11 a complété ces notions en les étendant aux levés dans l’intérieur des terres : c’est l’objet du XI e Chapitre du Cours d'Astronomie pratique dont il sera question ci-après.