‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 14 sur 23 · LXXX.. — Maladies bacillaires de divers végétaux · texte numérisé non relu

LXXX.. — Maladies bacillaires de divers végétaux

Depuis 1890, époque où nous avons caractérisé la gangrène de la tige de la Pomme de terre et désigné le Bacille qui produit cette altération,

curvator, m’a fourni un exemple de structure plus compliquée. L’étude des premiers états de ces diverses galles montre que l’apparition de ces sortes de tumeurs est toujours précédée de la production par voie de cloisonnement, à l’intérieur des tissus normaux où elles prennent naissance, d’une sorte de tissu générateur particulier qui se forme sous l’influence de l’irritation produite par le dépôt de l’œuf de l’insecte, et s’organise ensuite en suivant une voie de développement spéciale et toute différente de celle des éléments normaux.

L’examen de la galle que cause la piqûre de l’Andricm curvator m’a permis d’analyser les conséquences de la blessure que tait l’insecte pour déposer sou œuf dans les tissus de la jeune feuille. Il convient en effet de distinguer les suites de la lésion mécanique qui produit comme toute autre lésion la formation d’un tissu cicatriciel destiné à combler la petite plaie, de l’irritation spécifique qui accompagne l’introduction de l’œuf, et qui est causée, vraisemblablement, par une goutte d’un liquide particulier que l’insecte verse dans la blessure. C’est à cette irritation spécifique qu’est due la formation du tissu générateur spécial, puis l’organisation, dans le voisi-

riences de l’Institut agronomique des grains de bié sains méiangés avec des grains nieiiés, j’ai opéré i’infection artiiicieiie des jeunes pieds de bié et pu suivre pas à pas, au printemps, ia formation des fleurs et ia pénétration des anguiiiuies entre ieurs organes naissants.

J’ai reconnu que ies vers ne s’introduisent pas dans ie tissu même du fond de la fleur, comme i’avait annoncé Davaine, et, d’autre part, qu’iis ne se giissent pas non pius dans ie pistii déjà' formé, comme i’avaient professé Ai. Braun et M. Haberiandt, mais qu’iis causent i’hypertrophie des étamines, qui se soudent et se transforment en une gaile creuse, ouverte d’abord au sommet, mais qui se referme pius tard au-dessus des petits parasites. C’est cette gaiie qui a été considérée à tort comme un pistii par ies auteurs aliemands.

La gaiie qui constitue ie grain nieiié a une structure simpie ; eiie ne contient pas d’amidon, mais ies ceiiuies de ia paroi interne de la cavité où sont logés les vers subissent une modification spéciale, elles se gonflent et se gélifient et peuvent ainsi servir à l’alimentation des anguiiiuies, qui, après être entrées dans la galle à l’état de larve, y prennent un grand développement, s’y transforment en animaux sexués et s’y multiplient.

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