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LXXXVI. — La maladie vermiculaire des Jacinthes

Journal de la Société d’Horticulturc, 3' série, t. III, 1881.

La culture des Jacinthes, qui a une importance si considérable pour les horticulteurs de la Hollande, est souvent compromise gravement par une maladie qui est depuis longtemps désignée dans ce pays sous le nom de (I maladie circulaire » (Ringziek), mais dont la nature et la cause étaient restées inconnues. Un savant allemand, qui a en ce qui touche les maladies des plantes une grande autorité, M. Sorauer, avait attribué il est vrai dans un mémoire spécialement consacré à cette question, la maladie circulaire des Jacinthes à la pénétration du mycélium du Pénicillium glaucum à l’intérieur des oignons, mais sans pouvoir rallier à son opinion les cultivateurs ni les savants hollandais.

Une maladie qui paraissait offrir les mêmes caractères que celle des Jacinthes de Hollande me tut signalée dans les cultures de Jacinthes romaines du midi de la France. J’en fis une étude attentive et je reconnus avec certitude qu’elle était due à l’envahissement du tissu de la plante vivante par des anguiiiuies qu’il convient de rapporter au genre Tylenchus de Bastian.

des Jacinthes : ils y produisent des taches et des marbrures jaunâtres en causant le dépérissement des cellules entre lesquelles ils serpentent. On trouve à la fois dans les feuilles encore vivantes des mâles, des femelles,, des œufs et des larves de toute taille. Plus tard quand les feuilles épuisées meurent, les anguillules se réunissent dans l’oignon où elles continuent â

vivre et â se multiplier, tout en entraînant toujours à leur suite la mort et la désorganisation des tissus. L’altération présente alors une grande analogie avec celle qui a été décrite sur les oignons de Hollande. Il était natu-

lières. Elles tallent beaucoup, tormeut de grosses touffes, mais, ne montent pas et ne donnent ni paille ni grain; la tige arrêtée dans son développement est renflée de façon que l’Avoine malade paraît bulbeuse. On lui donne le nom d’Avoine poireautée. La cause de cette maladie était inconnue des cultivateurs, ils l’attribuaient vaguement à la nature du sol.

J’ai reconnu que la partie renflée en bulbe de la tige et de la base des feuilles des plantes poireautées, était envahie par des myriades d’anguillules que l’on trouvait à tous les états de développement entre les cellules gonflées et à demi désagrégées des tissus.

Ces anguillules appartiennent au genre Tylenchus\ elles ressemblent beaucoup à celles que j’avais précédemment étudiées sur tes Jacinthes.

LXXXIX. — Les maladies vermiculaires des plantes cultivées et les Nématodes parasites qui les produisent.

J’ai dans ce mémoire exposé l’organisation et le mode de vie des anguillules vraiment parasites qui attaquent les plantes vivantes et causent des dommages souvent importants dans les cultures.

Me plaçant au point de vue de la façon dont elles attaquent les plantes et de la nature des lésions qu’elles y produisent, je les ai rapportées à quatre groupes que j’ai étudiés successivement;

1" Les anguillules qui pénètrent à l’intérieur des feuilles et des tiges et en causent la désorganisation. Telle est, par exemple, Tanguillule de l’Oignon.

2" Celles qui produisent des galles dans les fleurs des graminées et particulièrement celles du Blé.

Ces deux sortes d’anguillules appartiennent au genre Tylenchus.

3° Celles qui produisent des galles sur les racines do diverses plantes, et particulièrement sur celles du caféier.

4“ Celles qui attaquent les racines des Betteraves.

Ces deux dernières sortes d’anguillules appartiennent au genre Heterodera.

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