L’ANATOMIE ET LA PHYSIOLOGIE DE LA EAMILLE DES ORCHIDÉES
CVIII. — Observations sur la structure de l’embryon et le mode de germination de quelques Orchidées.
Bulletin de la Société botanique, il janvier 1891.
CIX. — Observations sur la germination du Miltonia spectabilis et de
diverses autres Orchidées.
ex. — Observations sur la germination et le développement d’une Orchidée (Angræcum maculatum).
Annales des Sciences’naturelles (Botanique), 4® série, t. V, 1856; avec 3 planches. Bulletin dé là Société botanique, 28 janvier 1856.
CXI. — Observations sur la structure et le mode de végétation du Coral- Bulletin de la Société botanique, 10 juillet 1857.
Bien que les Orchidées soient mises sans contestation au nombre des végétaux monoootylédonés, l’existence d’un cotylédon dans leur embryon
milieu de l’air et de la lumière une hampe pâle, décolorée, et toute chargée de fleurs, puis meurt épuisée par ce suprême effort.
La connaissance du mode de végétation du N. Nidm-am permet do comprendre pourquoi on n’a jamais pu cultiver cette plante. On a toujours transplanté des pieds en fleurs, c’est-â-dire des pieds qui allaient
CXIII. — Sur la coloration et le verdissement du Neottia Nidus-avis.
Comptes rendus de l’Académie des sciences, 23 juin 1873.
On sait que dans un certain nombre de feuilles qui ne semblent pas vertes, dans les variétés d’arbres â feuilles pourpre, par exemple, la chlo-, rophylle existe et est seulement masquée en partie par un liquide rouge, contenu dans les cellules. Le microscope permet de constater ce fait avec une grande facilité. Dans le Neottia Nidus-avis, il n’y a rien de pareil, le contenu liquide des cellules est incolore et la couleur brune de la plante est due à de nombreux corpuscules bruns dont la structure, la production et la transformation font le sujet principal de ce mémoire.
Le fait suivant, très inattendu, que j’ai constaté, a été l’occasion de cette étude et lui a donné un intérêt particulier ; quand on plonge la plante en fleur, et toute brune, dans l’eau bouillante ou dans l’alcool, on la voit presque immédiatement se colorer en vert et on reconnaît que cette coloration est bien due à de la chlorophylle. L’existence de cette matière est très facile à constater; elle se dissout dans l’alcool et la solution présente une fluorescence rouge très belle; en outre, quand on l’examine au spectroscope, elle montre des bandes d’absorption très déterminées et très caractéristiques. J'ai figuré, dans mon travail, le spectre de la chlorophylle du Neottia Nidus-avis. La présence de cette matière dans la plante verdie est donc hors de doute ; cependant, on n’en distingue pas la moindre trace dans la plante vivante; il convenait de chercher d’où elle vient, où et comment elle apparaît.
L’examen microscopique démontre que la coloration en brun du Neottia Nidus-avis est due â des corpuscules très allongés et aigus qui ont une forme cristalline. L’étude de ces petites paillettes m’a permis de reconnaître qu’elles sont de nature pi'otéique et analogues aux cristalloïdes qui ont été observés déjà dans les graines de diverses plantes. Ces corps offrent dans leur forme cristalline cette particularité que leurs angles sont variables; ils se montrent tantôt plus, tantôt moins aigus, leurs faces sont
que présentent les bulbes dans les divers genres de la tribu des Ophrydées, et je les ai rapportés à quatre types caractérisés par des différences notables dans le développement relatif de la portion du bulbe qui porte les petites feuilles qui composent le bourgeon terminal. J'ai ilistingué :
1" Les luttes d Ophri/s, ou le bourgeon terminal est au tond d'une dépression, et la première feuille adossée à la tige mère. C’est à ce type que se rapportent les bulbes non palmés d’Orchis, ceux des Ophrys, des Aeeras et des Loroglossum.
2” tes huttes de Gymnadenia, chez lesquels les feuilles du bourgeon ter-
fleurie sous forme d’écailles minces; elles s’épuisent et s’amincissent nd la tige se développe.
Cette organisation est tout à, fait exceptionnelle dans la famille des ;hidées : le bulbe du Codonorchis ressemble, en somme, plus à un non d’Amaryllidée qu’au bulbe d’un Pogonia ou d’une Ophrydée.