ÉTUDES SUR LA. FLORE FRANÇAISE
32. — Découverte de FUtricularia neglecta aux environs de' Paris.
[Bulletin de la Société botanique de France, 1855, t. Iï, p. 622.)
Cette plante a été trouvée par M. Bureau à Bellevue (Seine-et-Oise), dans des mares résultant de l’exploitation de la meulière. La flore des environs de Paris possède maintenant les quatre espèces d’ ütricularia connues en France, Les caractères de ces espèces sont donnés dans un tableau synoptique à la fin de là note.
33. — La géologie des environs de Fontainebleau, au point de vue de la géographie botanique.
{Bulletin de la Société botanique de France, 1881, t. XXVIII, session extraordinaire
L’auteur énumère les différentes formations des environs de Fontainebleau, en indiquant l’influence de chacune sur la végétation actuelle.
Dans l’étage éocène inférieur, les poudingues de Nemours portent une végétation siliçicole, tandis que l’argile plastique retient les eaux d’infiltration et détermine la présence de sources, d’une végétation plus fraîche et de plantes amies de l’humidité. Il n’est pas rare qu’elle soit décelée par un cordon de Peupliers. Dans l’éocène moyen, le calcaire de Saint-Ouen a sur la végétation une influence évidente : on peut observer très bien ce fait en face de Moret, sur le coteau du Loing, où ce calcaire, très dénudé, porte une série de plantes calcicoles. L’étage éocène supérieur n’a d’effet sur la répartition des végétaux que par les marnes supérieures au gypse. Ces marnes forment généralement, sur le versant des coteaux, un ni
fère tout à fait analogue à celui causé par la présence de l’argile plastique, mais plus net encore peut-être, parce qu’il contraste avec la sécheresse de la partie inférieure et calcaire et les grandes masses d’arbres des sommets sableux, qui sont toujours couverts de forêts. .
Le terrain miocène commence par le travertin de la Brie, qui est trop variable dans sa composition pouf avoir sur la végétation une action constante. Les sables et grès de Fontainebleau sont variables aussi; car tantôt ils contiennent du calcaire et tantôt en sont dépourvus ; mais les vallées qui les sillonnent, dirigées de l’est à l’ouest, ne recevant pas les vents du nord, et échauffées par les rayons du soleil, forment pour ainsi dire des serres naturelles, dans lesquelles trouvent un abri quelques espèces de plantes et d’insectes qui d’ordinaire ne se rencontrent pas dans des localités aussi septentrionales.
. La note se termine par une comparaison entre la végétation quaternaire des environs de Fontainebleau et la végétation actuelle.
34. — Note sur la découverte du Poa palustris L. en Bretagne.
(Bulletin de la Société botanique de France, 1866, t. XIII, p. 478 )
Le Poa palustris L. est une espèce répandue dans l’est de la France; elle paraissait jusqu’ici étrangère h la région occidentale de notre pays. L’auteur l’a trouvée très abondante sur les bords du Havre, petite rivière qui se jette dans la Loire à Oudon, près d’Ancenis (Loire-Inférieure). Elle y est représentée et par le type et par la forme pauciflore des lieux plus secs (.Poa serotina Gaud.).