SCR LA SÉRIE AROMATIOUE
la basicité de l’atomicité, c’est-à-dire de distinguer dans l’acide lactique son caractère acide et son caractère alcoolique. En préparant l’éther gallique mono-éthylique et en montrant que cet éther parfaitement neutre ne décompose pas les carbonates, j’ai fait voir que l’acide gallique est monobasique et tétratomique. 3’ai complété cette démonstration en préparant les dérivés bromes de l’acide gallique, qui, par l’action du brome en excès, ne fournit qu’un dérivé dibromé, provenant du remplacement des deux seuls atomes d’hydrogène existant dans le radical phénique de l’acide gallique. La formule de constitution de l’acide gallique a donc été établie dès cette époque, et l’éther gallique que j’avais ainsi préparé a été, depuis, la matière première de substances colorantes, analogues à la gallo-cyanine.
En comparant les réactions de l’acide orsellique et de l’acide gallique, qui, l’un et l’autre, donnent de l’acide carbonique et un phénol en se dédoublant, j’ai, de même, établi que l’acide orsellique, considéré jusqu’alors comme dibasique et triatomique, ne pouvait être que monobasique et triatomique, ce qui m’a permis d’établir cette loi de la basicité des acides ;
Toutes les fois qu'un corps neutre fixe les éléments de T acide carbonique, il donne un acide dont la basicité est égale ài,et l'atomicité égale à celle du corps neutre, plus i.
La théorie de M. Kékulé sur le noyau de la benzine et les chaînes latérales qui viennent s’y fixer, donna l’explication de quelques faits