__ Notice sur le Drepanornis Bruijni Oust
{Nouoelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle, 1893, 8* série, t. V, p. 295 et pl. 6.)
J’ai donné dans cette Notice une description très détaillée, accompagnée d’une planche en couleurs, de la belle espèce de Paradisier dont j’avais fait connaître successivement, dans les Notes précédentes, le jeune et l’adulte et qui habite la partie de la région septentrionale de la Nouvelle-Guinée comprise entre 136’ et 141° de longitude.
60. — Sur quelques Paradisiers remarquables de la Nouvelle-Guinée.
Grâce à l’acquisition faite par le Muséum de trois magnifiques spécimens de Paradisiers provenant des monts Yaour, situés au sud est
de la baie Geelwinck (Nouvelle-Guiiiéo septentrionale), j'ai pu compléter sur certains points la description publiée; quelques semaines auparavant, par M.le D' A.-B. Meyer, du Parotia Carolœ et du Pteridophora AlbeHi et donner une figure de cette dernière espèce, extrêmement remarquatiie par le développement, de chaque côté de la tête du mâle, (le deux très longues plumes dont les tigessont garnies, d’un côté seulement, de barbes soudées en de petites lamelles cornées, déformé quacîrangulaire et séparées par-des incisions.
61. — Note sur quelques Gallinacés récemment acquis par le Muséum d'IJistoire naturelle.
(Bulletin du Muséum d’HOstoire naturelle, 18!», t. Il, n* 3, p. 88et La Nature, 1895, S3eanni-e, n‘ 1148, p. 7 et sùiv. (avec flgures).
Résumé des caractères distinctifs et des données que l’on possède sur l’habitat des espèctis suivantes : Epimachus Meqeri, Asirarchia Slephanœ, Parotia Ldlcesi, P. Carolm, Pteridophora Alherti, Lophorhina superbatA AmbliJOrnis itiornàta.
6'3. — Note sur deux spécimens de Paradisornis Budolphi récemment acquis par le Muséum d'Histoire naturelle.
tBulletin du Muséum d’HUtoire naturelle, 1896, t. II, n» 8, p. 370.)
D’après ro.xamon de deux Paradisiers acquis par le Muséum, j’ai pu rectifier, à certains égards, la description, accompagnée d’une figure, du Paradisornis Rudolphi, publiée dans Y Ibis en 1886.
63. — Description d’une nouvelle espèce de Casoar (üasuarius Edwardsi). (Procedinrjs o! the Zoological Society of London, 1878, p. 389 et pl. 91.)
64. — Obseroations nouvelles sur les Oiseaux coureurs de la Papouasie, (.Bulletin de l'Association scientijlque de France, 1878, n* 339, p. 349, 3 mars 1878.)
^ Après avoir passé rapidement en revue les espèces d’Eineus et de Casoars décrites par les auteurs, j’ai donné uiie diagnose sommaire
d un Casoai' tué à Wai'busi, au fond de la baie Geelwinck (Nouvelle- Guinée) , et je 1 ai rapporté à une espèce nouvelle, Casuarms Salvadorti.
65. - Description d'une nouvelle espèce de Casoûr dé Vile Jobi. (Cotnpfes-rendas des séances de la Société phitomalMi/Ue de Paris, 18931 n“ 9; sSahoS du
Cette espèce, que j’ai désignée sous le nom de Casaarias LaglaiM, et dont j’ai donné ailleurs une figure coloriée, est bien distincte du Casuarms occipitalisS alvadori- .découvert précédemment dans la même île, située, comme l’on sait, à l’entrée de la baie Geelwinck (Nouvelle-Guinée septentrionale).
66. — Note sur l'Emeu noir {Dromæus aler V.) de Vile Dccr'es {Australie). (Eu commun av»c M. A. MilUe Edwards), Balletin du Muséum, 1899, n» 5, p. ‘106 (avec fig.)
Dans le ménioire que nous avons consacré, en 1893, M. A. Milne Edwards et moi, à l’étude de quelques espèces d’üiseaux actuellement éteintes, mais dont il existe encore des exemplaires dans les collections du Muséum d’Mistoire Naturelle, nous avions fait allusion à trois croquis inédits de Lesueur, qui appartiennent à la Bibliothèque du Muséum et qui représentent l’Emeu noir {ûromceas ater Vieillot), de l’île Decrès, dans diverses altitudes. Dans la Note insérée dans le Ihdletin du Muséum, en 1899, nous avons donné une reproduction d’un de ces croquis et montré qu’il indique parfaitement les différenoes que présente la tête de l'Emeu noir, par rapport à celle de l’Emeu ordinaire {Dromæus Nocæ-HoUandiai). En outre, nous avons jugé intéressant de publier, m extenso, une pièce curieuse que nous avons trouvée dans les documents que M. Lennier, directeur du Muséum du Havre, a bien voulu nous communiquer, à savoir le questionnaire relatifà l’Emeunoir, rédigé par Péron, avec les réponses faites par le chef d’une petite troupe de pêcheurs anglais qui s’était établie sur l’île King.
En indiquant les caractères essentiels de cette espèce de Perruche, originaire de la Nouvelle-Calédonie et dont le seul exemplaire connu appartient au Muséum d’Histoire Naturelle, j’ai montré que le Psitteuteles diadema (ou mieux Ps. diadematus) ne pouvait être maintenu dansle ge.nreoù Verroaux etDes Murs l’avaient placé et ne se rapportait pas non plus au geni'e Glossopsittacu. auquel M: le comte T. Salvador! avait cru pouvoir l’attribuer. L’Oiseau devra plutôt être placé dans un genre particulier de la famille des Trichoglossidés, entre les Gtossopsittacus d’Australie et les Charmostjna de la Nouvelle-Guinée. Il occupe ainsi, de la sorte, dans la série zoologique une position correspondant assez bien à son habitat.
(i8. — Sur le genre Pachycephala
•Un de la Société philomathique Je PjisJSlâ, 6- série, t. XI, p. 91, séance du
J’ai fait une révision sommaire des espèces du genre Pachycephala (Laniidés) que l’on connaissait en 1875 et établi la synonymie de quelques-unes d’entre elles, puis J’ai fai; connaître, sous le nom de Pachyceplala Danilcorensis,nn(ms'pèae qui avait échappé à l’attention des naturalistes et dont le type a ôté rapporté, on 1829, de l’île Vanikoro, par Quoy et Gaimard, naturalistes attachés k l’expédition de l’^,?-
69, —Sur différente Oiseaux de Vile Saint-Paul.
[BuUeün de la Société philomathique^de Paris, 1875, 6« série, t. XI, p. 73, séunce du
Dans cette Note, j’ai passé rapidement en revue les Oiseaux qui venaient d’être rapportés de l’île Saint-Paul par les naturalistes attachés -k l’expédition astronomique, chargée d’observer le passage de Vénus sur le Soleil.
Quoique la faune ornithologique clos îles Seychelles (ou Séchellesj eût déjà été étudiée, on 1867 et 1874, par Sir Edwan.d Newton et par M. le professeur Peroeval Wright, dont les observations ont été reproduites par M. Je D' G. Hnrtlaub dans son ouvrage sur les Oi.seaux de Madagascar, j’ai pu faire, sur différents types de ce petit archipel, des remarques qui ne paraissent présenter un certain intérêt, grâce aux nombreux matériaux que j’ai eus entre les mains. Ces matériaux provenaient de deux sources ; les uns avaient été rapportés au Muséum en 1875 par M. de l’Lsle, naturaliste attaché à l’expédition astronomique du passage de Vénus, les autres, beaucoup plus considérables, avaient été recueillis, à la même époque, par M. Lantz, alors directeur du musée de la Réunion. J’ai eu ainsi entre les mains plus de 600 spécimens d’Oiseaux, parmi lesquels j’ai pu constater la présence de 9 espèces, qui n’avaient pas été signalées par mes devanciers, et dont la plus remarquable est une sorte de Fauvette à longue queue que j’ai nommée Ellisia sechellensis.
Malgré l’addition de ces neuf espèces, la faune ornithologique des Seychelles reste très pauvre puisque, déduction faite de quelques Oiseaux introduits à une date plus ou moins reculée, elle ne comprend que 43 ou 44 espèces, savoii’ : 14 espèces terrestres, 14 espèces de rivage et 14 ou 15 espèces pélagionnes. Encore les Oiseaux de ces deux dernières catégories ne sont-ils point particuliers aux Seychelles et de la première faut-il défalquer le Coucou chanteur qui a été trouvé, d’ailleurs, dans diverses contrées en dehors de l’Europe, de telle sorte que, en fin de compte, 13 espèces seulement peuvent être considérées comme indigènes.
J’ai montré que, parmi oelle.s-oi, il y avait un Soui-Manga (Necta/'inia Dussumieri) de physionomie africaine, une Perruche {Palœornü Wardi)ot trois Passereaux (Tchitrea corvina, Vopsychus sechellarum et Byysipclcs crassirostru' ayant des affinités avec des Perruches et des Passereaux de la région indo-malaise, un autre Perroquet (Coracopsis Barhlyi) une Cressercllo (Tinnunculus gracilis), deux ZosteropsfZosierops mjdes/a et Z. semi/lava) etuneFauvette uaiisia secltcUensis) appartenant à un groupe de formes qui peuvent être considérées comme spéciales à la région qui comprend Madagascar, les îles Mascareignes
et leurs satellites. Il ré.sulte donc de mes observation.s que la faune ornithologique des Seychelles, tout en se rattachant par des liens assez intimes à la faune de Madagascar et des îles Mascareignes, a, comme celles-ci, des affinités bien plutôt avec la faune indo-malaise qu’avec la faune africaine.