Observations sur les Uégapodes
d'un Mémoire lu devant l’Académie rendus de l’Académie des ;
— Comptes-
Après avoir indiqué brièvementles caractères distinctifs, les mœurs, le mode de propagation et la distribution géogrnpliique des Mégapodiidés, j’ai fait connaître une des espèces auxquelles j’ai fait allusion ci-dessus le Talegallus Bruijni qui constitue le type du sous-genre Æpypodius.
3. — Observations sur le groupe des Ibis et description de deux espèces nouvelles.
(Nouvelles Archives du Mméum d'Hisioire naturelle, 1878, Si- série, 1.1, n. 167 et pis. 6 et 7.)
Dans ce mémoire, j’ai discuté la place que doivent occuper les Ibis dans l’ordre des Echassiers et la valeurs des subdivisions que le prince Ch.-L. Bonaparte, Schlegel et Gray ont établies dans l’ancien genre Ibis. J’ai proposé une classification nouvelle de la famille des Tanialidœ et on particulier de la tribu des Ibidinœ en- ré.sumant dans un tableau dichotomique les caractères extérieurs .des; diverses qxpèçes qui, dèseette époque, se trouvaient représentées, k une ou deux exceptions près, dans les galeries du Muséum. Enfin, j’ai donné;des descriptions, accompagnées de figures coloriées, de deux espèces remarquables dont j’avais précédemment publié la diagnose. Ibis giggntea 6ilbis Harmandi. -
A. — Catalogue sommaire des Oiseaux de l’ordre des Brévipennes qui figurent dans les Galeries du Muséum. , ' '
(Nouvelles Archives du Muséum d'Hisioire naturelle, 1896, 3* série, t. VIII, 2» lasoioule.
Dix-sept espèces figurent dans ce Catalogue, avç.o l’indiçàtion' dos provenances des exemplaires, par lesquels elles sont rcprésentée.s ; mais je n’ai cru devoir donner dos descriptions accompagnées de planches coloriées que de deux Casoars de l’île Jobi, Casuarius occi-
pitalis et C. Laglaizei dont j’avais donné la diagnose quelque temps auparavant.
5, iVote sur une particularité de conformation de la patte des Manchots.
(Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1900, n" 6, p. 218.)
Dans cette Notice, j’ai commencé par établir la synonymie de deux espèces de Manchots décrites et figurées par Sonnerat et dont j’ai retrouvé, dans la liasse des documents provenant de Comraerson conservés à la Bibliothèque du Muséum, les dessins originaux exécutés probablement par Jossigny qui fut attaché à l’expédition de Bougainville et qui fut l’un des collaborateurs de Commerson. J’ai montré comment Sonnerat avait pu être conduit à commettre l’erreur d’attribuer ces Oiseaux à la faune papouane et à donner les noms, de Manchot papou et de Manchot de ta Nouvelle-Guinée à des Oiseaux originaires des îles Falkland ou Malouines.
A propos du Manchot papou fPy.ÿosceilîsjîaj.iMa ou P. tæniata, dont le Muséum venait précisément d’acquérir uu spécimen en chair, j’ai indiqué ensuite, et c’est là sans doute le point le plus intéressant de ma Notice, l’existence dans cette espèce d’une disposition particulière do la patte que j’ai retrouvée ensuite, plus ou moins développée, chez beaucoup d autres Manchots. Voici en quoi consiste cette particularité : les Manchots en général n’ont pas seulement, comme les Palmipèdes ordinaires, Oies, Canards, Mouettes, etc., les trois doigts antérieurs réunis par une membrane ; ils offrent, pour la plupart, le long du doigt interne, une membrane supplémentaire qui, chez le Manchot papou, forme un lobe arrondi. Cette membrane s affaisse et se raccornit après la mort, et ceci nous explique comment la plupart des naturalistes n’ont pas aperçu cette disposition qui offre un certain intérêt au point ae vue morphologine. La membrane qui borde le doigt interne paraît, en effet, représenter une portion de la membrane, beaucoup plus développée, qui rattache le pouce au second doigt chez lesStéganopodes ou Totipalmes que Parker, Beddard et d’autres anatomistes rapprochent dos Manchots ou Impennes, d’après des considérations tirées de l’étude du squelette.
(i. — Rapport sur la bioloyie des Oiseaux.
Ayant été chargé, parle Comitéd organisation du deuxième Congrès ornithologique international, de présenter àcc Congrès, réuni ii Budapest, un rapport sur la biologie des Oiseaux, je n’ai pu songer, un seul instant, à condenser en quelques pages tout ce qui a été écrit depuis un siècle, en France et à l’étranger, sur les mues, les variations de plumage, la propagation, le régime, les mceurs et les instincts de milliers et de milliers d’espèces. J’ai donc laissé de côté toutes lesnotions dûment acquises et j’ai insisté seulement sur les côtés de la vie de.s Oiseau.x qui, ii ma connai-ssance, n’avaient pas été suffi.samment étudiés. Ainsi limité, mon travail a été, je crois, d’une certaine utilité par les discussions qu’il a soulevées au sein du Congrès et par les recherches qu’il a provoquées. J’ai montré d’abord que si nous possédons des descriptions et des figures des poussins de la plupart des Oiseaux d’Europe, nous sommes loin d’ètre aussi avancés pour ce qui concerne les poussins des Oiseaux exotiques, de telle sorte qu’il est impossible encore d’établir des règles générales-sur la nature et la coloration du premier vêtement dans telle ou telle famille ornithologique, sur les relations entre la livrée du premier âge et celle de l'adulte, sur les rapports entre l’abondance du duvet et les conditions dans lesquelles le poussin se trouve placé après sa naissance. J’ai montré que nous ignorions en particulier pourquoi les Albatros et certains Pulfins avaient un développement a,us3i tardif et comment ils étaient nourris pendant les longs mois où ils restent dans le voisinage du nid.
J’ai insisté sur la néce,ssité de faire des observations complètes sur la manière dont s’effectuent les mues chez les Oiseaux des différents groupes et sur les modifications qui s’opèrent parfois à. certaines saisons, non seulement dans la coloration, mais dans la nature du plumage, et de rechercher à quelles causes il convient d’attribuer les différences que l’on remarque entre là livrée du printemps etcelle d’hiver, entre le costume du mâle et celui de la femelle.
On possède maintenant des données assez précises sur les conditions d’évolution des plumes, leur structure et sur leur pigmentation ; mais on ignore d’où proviennent certaines .substances minérales, tellesque le cuivre, dont on a découvert la présence dans le plumage de quelques
Oiseaux (Touracos) ; on no sait pas non plus comment se produit la suppression ou la modification du pigment qui détermine l’albinisme ou le flavisme. Enfin on ne connaît pas bien les causes et les raisons du dimorphisme sexuel chez les Oiseaux, dimorphisme qui est si tranché chez les Paradisiers. J’ai discuté à ce propos les hypothèses émises par Darwin, Wallace et Stolzmann.
D'autre part, j’ai signalé l’intérêt que présenterait l’étude des variations que l’on observe dans le mode de construction des nids, non seulement d’une espèce à l’autre, mais dans la même espèce et les rapports que peuvent avoir ces variations avec la durée de l’incubation et le développement des jeunes.
J’ai rappelé que les causes de ces anomalies de mœurs qu’on observe chez la plupart des Coucous et chez les Molothrus américains restaient encore obscurs et j’ai résumé brièvement les explications qui avaient été proposées.
Enfin j’ai fait voir qu’il restait encore dc-s lacunes considérables dans l’état de nos connaissances relativement au régime de la plupart des Oiseaux, à leui's habitudes particulières, aux causes déterminantes de leurs migrations régulières ou de leurs déplacements accidentels, au sens do ces migrations, à la vite.sse du vol dans les différentes espèces, ti la durée de l’incubation, à la longévité, au développement des sens, au mécanisme du chant, etc.
J ai ôté heureux do voir que, depuis la publication de mon Rapport, quelques-unes des questions que j’avais posées ont été en partie résolues.
7. — Noies et reoxarques sur le Mémoire inlilulé : Obsereations sur le régime alimentaire des Oiseaux, par feu Florent Prévost.
(Omis, Bulletin du Comité ornithologiq^ international, 1800, t. IX, n“ 3, publié en mai
Ayant trouvé dans les archives du Laboratoire de Zoologie (Mammifères et Oiseaux) une série de tableaux imprimés et manuscrits dans lesquels un de mes prédécesseurs au Muséum, Florent Prévost avait consigné les observations qu’il avait faites sur le contenu do l’estomac d’un grand nombre d’Oiseaux indigènes, j’ai cru devoir publier m extenso cos documents dont il n’avait été donné qu’un très court résumé dans le Bulletin de la Société d’Acclimatation, en 1858, otjeles ai fait suivre d’un assez long commentaire où j’ai comparé les ob-
servations do F. Prévost avec celles qui ont été publiées récemment en Franco et on Allemagne.
J’ai reconnu, que clans beaucoup de cas, il y avait une concordance complète do telle sorte que nous étions définitivement fixés sur le régime de certaines espèces, et j’ai montré l’intérét qu’il y aurait à poursuivre dos rcolierones dans ce sens, on vue d’établir, d’après des données rigoureusement scientifiques, le.s listes d’Oiseaux utiles ou nuisibles à l’agriculture