‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 2 sur 17 · CRISTALLOGRAPHIE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

CRISTALLOGRAPHIE PHYSIQUE

' Le Tome second (<) de mon Traité de Cristallographie comprend l’étude des propriétés physiques des corps dans leur rapport avec la structure cristalline. J’y ai exposé l’état de la Science au moment de sa publication (1884) et j’y ai résumé un certain nombre de Mémoires que j’avais publiés antérieurement. J’indiquerai ici ce que je crois être nouveau dans cet Ouvrage.

Parmi les propriétés physiques qui sont en rapport avec la structure cristalline, on peut distinguer deux groupes principaux :

i° Celles dans lesquelles la surface ou les actions exercées sur la surface jouent un rôle;

2 0 Celles qui sont indépendantes de la surface.

Le premier groupe comprend la dureté; les figures développées sur la surface cristalline par des actions chimiques faibles (figures de corrosion); la piézo- et la pyro-électricité; etc.

Tous ces phénomènes sont régis par des lois de symétrie que j’ai formulées avec netteté.

Dureté. — En ce qui concerne les variations de la dureté avec l’orientation des faces cristallines, comme avec la direction et même avec chacun des deux sens de la direction suivant laquelle oii provoque la rayure, j’ai montré que, pour les expliquer, il suffit de considérer que la rayure se produit au moment précis où les vibrations superficielles qu’engendre le frottement deviennent assez intenses pour entraîner une désagrégation. On en conclut aisément que la dureté est inversement proportionnelle au éoefficiertt de frottement. Ce coefficient est lui-même d’autant plus grand que les molécules cristallines tendent plus énergiquement à s’opposer au mouvement du corps frottant. C’est ainsi, par exemple, que la dureté est minima sur un plan de clivage qui est, on le sait, un plan de densité moléculaire maxima.

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