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(En collaboration avec A. Milne-Edwards). - Sur les Paguriens lellus, H. Milne-Edwards. — Bull, de la Soc. Philomath, de Paris, . 66-70; 1890.

— (En collaboration avec A. Milne-Edwards). — Observati»

guriens recueillis par les expéditions françaises an. — Ann. des Sc. nat., Zool., sér. 7, t. xm, p. 1

des grandes profondeurs (Parapagurus pilosimanus). — Congrès international de zoologie de Moscou, i re partie, p. i-i 5; 1892.

123. — (En collaboration avec A. Milne-Edwards.) — Crustacés nouveau* provenant des campagnes dii Travailleur et du Talisman. — Bull, du Muséum, p. 337-341 et 364-367 (1897); p. 32-35 , 75-77, i 5 i-i 54, 183-iqo, 234-238 (1898).

124. — (En collaboration avec A. Milne-Edwards). — Expéditions scientifiques du Travailleur et du Talisman. Crustacés décapodes ; / re partie. Brachyures et Anomoures. In-4° de 396 pages et 32 planches. 1900.

Il est difficile de résumer en quelques pages les nombreuses observations consignées dans les mémoires précédents et surtout dans le dernier. Il me suffira de rappeler ici quelques-unes des plus importantes, quitte à renvoyer le lecteur aux documents originaux et à la riche collection de figures qui les accompagnent.

Tous les groupes de Brachyures et d’Anomoures ne sont pas également

D une manière générale on peut dire que les premiers y sont beaucoup plus rares que les seconds, mais en ayant soin d’ajouter que cette observation ne s’applique nullement à toutes les familles des deux sous-ordres ; on verra plus loin, èn effet, que certains Crabes, tels que les Sténorhynques et les Dorippidés sont communs dans les profondeurs, tandis que les Anomoures de la famille des Hippidés ne s’éloignent guère de la région littorale.

Brachyures. — On sait que les Brachyures se divisent en deux grands groupes : les Dromiacés ou Crabes primitifs et les Brachyures vrais ou Crabes proprement dits ; on sait aussi que Milne-Edwards a réparti ces derniers dans quatre sections : les Oxystomes, les Cyclométopes, les Catométopes et les Oxyrhynques. Or il résulte de toutes les recherches abyssales que les Dromiacés présentent une grande variété de forme dans les profondeurs, que les Oxystomes, surtout les plus primitifs (Dorippidés), y sont également très nombreux, tandis que les autres Crabes restent pour la plupart localisés près de la surface, à l’exception de quelques Cyclométopes et d’un nombre plus grand d’Oxyrhynques

Parmi les Dromiacés abyssaux découverts par les expéditions françaises, il faut citer au premier rang, pour l’intérêt scientifique, la Dicranodromia Mahyeuxi et la Dynomene Filholi. Ces deux espèces se font remarquer entre toutes par leurs affinités avec les Homards, qui sont très évidentes ; la première représente dans notre région la Dicranodromia ovata des Antilles ; la seconde se trouve être jusqu’ici la seule Dynomene de l’Atlantique, mais comme elle se rapproche étroitement des Dynomene californiennes, il y a quelque raison de croire que des espèces fort voisines se trouvent quelque part dans les mers caraïbes et en-deçà. A côté de ces types cancériens très primitifs, on trouve dans les collections du Travailleur et du Talisman, des formes à évolution très avancée, entre autres l’élégant Homologenus rostratus, que le Blake avait capturé dans le Golfe du Mexique.

les Ethusina sont assez variées dans les deux régions, et le genre Dorippé, qui est un des types les plus différenciés de la famille, ne paraît se trouver que dans la nôtre. On sait en effet (106) que les mers caraïbes sont le contre d'origine et de dispersion de la famille; à mesure qu’on s’en éloigne, les Dorripidés deviennent moins nombreux et sont représentés par des formes plus éloignées des espèces primitives. Les autres Oxystomes de l’Atlantique oriental appartiennent pour la plupart à la famille des Leucosiidés, surtout aux genres Ebalia et Merocryptus. Ces Crabes sont presque tous beaucoup moins abyssaux que les précédents ; ils offrent, en conséquence, des variations beaucoup plus’ grandes et parfois, des exemples de mimétisme bien caractérisés. Nous avons étudié avec un soin extrême les 9 espèces d’Ebalies de nos régions et, grâce aux types du Muséum, rectifié leur synonymie qui était singulièrement confuse.

Les Cyclométopes réellement abyssaux sont fort rares dans l’Atlantique oriental, et représentés presque tous par des espèces du genre Geryon, qui établissent le passage aux Catométopes. Nous avons étudié beaucoup d’autres Crabes de ces deux groupes, mais ils habitent la zone sublittorale et, quoique

penteri et le Lispognathus Thomsoni son communs dans les profondeurs de nos régions et frappèrent beaucoup les zoologistes anglais qui en firent la découverte ; la première de ces espèces se rattache étroitement aux Anamathies américaines et la seconde au Lispognathus furcillatus de la Mer des Antilles. Les Stenorhynchus abondent dans l’Atlantique oriental et, contrairement à ce que l’on croyait jusqu’alors, se répandent très loin dans les profondeurs où nous en avons signalé trois espèces nouvelles. Ils sont à tous égards fort voisins des Achœus. et se relient à ce dernier genre par une èspèce rarissime, 1 ’Achœus cursor, que le Travailleur a découvert dans la région des Canaries.

Paguridés, les Galathéidés, les Hippidés. Les Hippidés sont des animaux fouisseurs qui se tiennent tous dans la zone littorale, tandis que les Pâguridés, et plus encore les Galathéidés, pullulent dans les abysses. Ces deux dernières familles'occupent donc une-très large place dans notre travail ; la première, par contré, n’ÿ aurait

Maroc, une espèce nouvelle très intéressante, VAlbunea elegans, qui offre des affinités avec, les Blepharopodes (ify, 148) et se rapproche ainsi des formes primitives de la famille.

On n’a pas trouvé jusqu’ici, dans l’Atlantique oriental, les Pagüridés primitifs et encore symétriques que le Blake a découverts dans la mer des Antilles, mais les Sympagurus y abondent, et surtout les Eupaguriens. dont les mâles sont munis de tubes sexuels. Ges derniers sont essentiellement représentés dans la région caraïbe par les Catapagurus et les Spiropagurus, dans l’Atlantique oriental par de nombreux Anapagurus, et par les deux genres nouveaux Nematopagurus et Catapaguroides, Ge dernier genre représente dans nos régidns lés Catapagurus américains, il se répand dans la Méditerranée (139), et conduit ; âux Cestopagurus

bathymétriques n’exercent aucune influence sur cette espèce qui s’étend, comme

on sait, depuis les niveaux de 5oo mètres de profondeur jusqu’à plus de

Les Eupaguriens cancériformes ont pour représentants, dans les abysses de l’Atlantique oriental, deux espèces de Lithodes ( L . ferox, L. Talismani) et une espèce à évolution avancée, la curieuse Rhinolittiodes biscqyensis. J’ai montré dans un autre travail (96) que ces Lithodinés abyssaux proviennent, par migration, du Pacifique septentrional, et qu’ils ont gagné l’Atlantique en suivant les profondeurs polaires au nord du continent américain.

Dans la tribu des Mixtopaguriens, je me contenterai de signaler là découverte du Cancçllus Parfaiti (voir fig. 24» P- 34), curieuse espèce qui s’abrite

dans des cavités régulières et qui retrouve ainsi, partiellement du moins, une symétrie abdominale que ses ancêtres avaient perdue. Par ses habitudes, par sa forme générale et par les modifications de ses pinces qui se transforment en opercules, cette espèce ressemble étrangement au Pylocheles Agassizi des Antilles ; mais cette convergence est toute superficielle, car les Pylocheles (voir fig. u5, p. 34) sont des Paguriens très primitifs et réellement symétriques, tandis que les Cancellus se distinguent par leur différenciation très accentuée et par l’atrophie complète des cinq fausses pattes du côté droit de leur abdomen.

J’ajouterai que la découverte du Cancellus Parfaiti nous a permis de fixer,

qui tient à la fois du G. œquabilis et du C.- misanthropüs ;; enfin une très joli$ espèce, le Clibanarius Melitai, qui présente quelques ressemblances avec le C. cruentatus. Nous avons pu, en outre, fixer la position générique de certaines espèces jusqu’alors très peu connues; c’est ainsi que le Pagurus granulaius a dû être rangé parmi les Petrockiras et constitue, avec les deux espèces américaines, la troisième forme de ce genre peu étendu; c’est ainsi encore que le Pagure orné, que l’on considérait comme u n Clibanarius, a dû être rangé dans le genre Calcinus.

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