En Vers à soie euro p
169. — (En collaboration avec M. Delacroix). Note sur un entomophage parasite des vers à soie européens. — Comptes-rendué de la Soc. Philomath, de Paris, 22 juillet 1893, p. 2-4.
parasite des Vers à soie europeens - - ibia -’ 28 ° c,obre
On sait que les magnaneries du Japon sont fréquemment ravagées par une mouche, Y Udschymia sericaria, dont les larves entomophages se développent
Nous avons observé, M. Delcroix et moi, une maladie analogue dans des cultures que nous avions entreprises au laboratoire de M. Prillieux, à l’Institut agronomique ; la mortalité atteignit jusqu’à 70 <y°* .L’insecte parasite était une autre mouche, la Doria meditabunda , dont les larves entomophages empêchaient les Vers à soie de filer complètement leur cocon. Après avoir tué leur hôte, les larves se transformaient en pupes, puis devenaient des mouches qui bourdonnaient dans l’enveloppe tissée par leur victime et finissaient par y mourir.
Il était peu probable que cette mouche fût un parasite normal du Ver à soie, car pareille maladie n’avait jamais été constatée en Europe. Mais dans la serre où se faisait notre élevage se trouvaient des chenilles d’un Papillon, YAcronycta Psi, elles-mêmes attaquées toutes par des larves entomophages. Ces dernières furent élevées, et à l’éclosion nous trouvâmes qu’elles appartenaient à la même mouche que celle du Ver à soie, la Doria meditabunda.
de l’Acad, des
■ Un câble télégraphique attaqué par ] îs Sciences, t, cxxm, p. 429-430. *
Cette
par les Termites.
musculus, des papilles qui s’enfoncent dans l’épiderme, assez loin pour se rapprocher beaucoup de la couche cornée.
couche épithéliale ne présentait rien de particulier et les lames dermiques, très régulièrement disposées, ne montraient aucune trace de papilles. Ces lames étaient formées par un réseau conjonctif très fin qui se prolongeait dans le lard sous-jacent, et y formait des faisceaux d’autant plus gros qu’on se rapprochait davantage de la couche profonde ; des cellules conjonctives fusiformes, (corps fibro-plastiques), parfaitement nucléées, se trouvaient en assez grand nombre appliquées sur les faisceaux. Les cellules remplies de graisse n’existaient ni dans les lames, ni dans la couche dermique immédiatement sous-jacente, mais on les trouvait nombreuses dans les couches plus profondes du derme. Des vaisseaux se trouvaient disséminés dans le lard et pénétraient jusque dans les papilles. Le derme tout entier était occupé par un réseau formé de fibres étroitement anastomosées ; dans les lames, les fibres étaient fines, mais elles prenaient au-dessous des dimensions plus considérables, et plus bas encore se fusionnaient par endroits pour former de grands nodules élastiques absolument semblables à ceux qui ont été signalés par M. Ranvier dans le tissu des artères et dans
Plexus artériels. — Afin de pouvoir rester très longtemps sous l’eau sans vénir respirer à la surface, les Cétacés possèdent des réservoirs artériels plexiformes constitués par des vaisseaux ténus, circonvolutionnés, enchevêtrés en tous sens et presque isodiamétriques ; plus ces plexus sont abondants, plus l’adaptation à la vie aquatique est parfaite, aussi peut-on se servir de leurs variations pour déterminer les affinités plus ou moins éloignées que les divers Cétacés présentent avec les formes terrestres.
De tous ces réservoirs artériels, les plus importants sont les plexus thoraciques, qui sont situés sur la face dorsale de la chambre respiratoire, entre la plèvre et les muscles intercostaux. Ils ne sont bien connus que dans un très petit nombre d’espèces, et l’un des côtés les plus originaux de mon travail a été de les décrire complètement dans deux Cétacés, le Dauphin commun et la Balénoptère à rostre. Le plexus thoracique du Dauphin est infiniment plus développé que celui de la Balénoptère , ce qui indique une adaptation plus parfaite à la vie aquatique.
Les plexus génitaux sont également bien développés chez les Cétacés; j’ai pu les étudier d’une manière assez complète dans une femelle de Dauphin
Le plexus génital de la femelle du Dauphin est formé par lés artères génitales et situé dans le ligament large. Celui du Marsouin mâle a pour origine l’artère spermatique. Ce vaisseau naît de l’aorte dorsale par un très grand nombre d’artérioles qui circulent dans le ligament péritonéal ; ces artérioles se dirigent du côté externe, deviennent sinueuses, se ramifient abondamment; et constituent
postérieur, le plexus devient très épais, réunit ses branches et finalement forme deux vaisseaux qui débouchent bientôt Vun dans Vautre pour constituer l'artèn spermatique. Nous avons donc ici l’exemple, pour le moins très rare, d’un vais
comme à son extrémité.
Plexus et sinus veineux. — L’existence de vastes réservoirs artériels impliqui presque nécessairement l’existence de réservoirs veineux. Ces réservoirs son représentés, chez tous les Cétacés, par un certain nombre de plexus et de sinu.
Les plexus veineux des Cétacés sont principalement développés dans h partie postérieure de la chambre abdominale, où ils forment deux groupes super
Les principaux sinus vemeu»
inférieure qui occupe un volume éi hépatiques qui sont formés par d<
ne au-dessous du diaphra.
LStes dilatations des tron
à l’intérieur même du foie. Le premier sinus est constant chez tous les Mammifères adaptés à la vie aquatique, et j’ai pu l’étudier à plusieurs reprises dans le Rat d’eau, le Phoque et l’Otarie ; mais les sinus hépatiques, n’ont été signalés que dans le Dauphin, et j’ai cru faire œuvre utile en les faisant connaître dans le Dauphin, dans le Marsouin et dans la Balénoptère à rostre, où ils sont d’ailleurs beaucoup moins développés. Ce dernier fait sert à prouver,, une fois de plus, que les Mysticètes ne sont pas aussi bien adaptés que les Cétodontes à l'existence aquatique.
13,5. — Quelques caractères anatomiques de V Hypêroodon rostratus. — Comptes rendus de l’Acad. des Sciences, t. exm, p. 563-565 ; 1891.
176. — Observations anatomiques sur l’Hypêroodon rostratus Lilljeborg. — Ann. des Sc. nat., Zool.,. sér. 7, t. un, p. 259-320 pl. 7 et 8 ; 1892.
133. — Sur un échouement d’Hypéroodon à l’entrée de la haie de Carentan. — Comptes rendus de la Soc. de Biologie, sér. 9, t, iv, p. 835-838; 1892.
Anatomie de VHypéroodon (135-136). — Ayant acquis des connaissances suffisantes sur l’organisation des Cétacés, j’eus bientôt l’occasion d'en tirer parti pour faire l’étude anatomique d’un Hypêroodon femelle de 3 m. de longueur, qui vint échouer à St-Vaast, le 28 août 1891.
A part le système nerveux, j’ai passé en revue et disséqué tous les grands systèmes d’organe de cet animal, augmentant et vérifiant, dans la mesure du possible, les connaissances qu'on possédait sur chacun d’eux. Les grands Cétacés sont des animaux rares et d’une étude pénible, sur lesquels les documents ana-
plier les observations, même sur des organes déjà étudiés; afin de pouvoir déterminer la limite, encore inconnue jusqu’ici, des variétés individuelles inhé-
Les recherches que j’ai faites sur le muscle peaucier, le tissu à spermaceti, les mamelles, les reins et l’appareil respiratoire, sont absolument nouvelles et d’un intérêt d’ailleurs très inégal. Les mamelles ne paraissent pas différer de celles des autres Cétacés, le peaucier ressemble beaucoup à celui des Cétodontes,
dont l'étude demande à être poussée plus loin, mais qui doivent le faire consi-
Le plexus génital est très développé, mais présente des connexions anatomiques différentes de celles du plexus du Dauphin. Les autres plexus sont absents (plexus du psoas) ou réduits (plexus thoraciques), comme chez les Mysticètes et,
tinctes à leur origine sur l’aorte. Un. tronc veineux, situé dans la chambre thoracique, paraît représenter .les veines azygos, qui se trouvent normalement enfermées dans la colonne vertébrale chez les autres Cétacés.
Phylogénie (176). — Les conclusions de ce travail sont conformes à celles qu’a formulées M. Max Weber, sur l’Hypéroodon et les autres Ziphioïdes. Les Cétodontes (Dauphin,. Marsouin, etc.) et les Mysticètes (Baleines, Balénoptères, etc.), forment deux rameaux divergents issus d’une forme cétacéenne ancestrale, dont les caractères adaptatifs étaient encore faiblement marqués ; les Ziphioïdes (Rypéroodon, Ziphius, etc.) se sont séparés de très bonne heure du premier de ces rameaux, et c’est grâce à leurs relations plus immédiates avec la forme primitive, qu’ils présentent avec les Mysticètes des analogies beaucoup plus nombreuses que les autres Cétodontes.
Observations diverses (176, 177). — La femelle étudiée au laboratoire de
gorgées d’un lait crémeux et blanc-jaunâtre qui, au bout de quelques jours, forma
saveur âcre et huileuse et quelques onces suffiraient pour purger assez fortement. Je n’ai pas pris en assez grande quantité du lait d’Hypéroodon pour éprouver ses propriétés purgatives, mais j’en ai goûté, comme la plupart des étudiants qui m’aidaient dans la dissection, et nous lui avons trouvé tous une saveur douce et agréable de noisette à moitié mûre. Il est vrai que notre animal se trouvait en parfait état de conservation, et qu’il était encore chaud quand nous avons complus récemment, j’ai eu l’occasion d’observer un jeune Hypéroodon de 4 mètres dans la baie de Carentan; c’était encore au mois d’août, c’est-à-dire à l’époque où l’animal émigre du pôle vers nos côtes. L’étude de ce spécimen
LYIII
in8. — Plexus formés par les artères intercostales du Phoca vitulina. — Bull, de la Soc. Philomath, de Paris, sér. 8, t. iv, p. 81-84 ; 1892.
L’étude de la circulation artérielle du Phoque m’a permis de constater la
ches a été de faire connaître, chez cet animal, dés plexus thoraciques dont on croyait les Pinnipèdes dépourvus. Ces plexus sont encore une dépendance des artères intércostales, mais au lieu d’être situés au-dessous de la plèvre, comme dans les Cétacés et les Sirénides, ils sont logés en dehors de la cage thoracique et se répandent totalement ou en partie à la surface des muscles externes;
Les plexus du Phoque sont unipolaires et formés par dès branches groupées en paquets allongés; par leurs parois épaissies et par leur diamètre peu variable, leurs branches ressemblent complètement à célles qui constituent les plexus des Cétacés; elles sont flexueuses, plus ou moins pelotonnées, dé calibre sensiblement constant, et ne paraissent pas se ramifier beaucoup. Les plus impor-
à droite et à gauche dé la colonne vertébrale; il y en a d’autres plus en dehors, mais ils sont moins développés. Ces observations prouvent, en somme, que les Phoques présentent les mêmes appareils cCadaptation à l'existence aquatique que les Cétacés et les Sirénides.