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De l'anatoinie comparée. Paris, Lahure

43. La l'orme et h vie. Essai de la méthode mécanique en zoologie. 1 vol. in-8", 924 pages et 782 ligures dans le texte. Paris, Schleicher frères, 1900.

44. Les théories atomiques en biologie (Congrès international de philosophie. 1900).

Je me suis attaché à montrer les méthodes de la zoologie à travers les résultats, et à séparer avec soin le phénomène de l’hypothèse, l’expérience des opérations mentales, le donné du construit. Si la science en effet commence par l’observation et l’expérience, elle ne s’achève que par la combinaison des données; et, pour atteindre ce but, l’esprit incessamment fait des abstractions, simplifie, et en fin de compte coordonne uniquement ses propres concepts. J’ai voulu à propos d’une science particulière déterminer comment se fait l’abstraction, quelle en est la nature, quel en est le degré; et cètte recherche m’a montré que toutes les études zoologiques faites jusqu’à ce jour peuvent s’ordonner suivant la plus ou moins grande abstrac-

Les unes, statiques, étudient les propriétés des vivants en elles-mêmes, sans avoir égard au temps, ou plutôt en considérant des phénomènes pour lesquels la marche du temps n’intervient que d’une façon faible, et sans avoir égard à la variation tenue pour accidentelle, discontinue et non sériable.

Les autres, cmémaliques, étudient en fonction du temps la variation dans les propriétés des vivants, et la traitent comme un mouvement.

Les autres enfin, dynamiques, étudient aussi les variations en fonction du temps, mais en compliquant le problème par l’adjonction à ce concept général des réalités biologiques, chimiques et cosmiques, causes des varia-

La zoologie a donc été construite comme une mécanique, elle en diffère par les symboles écrits et parlés, elle est identique par la méthode et par

la nature des concepts qu’elle combine. Et si la théorie de l’évolution est fondée il n'en peut être autrement; car alors l’histoire des formes animales est bien celle d’un mouvement, c’est effectivement une mécanique.

Pour se limiter aux points tout à fait essentiels, la méthode de la statique consiste : 1* à isoler les vivants dans le cosmos, à les considérer comme des objets spéciaux ayant en eux un principe propre : le principe vital ; 2” à ne pas tenir compte du temps; 5' à ne pas tenir compte de la variation, ce qui conduit au concept d’espèce. C’est en oubliant ses propres abstractions que la statique est parfois tombée dans la contradiction ou dans l’erreur, que notamment, en voulant s’occuper d’embryologie, elle a été conduite à la cioyance à l’emboîtement des germes. Il résulte de là qu’elle est la moins objective et la plus limitée des méthodes.

En la suivant strictement toutefois, elle rend les plus grands services; elle est même la science élémentaire. Nous l’avons employée pour faire connaître l’organisation des embranchements et des classes. Puis, l’appliquant aux formes cellulaires de la même manière qu’aux formes animales, nous avons décrit les différentes espèces de cellules et dé tissus, en mettant, le tout, cela va-de soi, au courant des acquisitions nouvelles, i

Les théories générales qui se rangent d’elles-mèmes dans ce livre sont celles de Cuvier, d’Agassiz, certaines idées d’E. Geoffroy St-Hilaire relatives à l’existence d’un plan unique de composition et, parmi les théories cellulaires, la pangenèse de Darwin et les constructions a priori de Weismann sur les biophores et les déterminants.

La cinématique ne conserve plus comme abstraction que l’isolement des vivants dans le cosmos, elle continué a les traiter comme des objets spéciaux sans avoir égard aux actions du milieu sur eux; mais elle tient compte du temps et de la variation qu’elle s’applique à sérier.

Après avoir montré que les problèmes généraux de la cinématique biologique consistent à rechercher une relation entre la fréquence d’une qualité <p, sa grandeur y, et le temps 9, c’est-à-dire à construire une

je fais observer que jamais ils ne sont traités dans leur entier. Notamment en zoologie, on considère la fréquence comme égale à I, c’est-à-dire

qu’on étudie chaque forme animale comme si elle n’avait qu’un représentant. Oii: recherche autrement dit des courbes . F( ?lï ,ti)=o

: Et: la disposition rameuse quelles affectent a justement suggéré la métaphore d’arbres généalogiques.

Après avoir montré que la ..technique la plus largement utile pour les éludes,cinématiques se trouve être l’embryologie, parce qu’il existe en fait une relation simple entre le temps embryologique et le temps paléonlologique, nous exposons soüS une forme entièrement nouvelle les faits essentiels de l’embryologie et de l’anatomie comparée. Les 550 pages qui y sont consacrées étant fort concises ne peuvent guère être résumées. Les principaux sujets traités sont les suivants : continuité dans la forme, développements embryonnaires et larvaires, processus morphogéniques par plissement et par mélabolies, combinaisons de la métabolie et du plissement dans la gastrulation et dans l’apparition du mésoblaste, évolution du système nerveux et des organes sensoriels, la tête et la céphalisation, la division cellulaire, la phagocytose, etc....

Les théories générales analysées sous ce titre sont celles d’E. Geoffroy St-Hilaire, dé Serres, de Fritz Müller, d’Hæckel, de Darwin et des évolutionnistes modernes, toutes celles en un mot qui font état de là manifeste continuité dans les phénomènes naturels pour appuyer l’hypothèse d’ürte évolution. A cette occasion nous avons fait la critique de la représentation du mouvement évolutif, et montré que l’hypothèse de l’évolution n’était que transformée dans son symbolisme par l’application de l’idée d’arbre généalogique aux courbes rameuses de continuité.

La dynamique,, supprimant les dernières abstractions, n’isole plus les vivants dans le. cosmos : elle les considère comme des'objets matériels quelconques, soumis à toutes les lois, physiques et chimiques; leurs propriétés ne sont pas des états particuliers de la matière, et les phénomènes dont ils sont le siège résultent de réactions chimiques, plus compliquées sans doute que les autres, mais de la même nature tout à fait. La seule abstraction que l’on soit obligé de consentir, actuellement tout au moins, est celle qui conduit irconslruire le concept do matière vivante conformé-

ment aux dpnnées de la physique et de la chimie, mais sans qu’on puisse utiliser assez rigoureusement ces données pour avoir autre chose qu’un

La véritable méthode de recherche en dynamique est l’expérience, qui, par ses opérations mentales ou techniques, ne peut se distinguer d’une comparaison bi-sérielle à l’effet d’établir des rapports de causalité ou tout au moins de conditionnement.

Les différents sujets que, dans l’état actuel de nos connaissances, Bous avons déjà pu traiter à ce point de vue sont les suivants : structure du protoplasme et phénomènes cellulaires, fécondation, usage, manque d’usage et adaptation, localisations de fonctions et différenciations régionales, parasitisme, immobilité et fixation, polymorphisme dans les cormus et dans les sociétés, dimorphisme sexuel et déterminisme de la sexualité, déterminisme des métabolies, signification des formes larvaires.

, Les théories dynamiques que nous avons surtout analysées sont celles de Darwin, de Lamarck, d’Y. Delage. Au lieu de les opposer entre elles par ce qu’elles disent, nous avons préféré chercher ce qui manque à chacune être complètement dynamique, et nous avons reconnu que leur insuffisance résulte de ce qu’elles introduisent une abstraction qui n’aurait pas dû être faite.

Darwin, dans son explication par la sélection naturelle ou sexuelle, en vient à isoler les vivants dans le cosmos, malgré quelques phrases accessoires où il parle de l’action du milieu non vivant. Y. Delage, en attribuant tous les phénomènes à des causes actuelles, supprime la considération du temps et néglige les effets toujours durables des causes passées. Lamarck seul émet des idées que l’on peut restaurer en les adaptant à une technique plus moderne.

D’autre part, Darwin est obligé d’admettre comme données fondamentales chez les êtres vivants la variabilité et l’hérédité. Delage explique lès .variations comme des effets de causes actuelles, mais en retour nie l’hérédité. Lamarck explique aussi la variation mais retient l’hérédité comme une donnée. Il est par ce fait supérieur à Darwin en essayant d’éliminer un des deux concepts primordiaux, mais sa doctrine est inachevée tant que celui d’hérédité n’est pas réduit.

Nous avons, de notre côté, essayé de le réduire en établissant les propo-

tégralement les idées d’y. Delage sur les facteurs actuels, ion d’une force avant adaptation complète. La force disparu: ulsion qui se conserve éternellement. C’est là l’hérédité. Et roitj il faut la chercher dans les phenomenes seulement qu traces de métabolies, ou tout au moins éliminer celles-c it légères. C’est justement à quoi tend l’effort de notre ciné ssaie de trouver dans chaque catégorie de phenomenes moi mportanls (apparition du mésoblaste, de Tungioblaste, etc. tel est la niétabolie minima afin d’en faire le type et conim retenir pour établir les continuités héréditaires.

’açoii dont nous pensons pouvoir accorder la notion d’hérédil éterminisme actuel des phénomènes ontogéniques, limitai: lacune, en théorie parce que les unes sont déterminées pa ■uelles, • les autres par des impulsions résultant de forci technique parce que les phénomènes se réalisent les Uns pa i, les autres par des plissements. • irces constantes sur laquelle repose toute celte inlerpréialiu

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