‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 21 sur 24 · U littoral du golfe Persiqut · texte numérisé non relu

U littoral du golfe Persiqut

7. Les races Immainos de la Pi 35. La structure du sol et son

phü, 4894). j*

.48. Article géologie de la.Pers

des lîakhtjaris (Revue des Dm Momies, 1887).

c et le Fars (Revue des Deux Mondes, 1887).

erse (Bvllet. Soc. anlhrop. de Lyon, 1887).

e dans la Grande Encyclopédie, 1899.

.Ces diverses travaux .représentent .un ensemble de documents sur la Perse méridionale, parmi .lesquels nous allons résumer spécialement ceux qui ont trait à la géologie et li l’anthropologie de la contrée,

J,a Perse est formée de plusieurs régions distinctes : 1° Le haut plateau de l’Irak Hadjemi ; 2“ les plateaux étagés qui descendent du précédent ; 3” ,1a plaine de l’Arabistan qui va du pied de la montagne,à la mer. J’ai donné une coupe géologique 'aljgn.tidu golfe Persique aux .hauts plateaux, sur. laquelle on se rend compte déjà nature et de l’épaisseur des sédiments.

La plaine de Susiane .et de.Chaldée, ,1e plus ancien strate de la Perse méridionale, affleure en un triangle dont la base est en Chaldée et le.sommet sur le golfe,Persique aux environs de Bender Abbas. Celte couche supporte une sédimentation de 1600 mètres d’épaisseur, qui commence à la masquer à. l’est d’une ligne passant par Suse, Ahwas, Bam Hormuz, Bebahan, Daliki. Les marnes en question .contiennent en abondance du bitume et du pétrole très impur et chargé de divers sulfures. Elles correspondent,*

celles de Bakou et sont par conséquent .miocènes.

de calcaire nummulitique.

-dessus des marnes de Susian de régime, s’étale un fort ban ane de 50 mètres. De place er adroits dominé le faciès de poi gréseux (Chouster) ; et plus ai ssise de véritable calcaire d’en i cailloux du poudingue, repri ité des fragments pétris de nu

lesquelles glissent des -vallées ou s’étagent des plateaux. Le fond nivelé de ceux-ci est formé de tous les éboulis, de tous les débris du calcaire qui manque aujourd’hui entre deux falaises restées debout. Le grain de cetté roche est fin et sa dureté permet une taille assez délicate.. Exploité sur place, ce calcaire a été employé à bâtir les palais de Pasargarde et de Persépolis; descendu en blocs dans la plaine de Susiane, è 1200 mètres audessous de son niveau, il a servi à édifier les palais d’Artâxerxès. C’est sur le revers de ses falaises que sont sculptés les bas-reliefs de Behistoun, de Chapour et de Jlalamir; c’est dans ses flancs que sont creusés les caveaux et les tombes de Nakhch y Roustem et de Persépolis. On pourrait à juste titre l’appeler le calcaire des monuments.

; . Au-dessus de ce calcaire on peut, mais en des régions restreintes, rencontrer un nouveau dépôt de marnes. C’est lé dernier témoin du passage des eaux sur ce qui est aujourd’hui la terre d’Iran.

En mettant à part le nivellement et le remaniement du sol des plateaux, les effets récents, quaternaires ou historiques, dus à l’élément liquide;

d’un calcaire assez friable qui, à Bender BoUchyre, forme au long dé la grève-un talus de 4 mètre de hauteur. Il est, en ce point, pétri de coquilles on tout semblables-à celles que l’on trouve aujourd’hui dans le golfe.

Le soulèvement qui a élevé l’Iran au-dessus de la mer n’a pas été uni- . forme ; il s’est produit de façon plus ou moins énergique suivant des lignes N,-0.,'S.-E., et de façon par suite à exhausser un nombre plus où moins grand de terrains. Les strates que nous venons de décrire font ensemble une altitude, d’environ 1700 mètres. Quand on s’élève davantage, on retrouve les mêmes couches relevées plus haut. Dans les massifs de très grande altitude (4 à 5000 m.) comme le Kuh y Merweck, le Kùh y Gerrah, le ZerdyKuh, on voit apparaître à. la base, au-dessous des sédiments pliocènes et miocènes, le calcaire nummulitique, le crétacé et le jurassique

Des éruptions récentes comme la granulite de Koroud ou les trachytes du Demavend sont les derniers indices de tous ces bouleversements.

Le plateau iranien lui-même est formé au N. et au N.-E. dé Koroud par l’affleurement des marnes supragypseuses plus ou moins fortement mêlées de gypse. Vers l’E., elles constituent le-grand désert salé qui, sur sa hor-

ère, et j’ai pu de mon coté le caractériser avec lés ressources dé la technique moderne, qui s’attache surtout à relever des caractères mesurables et signi-

Page 1