PHYSIOLOGIE ET ANATOMIE EXPÉRIMENTALES
I, — Relations entre les fleurs et les Insectes ; nectaires.
Les Nectaires (partie physiologique) (Annales des Sciences naturelles ; Botanique, Ù‘ série, t. VII, p. 5, avec huit planches). — Sur le rôle attribué à la disposition des organes floraux par rapport à la visite des insectes (Bulletin de la Société Botanique de France, t. XXV, p. 68). — Sur la physiologie des Nectaires (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. LXXXVIII, p. COJ). — Sur le rôle attribué aux parties colorées des organes floraux (Bull. Soc. Bot., t. xxv, p. 31.5). — Sur l’attraction des abeilles par les couleurs (Bull. Soc. Bot., t. XXVIII, p. 18),
Le premier de ces travaux a été couronné par l’Académie dos Sciences, qui a décerné à l’auteur le Prix de Physiologie expérimentale, après lecture du rapport suivant de M. H. MiLSE-EnwAnDs :
l’un ou l’autre de ces appareils physiologiques le travail accompli par le végétal soit déterminé par l’emploi que les êtres animés peuvent faire de leurs produits.
« La seconde partie des recherches expérimentales de M. Bonnier a pour objet l’étude du mode de production du nectar des fleurs et des usages de cette matière dans l’économie du végétal. Là, l’auteur a dû appeler à son aide la Chimie, comme notre illustre et regretté confrère Claude Bernard l’avait fait en étudiant la glycogenèse chez les animaux; il a dû également distinguer entre eux les saccharoses et les glucoses, examiner le rôle de l’une et l’autre de ces espèces de sucres dans la nutrition de la plante, et rechercher la cause de la transformation des premiers en un aliment assimilable par l’organisme'du végétal.
« Les limites que les usages de l’Académie assignent à nos rapports ne nous permettent pas de rendre compte des diverses expériences à l’aide desquelles M. Bonnier a résolu ces problèmes; nous nous bornerons àindiquer très brièvement quelques-uns des résultats obtenus par ce jeune botaniste.
mcnlaieurs et d’analystes tels que M. Gardiner, en Angleterre, M. de Planta et M. Bertrand (de Nyon), en Suisse, M. Charles Dadant, aux États-Unis.
Recherches sur les sucres des végétaux (Bull. Soc. Bot., t. XXVI, p. 208).
L’auteur expose dans ce travail les différents procédés qu’il a employés pour analyser les sucres contenus dans les tissus des végétaux. Des résultats suffisamment concordants ont été obtenus par la méthode chimique et par la méthode optique.
Le plus souvent, le saccharose trouvé chez les végétaux, dans la racine, dans les rhizomes, dans les tiges ligneuses, dans les feuilles ou dans les nectaires, est du sucre de Canne, rarement du méléz'itose {Lan'*). Le mannitose a été trouvé dans la miellée des Sambucus et des Qtiercus.
Le glucose le plus répandu est le sucre de raism, presque toujours accompagné d’une proportion moindre de lévulose. Un autre glucose, la sorbine, a été trouvé chez les Sorbus, Amygdalus, Cydonia, etc.
La mannite a été rencontrée en abondance dans les feuilles de plusieurs espèces i’Acer.
Dans la dernière partie de cette Note, l’auteur décrit par quels procédés il a isolé diverses espèces de sucres pour les obtenir à l’état pur.
Parmi les circonstances qui peuvent influer sur la production du liquide sucré des fleurs, il en est une qui a été laissée de côté dans les études précédentes, c’est l’influence de la nature du sol, au suj'et de laquelle il n’avait été fait de recherches précises par aucun auteur.
Pour opérer de manière à ce que toutes les conditions soient égales, sauf la nature du sol, on a disposé à côté les uns des autres, mais séparés par un intervalle garni de tuiles disposées verticalement, des carrés de diverses compositions, ayant environ 80 centimètres do profondeur, et contenant du calcaire pur, de l’argile pure, du sable pur, ou divers mélanges de ces trois sols.
Ces carrés de terrains différents, exposés de la môme manière et recevant une quantité égale de lumière, d’eau et de chaleur ont été établis dans