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DES ANÉMIES

issante impulsion donnée par Cl. Bernard aux études expi es commençait seulement en 1866 à se faire sentir dans de la Médecine. La plupart des médecins restaient réfractairi dée de l’expérimentation physiologique appliquée à l’interpr 3s phénomènes cliniques et des maladies de l’homme. Le bi Du sang et des anémies était précisément de mettre en lumièi ance décisive de l’idée nouvelle et d’orienter les esprits ve tuverte par CL Bernard. Ces Leçons de Pathologie expérimei missent, à cette époque déjà lointaine, la démonstration, q besoin d’être faite aujourd’hui, de tous les avantages que peut retirer et a retirés des données acquises par l’expérime

iurétudie la physiologie du sang, la caractéristique des divers d’anémies et l’interprétation physiologique de leurs syr

int de vue chimico-physiologiqué, l’anémie présente trois type qu’il y a diminution de la masse totale du sang, augmentatii iantité d’eau avec appauvrissement du sérum en albumine, 1 ion du nombre des globules rouges. Tous ces états peuvent êt its expérimentalement.

>ertes de sang naturelles, artificielles ou morbides sont tout blés de provoquer le développement de l’anémie que l’on pou eler totale. On ne doit pas en excepter les hémorragies dit tues, celles que l’on considère volontiers comme un effort de tour faire cesser ce qu’on a appelé la pléthore. La pléthore, 'augmentation de la masse du sang, n’existe pas et, en ta s de globules rouges, n’est pas démontrée. C’est un simj circulatoire, une stase du sang dans les veines de la face ■e delà tête, et cette congestion ne cède nullement à l’acti nées ou des pertes de sang spontanées. Au contraire, si celles mdantes, il en résulte une anémie, exactement comme chez 1

sur la pléthore ont été confirmées plus tard de point en point par Cohnheim.

Les sécrétions exagérées portent d’autant plus de préjudice à l’économie, qu’elles contiennent et entraînent au dehors plus d’éléments des tissus et d’albumine. Les pertes de sueurs, d’urines, de salive, de bile, les diarrhées cholériformes, ne comprenant pour ainsi dire que de l’eau et des sels, ne sont pas suivies d’anémie vraie, car ces pertes se réparent facilement; mais, s’il y a perte d’albumine, comme dans la dysenterie, dans la maladie de Bright, on voit presque fatalement se produire une anémie caractérisée par un excès d’eau et un déficit d’albumine dans le plasma sanguin.

Mais les vraies anémies sont les anémies globulaires; elles sont caractérisées par une diminution du nombre des globules rouges et par une diminution de la quantité d'hémoglobine contenue dans ces globules.

Les causes les plus fréquentes des anémies globulaires sont : le défaut d’oxygène, le mélange de l’air avec des gaz nuisibles ou indifférents, le séjour ou le travail dans les mines, dans les boutiques éclairées au gaz, dans les cuisines, etc.; ce sont les anémies respiratoires, professionnelles. En deuxième lieu, il faut ranger les anémies qui proviennen t d’une alimentation défectueuse ou insuffisante, anémies dyspeptiques ou par inanition. Dans un troisième groupe se classent les anémies dites toxiques, résultant de l’altération du sang par quelque poison minéral, tel que le plomb, le mercure; ou organiques, comme la' syphilis, le rhumatisme, l’impaludisme. Enfin la chlorose forme une classe spéciale qui représente le type le plus commun des anémies globulaires.

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