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CLASSIFICATION

J’ai indiqué plus liaut que la seule classilication naturelle était la classification phylogénique. Lorsqu’on a réalisé une classification de cette nature on s’aperçoit que parmi les caractères que présentent les êtres, les uns évoluent rapidement, on peut les qualifier d’évolutifs, tandis que les autres ne varient qu’avec une grande lenteur, on peut les désigner sous le nom de statifs (Municr-Chalmas). Hahituellement les premiers sont les plus importants au point de vue de la constitution des êtres et ils sont excellents pour distinguer les groupements d’ordre secondaire; les seconds, au contraire, se conservant longtemps par hérédité, permettent de relier entre eux les divers rameaux d’une même branche, ce sont les plus utiles au point de vue de la classification.

J’ai essayé, dans mon cours de l’Ecole des Mines, d’appliquer ces considérations a la classification dos Mamimlères et j’ai été frappé de voir que les gioupes aueiitis jiar tous les naturalistes elaieni luteiogines et entraient dans la catégorie de ce que j’ai appelé les fagots, voulant exprimer par là qu’ils étaient composés de rameaux appartenant à des branches dillérentes.

Lorsqu on étudié attentivement le groupement des Mammifères ictères statifs soi

demandé alors si ce n'était pas le cas d’appliquer la théorie émise précédemment par d’Orbigny et de considérer les formes renflées comme les femelles,

les formes plates comme les mâles : les - 1 mm. polymorphus et dimorphm seraient ainsi les femelles des Amm. pseudo-anceps et Defrancei. Plus tard Munier-Chalmas est arrivé à une conception analogue qu’il a précisée davan-

développement des appendices de l’ouverture (joues latérales ou apopliyses jugales), tandis qu’ils font défaut dans les femelles; en outre les cloisons présentent une évolution difl'érente, celle-ci éprouverait un arrêt relatif dans les mâles qu’il désigne pour cette raison comme étant des formes statwes, tandis (pie les femelles seraient des formes progressives.

Jnsqu’à présent, non seulement les mâles et les femelles ont été habituellement placés dans des espèces difl’érentes, mais souvent môme ils ont été considérés comme appartenant à des genres distincts.

J’ai appelé aussi l’attention sur la grande importance des cloisons dans les Ammonites au point de vue de la classification (n» 47) ; c’est là encore un caractère statif de premier ordre. On sait qu’il sert de fondement à la classification des Goniatites et il est tout aussi important pour l’étude des Ammonites ; mais comme je l’ai indiqué il faut s’attacfier non pas aux détails de la cloison, détails qui varient beaucoup d’une espèce à l’autre dans un même genre, mais à ce que j’ai appelé le plan de la cloison qui apparaît des le comnicncement du développement de l’animal.

lU JURASSISra; inférieur (n. 48).

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de l’École des Mines (feuilles autographiées, n” jS), j’ai essayé de systématiser la classification des Ammonites : j’ai ainsi séparé les Stephanoceras des Cœloceras auxquels on les avait généralement réunis, pour les placer dans une famille toul-à-fail diflerenle. celle des Cardioceratides, le genre Cardioceras lui-même devant être éloigné des Amalthem malgré les analogies des formes extérieures.

J’ai appliqué cette manière de voir aux espèces crétacées (n“ 71) ; depuis longtemps on avait été frappé de rencontrer parmi ces dernières des formes à cloisons simples rappelant les Cératites du Trias ; on les avait ensuite rapprochés des Buchiceras américains. Or, la forme générale (le plan) de la cloison mon-

Tissotia appartiennent aux Pulclielliidés, les Sphenodiscus et Placenüceras aux Hoplitidés, enfin que parmi les formes à carènes, les unes, Schloenbachia typiques, se rangent dans les Hoplitidés, tandis que les autres, constituant le genre Mortoniceras, appartiennent une troisième famille, celle des Acanthocératidés. encore l’étude de 1 genre Acanthocer formes anciennes Domilleiceras, q ment rapprocher des Hoplitidés, 01 différente de celle des Acanthoceras typiqm manien et de la Craie Supérieure.

J’ai eu occasion d’étudier les enchaiii

ainsi que des espèces qui avaient été décrites par Noetling comme des Nérinées étaient en réalité, les unes des Turritelles, les autres des Cérites. Parmi ces dernières formes, j’ai reconnu qu'il existait des différences marquées dans ta forme générale des lignes d accroissement, diffeieucc» qui pcrnicttcnt de distinguer plusieurs groupes peut-être plus éloignés les uns des autres qu’on ne l’a pensé jusqu’à présent. En particulier j’ai pu suivre les Campanile jusque dans la Craie inférieure et ils sont toujours faciles à séparer des autres Cérites.

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