‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 8 sur 10 · FORAMINIFÈRES · texte numérisé non relu

FORAMINIFÈRES

ORBITOÏDKS

<le la craie supérieure : les loges médianes sont en forme d’écailles arrondie» Cl uOIlotitueilL un resea.ii reguligi»

Gumbel a ensuite étudié les espèces tertiaires et les a groupées en 5 sous-genres, dans lesquels 4 ont des loges médianes quadrangulaires (réunis par Munier-Chalmas sous le nom à’Orthophragmina) et un cinquième (Lepidogrdina) a au contraire des loges arrondies ou hexagonales. Ces trois types de loges médianes (ou équatoriales), en écailles arrondies, rectangulaires ou hexagonales, peuvent se distinguer facilement et j’ai pu reconnaître (n» laS) que les Orbitoïdes (s. str.) étaient tous de la craie supérieure, que les Orthophragmina appartenaient à l’Éocène, et que dans tous les gisements dàge nettement déterminé les Lepidocyclina étaient oligocènes. C’était là un point très important et qui donnait immédiatement un moyen précieux de déterminer à distance et d’une manière absolue l’âge des couches dans lesquelles on rencontrait les Orbitoïdes.

Passant ensuite à l’étude des Orbitoïdes de Panama, il m’a été facile de voir qu’ils appartenaient au genre Lepidocyclina, de sorte que tout en étant spécifiquement differents de Y à. Mantelli, de Wicksburg, ils n’en appartenaient pas moins comme ce dernier à l’Oligocène; les couches miocènes qui les recouvraient devaient dès lors être attribuées au Burdigalien.

Voyant ainsi tout le parti qu’il était possible de tirer de ces fossiles, j’ai vivement engagé mon ami M. Schlumberger à en faire une étude détaillée; les premières parties de ce grand travail qui ont paru jusqufà présent, ont montré que les Orbitoïdes sont des fossiles excellents et que leurs différentes espèces sont étroitement cantonnées, et peuvent donner lies indications très précises sur le niveau des couches où on les rencontre.

En même temps, M. Schlumberger faisait voir que le Z. burdigalensis différait du genre Lepidocyclina par ses premières loges disposées en spirale, elle constituait une forme lui ayant succédé dans le temps et se prolongeant dans le Burdigalien (genre Miogypsina).

C’est à ce moment qu’examinant des fossiles du département des Landes, recueillis à Peyrère et à Saint-Géours par M. de Morgan, j’y ai reconnu des Lepidocyclina très voisins du Z. Mantelli de l’Amérique du Nord (n» 128), associés à des formes plus petites rappelant celles de Panama, tandis qu’audessus, à Saint-Etienne d’Orthe, M. Schlumberger signalait la présence de Miogypsina, de même que dans les couches de base du Burdigalien de Dax. Ce groupe des Lepidocyclines prenait dès lors une importance

raison le genre Omphalocyclm, appartenait au groupe des perforés et devait par suite être rapproché non des Orbitolitidés, mais des Orbitoïdés.

ORBITOLITES

L’étude des Orbitolites m’a aussi intéressé particulièrement et j’ai pu mettre en évidence (n» i58) leur évolution depuis le Crétacé moyen jusqu’à l’époque actuelle. Ces formes sont spéciales à la Mésogée, et aujourd’hui elles vivent presqu’exclusivement dans la zone tropicale, si on laisse de côté certaines formes aberrantes comme les Dkcospirina (Orbitolites italica ou tenuissima).

On sait que les Orbitolites sont des Poraminifères imperforés essentiellement formés de loges annulaires communiquant entre elles par des ouvertures marginales : dans les Broeckina, cette ouverture a la forme d’une fente périphérique, mais dans tous les autres genres les ouvertures sont punctiformes et disposées en deux ou plusieurs rangées. Dans Prœsorites, du

formes beaucoup plus complexes, tels que les Marginopora,

qui vivent actuellement dans les mers tropicales : dans le jeune, le plas-

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