‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 11 sur 13 · BOTANIQUE DESCRIPTIVE ET TAXONOMIQUE · texte numérisé non relu

BOTANIQUE DESCRIPTIVE ET TAXONOMIQUE

EAMIEEES NATUREEEES ET MONOCfRAPHIES.

Lvm.

ÉTBBB eSMÉBALB DU 8R0UUE DES EupHOBBUCÉES.

Voici DU aperçu sommaire de cet ouvrage, dont des comptes rendus ont été présentés par MM. Duchartr’e, dans le Bulletin de la Société botanique de France; Klotzsob, dans les Mémoires de l’4cadémie de Berlin; Hasskarl. dans le Flora, etc.

Recherche des types. — Tous les genres connus sont analysés sommairement et réduits k quatort» types ou séries, dont cinq appartiennent aux Euphorbiacées biovulées et neuf aux uniovulées.

SÉPÀBaTio* DES SBBBB. ■— Elle est admise pour tous les genres. L'auteur en excepte les Euphorbes et les Pédilantbes, qu’il regarde comme ayant les fleurs bermapbrodites, Il confirme, sous ce rapport, la manière de voir de Linné. ' ,

Le Peàlanthus, dont l’auteur étudie tout le développement organogénique, est ramené au type des Euphorbes, dont il ne diffère que par l’irrégularité de son périantlie.

Le Dalechampia n’offre aucun point de comparaison plausible avec les Euphorbes, et ne peut être classé dans la même tribu qu'elles ; l’auteur le renvoie au* Acalypbées.

Tu4ntltostema est au contraire décrit comme ayant des fleurs véritablement moiiandres, mais réunies en oymes. au centre desquelles se trouvent les fleurs lémellos- Celles-ci no deviennent latérales que par une déviation ultérieure, et c’est non loin des Sapiées que ÏAnihoitema doit être rangé.

Inflorescence, — La rareté des inflorescences indéftnies dans ce gronpe est d’abord établie. Le pins souvent les inflorescences sont mixtes. Mais on arrive facilement à cette conclusion générale, que, à part nu-très-petit nombre d’exceptions, quand l’inflorescence est centrifuge, les femelles sont centrales, tandis qu’elles sont basilaires ou périphériques, lorsque l’inflorescence est centripète.

Perianthe. — La question si débattue de la nature des verticilles que comprend le périanthe est résolue par d’autres méthodes que celles qu’on a , employées jusqu’ici. Tandis que M. de Jussieu a admis une corolle dans les Euphorbiacées, M. Richard en a repoussé l'existence. L’organogénie tranche aisément cette question. La corollè existe souvent dans ces plantes, et ce ■n’est pas un simple calice coloré intérieur auquel on donne ce nom. Mais en même temps l’auteur repousse les motifs que MM. de Jussieu et Richard avaient fait valoir en faveur de leurs opinions respectives. Il arrive aux conclusions suivantes :

!• Que la corolle peut manquer dans les fleurs des deux sexes ;

2" Que, lorsqu’elle manque dans l’un d’eux, c’est la fleur femelle qui en est dépourvue ;

3* Qu’existant dans tes deux sexes, elle peut être beaucoup moins développée dans la fleur femelle.

Calicole. —11 peut exister chez les Euphorbiacées, et, dans ce cas, il est formé, comme dans les Fraisiers, par des stipules des sépales. Le prétendu calicule des fleurs pourvues d’une corolle n’est que le véritable calice.

PrEfloraison. — Elle n’.a pas l’importance qu’on lui attribue én géuéral, parce qu’elle est extrêmement variable. Ici toutes les préfloraisons passent facilement d’une variété à une autre. Les pièces de l’androcée et du gynécée peuvent avoir leur préfloraison, tout comme celles du périanthe.

Insertion et i^ceptacle. — Ce qui fait l’insertion, c’est la forme du réceptacle. Là où le réceptacle change de forme avec l’àge, l’insertion peut aussi changer. Toute périgynie est d’abord hypogynie, de même qu’on sait que l’épigynie n’est qu’une périgynie exagérée. 11 en résulte ici ce singulier phénomène que, dans certains genres, la corolle est nettement périgyne, tandis que les étamines sont hypogynes. Cela tient à ce que le réceptacle est un organe essentiellement polymorphe, variable à l’infini dans sa confi-

guration, et l’on sait tpême que souvent il affecte celle des organes appendiculaires. Or, comme la forme esl un caractère de peu de valeur, l’insertion qui change avec elle doit elle-même n’avoir qu’une importance relative.

Disque. —Le disque a été appelé ici par les uns glande ovarienne, par les autres, calice, calicule. Commentseprononcer.au milieu de tant d’interprétations diverses? Par l’examen des développements. Que le disque ait l’air d’un sépale, d’un filet d’étamine, ou d’un saccorollin intérieur, il offre un caractère constant: c’est qu’il n’apparaît jamais qu’après le verticillefloral en dehqrs duquel il est situé.

Androcée. — La forme des anthères n’a pas de valeur, comme on l’a pensé jusqu’ici, pour la distinction des genres. Ce qu’on a décrit comme un pore de déhiscence n’est le plus souvent qu’une fente longitudinale courte.

Il n’y a probablement pas, dans ce groupe, de véritable déhiscence transversale. Le connectif forme des prolongements de structure variable au-dessus des loges. La configuration de ce connectif lui-même est très-variable ; de sorte que les loges de l’antbère peuvent ou se toucher, ou être très éloignées l’une de l’autre. Il n’y a que les botanistes qui ont observé un petit nombre de genres qui puissent croire que les étamines soient toujours construites sur un même type. L’organogénie de l’androcée a pu être étudiée dans dix types différents..

Staminodes. —L’androcée rudimentaire n’aété indiqué, dansle mémoire classique le plus complet que nous possédions sur c^tte famille, dans aucun des genres qui le possèdent. La question importante était de distinguer les staminodes glanduleux des glandes du disque bypogyrie. L’organogénie a seule pu résoudre cette question dans des cas où, sans son secours, elle • devenait insoluble. L’ordre d’apparition a décidé, malgré les apparences, notamment dans le Jatropha,

Gvnécée. — Ovule. — L’ovule des Euphorbiacées naît sur J’axe de l’ovaire au-dessus de la feuille carpellaire. Son nucelle conique se recouvre de deux enveloppes, et son mouvement anatropique esl tel, que le micropyle se dirige en dehors et en haut. Vient ensuite cette période passagère où le sommet du nucelle prend un développement excessif, et forme un prolongement dont la forme curieuse est décrite dans plusieurs types. Dans beaucoup de

geqres cette protubérance aplatie s’abaisse alors sur les deux lobes de l’obturateur et les applique sur le sommet môme de l’ovule.

Cxuoucwe, ^ En suivant pas 4 pas le développement de l’ovule du Ricin et des Euphorbes, l’auteur a pu reconnaître ta véritable origine de cette production qui a fait donner aux graines de ces plantes l’épithète de camsulé$f,

Ee tissu cellnlaire spécial de la primine est l’origine de la caroncule. Seulement, les cellules se gorgent de sucs vers l’exostome. tandis que, par un balancement remarquable de développement, celles de tout le reste de la primine se vident et s’atrophient presque complètement. Au moment donc où l’exostome va s’bypertrophier, le reste de la primine deviendra une membrane si ténue, qu’elle disparaîtra sur la graine mûre, sons l’influence du plus léger frottement, et que, d’une très-grande minceur et d’une transparence considérable, elle laissera apercevoir les couleurs variées du testa. On ne peut invoquer ici un renversement en dehors des bords du raicropyle, qui viendraient recouvrir la graine d’une membrane surajoutée, et constituer ce qu’on a appelé l’arüloie. Si l’on suit simultanément les changements que subit l’obturateur, on pourra se convaincre que la caroncule est composée î l" par l’exostoma épaissi; 2" par les restes de l’obturateur, . ^

Lacaronculen’apasla même forme dans toutes les Euphorbiaoées, Elle est constituée, dans les Phyilanthus, par toute la primine devenue spongieuse et charnue. L’auteur l’examine aussi dans les Hippomne, le 6’ro(onçpsis, le Tragn corniculaia, les Cluytia, les Mmihot, les Cnrças, etc.

Il recherche aussi quel serait le but physiologique de certaines migrations de la caroncule, celle de yHpurge par exemple, laquelle, née sur la bouche extérieuredu micropyle, va se dirigeant contre le hile, l’entoure, le presse comme pour établir une solution de continuité du funicule,

Obturxteub. — Depuis longtemps M. de Mirbel a montré que l’ovule ■ desEuphorbes est, 4 l’époque de la fécondation, surmonté d’un corps perticutier, naissant comme lui d ’un placenta, et venant coifier son sommet. C’est une sorte de petit chapeau en forme de cloche, qui vient s’appliquer par sa base sur le micropyle, dont les bords saillants coiffent le sommet do Tovnle, et qui, du centre desa base, envoie un prolongement dans l’exostoroe. Après

la fécondation, cc corps s’atrophie graduellefflent, mais ne disparaît pas toujours complètement. Comme cet organe n’a pas , toujours la forme d'un chapeau, l’auteur réforme la dénomination de chapeau de tissu crnducteur, d’ailleurs trop longue, qui lui a été donnée, ainsi que celle d’MIérovule, qui ferait supposer que ce corps n’est antre chose qu^un ovule avorléetdéformé; il l’appelle oiturateur.

Il montre ensuite que cette production du placenta, qui existé dans beaucoup de Dicotylédones et dans certaines Monocotylédones, ne peut être confondue avec la caroncule, C’est un organe transitoire quise développe beaucoup plus têt que la caroncule, et qui commence à s’atrophier alors que celle-ci commence i se développer ; cependant il peut en persister un rudiment à la surface de l’arillode.

L’auteur a suivi l’évolution de l’obturateur dans l’ovaire du Ricin. Audessus de chaque ovule, l’axe un peu allongé donne lieu à une petite saillie celluleuse blanchâtre qui devient plus tard une sorte de coiffe pour l’ovule sous-jacent. Sa face inférieure, appliquée sur le micropyle, envoie dans l’orifice micropylaire un prolongement conique qui établit uue communication directe entre le petit chapeau et le sommet du nucelle. A l’époque de l’anthèse, la primine s’épaissit pour former la caroncule, ses bords latéraux s’élèvent, et entourent bientôt, dans une rigole profonde formée bilatéralement, le petit auvent qui a cessé de s’accroître et diminué de taille.

L’auteur fait remarquer la coïncidence entre l’existence passagère de l’obturateur et le phénomène delà fécondation, et il étudié sa forme dans les Euphùrbia, le Solerocrolonjea Sapium, les Anda, les Garcia, les CoUiguaja et les Cœlebogyne, dans les Securinega et les Drypetes où il n’y a qu’un obturateur pour les deux ovules, dansleMoaœrro et l’flemicÿcMooùnonseulement il recouvre les ovules, mais encore les déborde latéralement et en arrière, et envoie entre eux une sorte de cloison obtuse.

Ad. de Jussieu croyait que ces masses de nature indéterminée étaient peut-être le résultat delà soudure des deux ailes, et qu’elles s’interposaient aux parois de la loge et aux ovules. Sur des boutons peu développés, on voit que Celte masse n’est pas encore arrivée au contact avec le sommet des ovules; et d’autre part, les graines des plantes dont il est ici question sont dépourvues de caroncules proprementdites.

Jamais l’axe floral ne se prolonge au delà de l’oblurateur.

Graine. —Ce qui est véritablement important à considérer dans la direction d’une graine, ce n’est pas tant sa position ascendante ou descendante, que la situation, par rapport à l’axe du fruit et à la paroi extérieure de la ' loge, du raphé, de la chalaze et du micropyle. Cette assertion se trouve justifiée, si l’on suit le développement de la graine du SarcocUnium Hookeri. Par suite de l’accroissement rapide de la partie supérieure de la loge ovarienne, la graine, au lieu d’être pendue, est horizontale et même un peu ascendante. Le caractère seul de la direction ne suffit donc pas pour rapprocher cette plante de son groupe naturel, maiselleyrentreralorsqu’on remarquera que son raphé est extérieur, que son micropyle est intérieur et inférieur.

Partie descriptive de l’ouvrage (p. 282-669). —Cette partie contient la description et les caractères de 257 genres. Sur ce nombre, 285 sont classés parmi les Euphorbiacées. Les autres sont présentés comme ayant été à tort jusqu’ici rapportés à cette famille, et sont répartis parmi les groupes naturels auxquels ils appartiennent réellement.

Examen des genres qui composent l’ordre des ântidesmées.

IBuUetm de la Société hokmique de France, t. IV, p. 987.)

L’auteur a été conduit à étudier les Antidesmées par son travail sur le groupe des Euphorbiacées. On admettait généralement de grandes analogies entre les deux familles. M. Tulasne avait même démontré que le Fakoneria était une véritable Euphorbiacée, voisine des Sapium. L’auteur est allé plus loin. Il a prouvé que le Gymnobothrys de Wallich n’est autre chose que le Fakoneria; (piek Putranyim était aussi une Euphorbiacée, comme l’avait cruM. Lindley,mais que sa véritable place est parmi lesPhyllanthées; que le Gmghia, ÏÀntidesma et le Stilaginella de M.Tulasne, sont des Euphorbiacées voisines des Flüggea, et que l’Adelanthus avec le Pyrenaeanlha doivent être rejetés parmi les Phytocrénées ; de sorte que l’ordre des Antidesmées se trouve complètement supprimé.

Les ScÉPACiîEs doivent-elles constituer un ordre particulier?

(Bulletin de la Société botanique de France, t. IV, p. 993.)

Les Scépaoées ont eu la même destinée que les Aniidesmées. Elles se trouvent en effet, par l’exclusion successive de tous leurs genres, réduites kYAporosa de Blume, qui est une véritable Euphorbiacée.

Observations sur i. Euphoreia paucifolia Kl.

Il est établi d’abord que le Calycopeplus de M. Planchon, est la même plante que ïEuphorbia paucifolia; puis que cette plante, loin d’être constituée comme les autres Euphorbes, constitue un type d’organisation bien distincte, dans lequel la fleur femelle est terminale et centrale, pourvue d’un véritable calice qui arrive à un grand développement, tandis que le calicule femelle des Euphorbes est un disque peu développé, à développement très-tardif. Autour de la fleur femelle sont des fleurs mâles plus jeunes et appartenant a une génération ultérieure, réduites à une étamine, mais groupées elles-mêmes en cymes bipares. La fleur femelle est déjà bien développée, quand les fleurs mâles de la première génération commencent seulement à se montrer ; celles de la seconde génération n’existent pas encore. VEuphorbia paucifolia qui a les oiganes de végétation des Àmperea, parait leur être aussi analogue quant aux organes de la floraison. La fleur femelle, centrale, est la même dans les deux types ; la fleur mâle seule est plus compliquée dans les Amperea.

Généra Euphorbucea tria nova.

{Adansonia, 1, 50, t. JII.)

Ce sont les genres Payeria, Hasskarlia elSagotia, originaires, le premier de Madagascar, le second de la Sénégamhio, le troisième de la Guiane fran ai e

txm.

Genbrüm novobum quatuor descriptio.

Udaruoma, l, 18&, t. VII.)

Ce sont les genres Wurtzia^ Gavarreiia^ Regmldia et Tannodia^ originaires, les deux premiers d’Amérique, le troisième de l’Inde et le dernier de Mayotte, où l’a trouvé Boivin, en 1850.

Species Euphorbiaceari'M. — Euphorbiacées de Bourbon, Maurice, Madagascar, etc.

(Âdansonia, 1,139, t. V.)

Description des Buphorbia et desCrofon de cette région, dont beaucoup d’espèces sont nouvelles, savoir six pour le premier de ces genres et vingtsept pour le dernier. Établissement dans ce genre de trois sections nouvelles à peu près uniquement propres à l’Afrique orientale.

Ce travail est terminé par des Remarques généraks sur les Croton de cette région.

Species Euphorbiacearum.—Euphorbiacées de l’Afrique orientale (suite).

Description de cinq espèces nouvelles du genre indien Suregada, de quatre Pycnocoma nouveaux. L’Aeatypha dentata Sciium. rapporté aux Roulera. Espèces nouvelles nombreuses des genres Macaranga, Tragia, Acalypha, Slillingia, etc.

SpEOlES EuPHORBIiCEARDM.

Eophorbucês de Bourbon, Maurice, Madagascar, etc. (S“ article.) (AAmsoni», II, 30.)

Description de 4 StiUingia nouveaux. Les ffewfea de du Petit-Thouars rapportés nu genre Omphaka. Description du Wiehmiia, de 5 Sovia nouveaux, 1 Âmanoa, i Briedelia, 1 Uapaca, 1 Antidesma, 7 Kirganelia, 1 Cicca et 1 ComRfia nouveaux.

Species Euphohbiacearum. Euphorbiacées de l’Afrioue australe.

(Adtmsoma, III, 134.)

Le genre Synadenium rapporté aux Euphorbia, dont 82 espèces sont énumérées. Le Ceratophorus est un Suregada. Descriptions d'espèces nouvelles des genres Cluytia, Atalgpha, Claoxylon, etc.

Lxvni.

Species Euphorbiacearüm. — Euphorbiacées de l’Afrique occidentale.

Description des espèces du Sénégal, de la Guinée, etc., en général nouvelles ou fort peu connues,

Sua QUELQUES EopRorbiaoées ornementales.

[Il

Spegiks Euphobbiacearum. — Euphorbiacées de l’Amérique austroorientale.

Description d’environ ‘200 espèces, dont un grand nombre de nouvelles, appartenant aux genres suivants: Jatropha, i; Ditaxis, 5; Manihot, h ; Micrandra, i ; Croton, 104 ; Mocroton, 3 ; Mabea, \ ; Bermrdia [Adelia , 7. Établissement du genre nouveau Cmuria, et des sections Argyroglossum, Gonocladium, Hesperidium, Velamea, Stolidanthus, Cascaril- Hum, etc., dans legenre Croton. Les PAt'iÿra et 5erop%ton sont rapportés au Dilaxis, ainsi que le Caperonia. Les espèces ici décrites pour la première fois, sont celles qu’ont récoltées au Brésil, Gaudichaud et Auguste de Saint-Hilaire.

Species Euphorbiacearum. — Euphorbiaoées brésiliennes (2' partie).

Description d’espèces nouvelles, appartenant aux genres suivants : Conceveiba, l ; Fera, i; Acalypha. 20 ; Alchornea, 1. Réunion des Spixia et Schismatopera au genre Fera, de VOdonteikma à l'Acalypha.

Lxxn.

Species Euphorbiacearum. — Euphorbiacées de l’Amérique austroorientale (fin).

Descriptions d’espèces nouvelles, appartenant aux genres suivants; Tragia, 1 ; Dalechampia, 12 ; Bia, 1 ; Slülingia, 6, Réunion aux Stillingia des Microstachys, Sarothrostachys, Gussonia, Gymnanlhes, SebasHania, etc. ; des Fassœa aux Bemardia (Adelia). Remarques générales sur les Stilli'ngiidées du Brésil. Description d’un Flüggea brésilien, de plusieurs Guarania (Bicheria) et Phyltanthus nouveaux.

Sus

Lxxni.

Mescurialis altesnifoua et sur Merourule.

Le Mercurialis altmifolia de l'Encyclopédie n’est autre chose que le Tragia Mercurialis de Linné. Le genre Mierococca, établi pour cette plante, ne se distingue pas suffisamment des Mercuriales, au point de vue générique. Nous faisons également,rentrer dans ce genre, à titre de simples sections, les Erythrococca,, Seidelia, Adenocline, et même les Ckoxylon d’A. de Jussieu, qui ne présentent d’autre différence absolue que la taille et la consistance de leurs tiges.

EüPHORBIACEÆ NEO-CALEDOmCÆ.

M. Brongniart a bien voulu nous confier le soin de décrire les Euphorbiacés, presque toutes nouvelles de ce pays, envoyées en France par MM Pancher, "Vieillard, Deplanche, etc. Outre une quarantaine d’espèces entièrement nouvelles, on y trouve une section intéressante du genre Euphorbe {Decadenia), le genre nouveau Bocquillonia, et les sections Gmphidium et Phylloeahjoo de genre Phyllanthm. Ce travail estsuivi de remarques générales sur les Phyllanthées si singulières de la Nouvelle- Calédonie.

Mouographie des Phyllanthus. — Espèces de l’Amérique du Nord.

C’est la première partie d’une monographie de ce genre, qui a été choisi comme devant être décrit le premier parmi les Euphorbiacées, parce qu’il est le plus nombreux et le plus compliqué de tous. Seize espèces de ce pays sont décrites, dont sept sont nouvelles.

lAtn.

MoroeRAME DEs PHtlLAWllUS (2‘ PA&TIe). ESPÈCES DES AnTILLÉS. (ii!ans<m«i, II, 18.)

Description de treize espèces, dont trois sont nouvelles.

Note sur le Stelechanteru.

{Àdammia, IV, 147.)

Lxxvin.

Anthostemidearum sive EuphorbiaCearUb monandrarum descriptiosem qvje ra HERRARio Mdsæi parisiensis extant tertat h. Bâillon.

Énumération des Eophorriacées cultivées dans les jardins botaniques

{Adatuoma, I, 99.)

Énumération des Euphorbiacées cultivées dans les jardins botaniques DE Paris (2” partie).

Description d’espèces nouvelles, appartenant, 2 au genre Pedilanthus, 1 au genre Croton, l au genre Mappa, 1 au genre Slillingia.

Remarqubs sua une nouveule espèce pu genbe Mbnarda.

{Adansonia, I, 65 )

Il y a à Madagascar uo autre Menarda que le pulehella. On fait ici, pressentir que la séparation générique des Phyllanthus et des. Menarda ne pourra être maintenue que d’une manière tput à fait artificielle.

Lxxxn.

Sur LES limites du genre Cephalocroton.

{Adansonia, V, 146.)

Tous les genres énumérés à côté du genre Cephalocroton {Et. gm. Euphorbiac., Ii6&-lil5) n’en doivent plus être considérés que comme des sections. Tels sont les Ademgynum, Centrostylis, Adenochlœna, etc., qui, mieux connus aujourd’hui, n’en diffèrent que par le nombre variable des étamines, l’épaisseur des disques, la longueur des filets, etc., caractères de médiocre valeur.

Lxxxin.

Sur le genre Pierardia.

Les Pierardia rapportés autrefois à tort aux Sapindacées,sont des Euphorbiacées biovulées. L’arille de leur graine est dû à un épaississement général de toute la surface de celte graine. Il y a des Pierardia à fleurs pentamères et d'autres à fleurs tétramères. h'Adenoerepis de Blume est un Pierardia souvent hexandre. Plusieurs Hedycarpus se rapportent aussi à ce genre. Celui-ci appartient, non-seulement à l’Inde et à Java, mais plusieurs espèces croissent également dans l’Afrique tropicale. Deux espèces nouvelles, originaires de cette région, sont décrites à la fin de ce travail.

MONOliKAPElIE DES BuXACEES ET DES bTYLÜCEREES.

(Paris, grand in-8,1860.)

Par suite des observations consignées dans la note précédente, l’auteur fut amené à donner une Monographie du nouveau groupe des Buxacées. Déjà, en effet, M. Agardh,.dans son Theoria systematis planiarum, et M. Guillard, avaient pleinement confirmé les particularités signalées relativement à la structure, au développement et à la direction des ovules. Ici l’organogénie complète des fleurs a été exposée en détail ; les tiges, les racines, les feuilles, étudiées de même dans leur structure et leur développement. Le groupe des Buxacées a été séparé définitivement desEuphorbiacées pour être rapproché des Célastrinées, dont il constitue un dérivé inférieur en organisation par son apétalie et sa dilcinie.

Les Stylocérées, qu’Adrien de Jussieu avait également rapportées à un autre groupe, ont été ramenées vers la famille des Buis, dont elles ne diffèrent essentiellement que par l’existence d’une fausse cloison entre les deux ovules collatéraux d’une même loge.

D’ailleurs, M. Duchartre a résumé ainsi qu’il .suit ce travail dans la partie bibliographique du Bulletin de la Société botanique de France , où il s’était chargé de ces sortes de comptes rendus ;

<i LeBuis {Buxus sempenirens) étant pris naturellement comme type dos Buxacées, M. Bâillon commence par en faire une étude détaillée. La plupart des auteurs attribuent des stipules à cet arbrisseau ; en effet, vers l’origine des premières feuilles de ses jeunes rameaux, on voit quelques lames étroites et allongées qui ressemblent assez à des stipules; mais ces productions manquent au bas des feuilles placées plus haut sur le rameau, et cette circonstance, ainsi que leur structure, montre que ce sont simplement des. feuillesimparfaites.Lafleurmâle,qu’onoararementbiendécrite»,aun calice de 4 folioles, dont deux latérales, une antérieure et une postérieure, on préfloraison imbriquée, alternative; quatre étamines opposées au calice, égales entre elles, à filet libre, robuste, à peine infléchi et à anthère ovale, bilocu-

laire, introrse. Au centre de cette fleur « le réceptacle se continue sous forme d’un orjçane cuboïde », dans lequel l’auteur n’a pas vu d’indices de loges. U fleur femelle n’offre aucun vestige des organes mâles; elle ne comprend qu’un calice de 4 à 7 folioles, dont la disposition est variable, et un ovaire à trois loges alternes avec les trois foliotes internes du périantbe, surmonté de trois styles dans l’intervalle desquels sont trois saillies larges et déprimées, qui ne sont que les sommités des colonnes placentaires. Dans chaque loge sont suspendus deux ovules collatéraux, anatropes, avec te rapbé en dehors, et le micropyle regardant en dedans et en haut. Sur les graines et près de leur insertion se trouve un petit corps charnu, blanc, en collerette, qu’on appelle à tort une caroncule, car il provient du hilè et non du micropyle. — De la description dont nous ne venons de reproduire que tes particularités les plus saillantes, l’auteur tire les caractères qui né se rapportent nullement, dit-il, aux plantes de l’ordre des Euphorbiacées. Ce sont; les feuilles opposées, l’absence de suc laiteux, la présence de styles périphériques et non terminaux, l’existence de placentas distincts dans leur portion supérieure, le sens de b’anatropie des ovules et des graines, l’absence decaroncule micropylaire remplacée par une production charnue ombilicale; enfin la déhiscence de la capsule, dont les loges et les styles sé divisent en deux moitiés. Quelques autres genres viennent, selon l’auteur, se ranger à côté des Buis, dont ils diffèrent très-peu. Le Tricera S\v. n’est qu’un Buis à fleurs mâles pédicellées. Dans le Pachysandra Rich., l’analogie avec le Buis se montre dans les ovules, dans les styles également excentriques, dans les fleurs mâles, les fruits elles graines; les seules différences consistent en ce que ce sont des herbes à rhizome souterrain, et que, dans leur inflorescence, les fleurs femelles sont au-dessous des mâles. Enfin les Sarcococca Lindl. sont des Pachysmdra ligneux et à fruit charnu.

» M. Bâillon examine ensuite en détail tous les organes des plantes de la famille des Buxacées, telle qu’il l’a circonscrite. Pour la lige, il consacre un paragraphe à la structure des rameaux du Sarcococca, un second à celle des tiges du Buis, un troisième à celle des rhizomes du Pachysandra. 11 étudie ensuite, en autant de paragraphes : les racines ; les feuilles considérées dans leur tissu, dans leurs nervures et leurs décurrences; les bourgeons, l’infto-

réscence ; la fleur mâle et ses parties dans leur état adulte et dans leur développement; lafleurfemelleexaminée aux mêmes points de vue; enfin lefruit et la graine. Il ajoute un paragraphe pour les anomalies que lesBuxaoées ne présentent que rarement, un second pour les affinités de ces plantes, un troisième pour leur distribution géographique; enfin, dans un dernier, intitulé « Botanique appliquée », il rapporte les différents usages du Buis. Un appendice placé à la fin du mémoire.fait connaître la germination de cet arbrisseau.

» Cette première partie de la monographie des Buxacées en forme un peu plus de la moitié. La description monographique de ces plantes vient ensuite. L’auteur présente d’abord la synonymie du groupe des Buxacées, te caractère ordinal qu’il lui assigne et le tableau des 3 genres qu’il y admet, distingués parce que les fleurs femelles sont au-dessous des mâles dans les Sareocoeca, qui ont une baie, et dans les Pachysandra, qui ont une capsule, tandis qu’elles sont terminales dans le genre Buams. divisé en 2 sections: Eubuams, à fleurs mâles sessiles; Tricera, à fleurs mâles pédieellées. — La description des genres et des espèces est en latin, suivie parfois d’observations en français. Voici le relevé des espèces nouvelles : Sarcococca saliafoKa, de l’Himalaya; 5. zeylanica, de Ceylan ; S. Hookeriam, du Sikkim; S. Zollingeri, de Java. Buæus (Eubuœus) WalKchiam (B. bngifolia Jacqt, Jmtrn.), des monts Kumaon; B. madagascaricaDap.- Th., msc., des îles Mascareignes;]B. [Tricera) Yahlii, des Antilles; B. pukhella, de ta Jamaïque ; B. Purdiana, de la Jamaïque.

» La monographie des Stylocérées est présentée parM. Bâillon à la suite de celle des Buxacées. Le genre Styloceras, qui compose à lui seul ce petit groupe, fut établi, eu 1824, par Ad. de Jussieu, pour deux plantes de l’Amérique équinoxiale qui avaient été rapportées par Humboldt et Bonpland. Cet éminent botaniste le plaça non loin des Eœcœcaria, dans sa 5“ section des Euphorbiacées. Or les Styloceras n’ont, dit M. Bâillon, aucun caractère commun avec les Euphorbiacées, ni dans les organes de la végétation, ni dans les fleurs femelles, ni dans les fruits, ni dans tes graines. Leur pistil est tout à fait celui des Sarcococca et des Buis, avec cette différence que chacune des deux loges ovariennes est subdivisée par une fausse cloison ; mais les styles ne sont point du tout construits ni implantés comme ceux des

Euphorbiacées, et l’ovule est absolument constitué comme celui des Buxacées. « La position des Stylocérées dans la classification naturelle ne saurait plus être douteuse. Ce sont des Buxacées chez lesquelles les loges sont partagées par une faüsse cloison en deux demi-loges uniovulées... D’ailleurs le périanthe a disparu dans la fleur mâle et le nombre des étamines est indéterminé. C’est donc un type inférieur aux Buis proprement dits, et qui sert d’intermédiaire entre eux et les Amentacées. Ainsi on pourrait, après les Illicinées, les Célastrinées, les Staphyléacées, les Ægoloxicées, les Buxacées, placer comme dernier terme de la série le petit ordre des Stylocérées. D'autre part, il vaudrait peut-être mieux ne faire des Stylocérées qu’une division des Buxacées », qui formeraient alors deux tribus : les Eubuxacées et les Stylocérées. — La monographie de ce petit groupe comprend les caractères du genre Styloceras avec sa synonymie, et l’histoire des trois espèces qui le composent.

» Le mémoire de M. Bâillon se termine par l’explication des 89 figures que réunissent les trois planches, par une table des matières et par une table alphabétique des espèces. »

De la famille des Aurantiacées.

Il suffira ici de rapporter textuellement ce qu’adit decet ouvrage M. Duchàrtre, dans le Bulletin de la Société botanique de France (tome II, p. 555) :

« Ce travail est une monographie de la famille des Aurautiacées et des genres qui la composent, à laquelle l’auteur a joint un chapitre qu’appelait nécessairement la nature de son travail, relativement à l’utilité des espèces de ce groupe naturel; il comprend les sept chapitres dont voici le résumé ou le titre:

» 1. Caractères généraux de la famille et examen comparatif des genres. — L’auteur examine ici successivement : 1“ les organes de la végétation, parmi lesquels les feuilles se font remarquer en particulier, soit par la

dégraüiUion progressive qu’ellesprésentent, depuis le Bercera elCoolcia, où elles sont inaparipennées, ù folioles très-nombreuses, jusqu’aux Cilrtis et Gl!/cosmi,s, qîii les montrent, d’après l’expression admise, composées-unifoliolées ; soit par l’abondance des glandes vésiculaires situées à des niveaux divers dans l’épaisseurde leur parenchyme; 2° lesorganesde la reproduction, que M. Bâillon décrit en détail, pour la fleur, dans deux types (Tripimia trifoliala et Cür.us), dont il fait ensuite dériver les fleurs de tous les autres genres. En procédant de cette sorte, il rattache aux Cilrus les Feronia et les Æp/e, dont les premiers en diffèrent surtout par leur ovaire, seulement à 5 loges, tandis que les derniers s’en -distinguent par leurs étamines libres; d’un autre côté, il ramène au type du jTripAasta la généralité des autres genres de la famille. Ainsi un Bergen revient à un Triphasia k 2 loges ovariennes uniovulées et à symétrie florale quinaire ; un Glycomis est nn Triphasia à symétrie régulièrement quinaire et diplostémone; les Limonia sont des Glycostms, mais à loges ovariennes contenant chacune deux ovules collatéraux suspendus; la superposition des ovules, avec la même organisation florale, donne les Cookia. Les Micromclum et Pnramtgnya, également àdeuxovules superposes, se distinguent très-peu iesCookia. Les Sclerostylis ont l’ovaire triloculaire du Triphasia, mais avec deux ovules collatéraux dans chaque loge, et leurs autres verticilles floraux sont quinaires. Du Bergera on peut faire dériver les Murraya à ovaire également biloculaire, mais avec 2 ovules superposés dans chaque loge, et avec une symétrie quinaire, et les Rissoa, distingués par une symétrie quaternaire et les 2 loges ovariennes à 2 ovules collatéraux. Le Clausena a la fleur des Rissoa, avec li loges ovariennes à 2 ovules superposés. Le genre Atalaiid'a a le type floral du Sclerostylis, et ses .S ou k loges à 2 ovules collatéraux, mais avec des étamines monadelphes en tube continu. Enfin le genre Lmunga a l’ovaire du Rissoa, k 2 loges biovulées, mais avec les ovules superposés, et d’ailleurs ses étaminessont monadelphes. Le fruit est aussi décrit avec détail dans son organisation remarquable et] dans celle de ses graines singulières, chez les Cilrus, par leur fréquente polyembryonie, it souvent aussi par leur germination précoce dans l’intérieur du péricarpe.

» II. Affinités de la famille et discussion des caractères génériques. — Sous le premier rapport, l’auteur adopte la place assignée par M. Brongniart

— ég¬

aux Aurantiacées, entre les Méliacées et les Amyridées. Pour la distinction des genres, il admet, comme caractères de valeur supérieure, le nombre des ovules dans chaque loge ovarienne, celui des loges elles-mêmes, enfin la soudure ou l’indépendance des étamines. Il donne le tableau synoptique des genres d’après ces trois caractères, et ensuite il expose (III) les caractères détaillés de chacun d’eux en les rattachant à U sections : A. Triphasiées. Fleurs diplostémonées, loges de l’ovaire uniovulées. Triphasia Lour. ; Bercera Koenig; Glÿcosmis Correa. —B.Limoniées. Fleurs diploStémonées, 2 ovules collatéraux dans chaque loge. Rissoa Arnott; ^clerostj/iis Blume ; Atalantia Corr. ; Limonia Linn. — C. Clausénées. Fleurs diplostémonées, 2 ovules superposés dans chaque loge. Mwraya Koenig ; Clausma Burm. ; Cookia Sonnerai;? Paramignya R. Wight;? Micromelum, Blume; Luvunga Hamilt. — D. CIteEes. Etamines multiples, loges multiovulées. Feronia Corr. ; Ægle, Corr. ; Cürus Linn.

» Des espèces, des variétés et des monstruosités. — Dans ce chapitre, court et à peu près uniquement historique, l’auteur admet tous les Citrus et leurs nombreuses variétés comme rentrant dans une seule espèce, le Cilms ,4«ran(i«m. Il s’étend très-peu sur les monstruosités.

» V. Organogénie de la fleur et développement de la pulpe et des glandes. — L’organogénie florale est présentée d'après le travail de M. Payer sur l’Oranger. Un paragraphe particulier est consacré au développement de la pulpe qui remplit les loges du fruit mûr de l’Oranger, et à celui des glandes vésiculeuses, remplies d’huile essentielle, qui existent en grand nombre à une très-faible profondeur sous la surface du péricarpe.Ce paragraphe intéressant renferme les résultats d’observations microscopiques propres à l’auteur ; il ajoute des détails curieux à ce que l’on savait déjà sur ce sujet.

» VI. Distribution géographique.

» VIL Indication des espèces utiles. — Nous nous contentons d’indiquer ces deux chapitres par leur titre. »

MÉMOIBE SUB IA FAMILLE DES ReNONCWACÉES.

«'M. Bailbn a ,reconnu, eu examinant de près toutes les Renonculacées pour la rédaction d’un nouveau Règne végétal, qu’on y pouvait observer encore des faits nouveaux qu’il essaye d’exposer dans ce travail. Il étudie surtout la disposition spirale de la fleur, la forme du réceptacle, la symétrie florale des Renonculacées, la déhiscence de leurs étamines, qu’on ne peut dire extrorses d’une manière générale et absolue, la soudure des carpelles chez les Nigelles. 11 arrive ensuite aux différences des Renonculacées et des familles voisines. 11 montre qu’il n’y a aucun -caractère invariable, pas même la situation relative des différentes régions de l’ovule, qui puisse servir à exprimer ces différences. Il conclut en disant que les Renonculacées sont plus souvent des plantes herbacées, mais les Dilléniacées presque toujours, et les Magnoliacées toujours des plantes ligneuses. Les Magnoliacées et les Renonculacées perdent leur calice après la floraison plus souvent que les Dilléniacées. Il est exceptionnel que les Dilléniacées soient dépourvues d’arille, et que les Renonculacées en ofl'rent un rudiment. Lesovaires, les fruits et les ovules peuvent être organisés de la même manière dans les trois types; mais il n’y a qu’une Renonculacée qui possède un ovule suspendu avec le micropyle dirigé en haut et en dehors [CalUanlhenimm) à l’état adulte. Le Podophyllam olfre avec les Renonculacées les affinités les plus étroites. Quant au rapprochement imaginé par Adausoii entre les Renonculacées et les .Xlismacées, ce rapprochement, dit l’auteur, est des plus conformes aux méthodes dites naturelles, qui sont souvent obligées de négliger même un caractère de première valeur.

» L’auteur s’occupe ensuite de grouper en séries les difléreuts genres de Renonculacées. 11 constitue ainsi quatre séries : la série des Ancolies, comprenant les genres JîuileÿiaTourn., Xanlhorhiza Marsh.,IVtjellaTourn., Isopyrum L., Helleborus Adans. (includ. Coplà et Eranthis), TroUius L. (includ. Hegemone Runge, Calathodes J. Hook. et Thoms., Caltha L., TteiiiSpach et PsyclirophüahC.), Delphinium Tourn. (includ. AconUum

L.); la série des Renoncules, comprenant les genres fiannncuJus Hall, (includ. OaoygraphisBmge, CeratocephalusMœmh, ^ptenosfemmaSt-Hil., rratüvelleria Fisch. et Mey., Hamadryas Comm., Casaka St-Hil., Ficaria Dill.), MÿoswrasDill., Anemone Hall, (includ. Hepatica Dill., Pubatilla Tourn., Adonis L., Knowltonia Salisb.), Callianthemum C. A. Mey.,? Hydrastist. ; la série des Clématites, comprenant les genres Clemalis L. (includ. Atmgene L. et Naravelia DC.), Thalictrum Tourn. (includ. Ânemonella Spach), Aelæa L. (includ. Cimicifuga L., Aclinospora Turcz., Botrophis Raf. et Püyrosperma Sieb. et Zucc.) ; enfin, la série des Pivoines, comprenant les genres Pæonia L. et? Crossosoma Nutt. » (Rev. Uhliogr., 5oc. 6o(.,Xl, 131.)

LXXXVH.

Sur la fleur des Pivoines.

Les Pivoines sont des Renonculacées périgynes, parce que leur coupe réceptaculaire est légèrement concave. Cette concavité est beaucoup plus prononcée dans les Crossosoma, Toutes les Pivoines ont un disque plus ou moins développé. Toutes les Pivoines ont un arille; de sorte que ce caractère ne suffit pas à distinguer les Dilléniacées des Renonculacées. Il y a enfin des Pivoines qui, au lieu d’une corolle quinaire, ont deux corolles à type ternaire répété.

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