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sont qu’une dépendance du connectif hypertrophié, quelque chose d’analogue à ce qu’on observe dans les Violariées, les Chloranthacées, etc. L’ovule est formé de deux carpelles, d’après Endlicher, et d’un seul, suivant Griffith. L’organogénie démontre que cette dernière opinion est seule admissible. La placenta est basilaire et l'évolution des ovules se fait dans l’ordre centrifuge. Tout démontre, dans les Roxburghiées, des affinités incontestables avec les Aroïdées.
Note sur l’albumen et l’arille des Hedïcuium.
Dans la graine AesHedycUum, notamment dans celle de VH. Gardneriamm, on trouve autour de l’embryon une masse charnue destinée à nourrir la jeune plante pendant la germination. Ce rôle est ordinairement dévolu à l’albumen, lorsqu’il existe. En étudiant, de près cette masse charnue, on voit qu’elle est formée de poils qui, nés de la surface interne du sac embryonnaire, se portent en grandissant vers l’embryon, puis se gorgent de matières nutritives, se gonflent et arrivent à se touober entre eux ; à peu près de la même manière que des poils gorgés de sucs, nés de la paroi interne du péricarpe des Oranges, marchent peu à peu à la rencontrent des graines et finissent par former autour d’elles la substance charnue qui est comestible dans ces fruits. Il y a, dans le liquide des poils de l’albumen des HeiycUum, une grande quantité de corpuscules amylacées.
Une autre production de poils à développement très-rapide et h. cavité gorgée de sucs, a lieu en même temps à l’intérieur de la graine. Ce sont ces cellules étirées qui constituent graduellement l’arille rouge en forane de chevelure qui occupe la base des graines. Seulement, les cellules qui forment cet arille, ne s'étirent pas isolément; elles demeurent unies en faisceaux par leur paroi latérale et rappellent par là les poils de certains Bégonia.
Mémoire sor l\ symétrie et i’Organogénie florale des Marantées.
(Comptes rendus du 4 mms 1861. ~ L'Institut, n. 1418. — Àdansonia, I, 307, t. XL)
« L’auteur y étudie la structure de la fleur des Marantées, en se fondant principalement sur l’étude organogénique. Il commence par rapporter les diverses opinions soutenues, sur la constitution de ces fleurs, par MM. Koernicke, Lindley, Th. Lestiboudois, de Borre, A. Gris et Pariatore. D’après lui, les botanistes françai.s semblent, en général, s’accorder à admettre que les fleiirs des Marantées représentent un type diplostémone irrégularisé, tel que celui des Amaryllidées, avec un androcée hexandre sujet à de nombreux avortements. Cependant cette opinion peut être ébranlée par quelques faits : le défaut d’exactitude dans la superposition des staminodes aux sépales ou aux pétales, le mode suivant lequel ils se rencontrent dans la fleur, la bifurcation d’un de ces organes dans les Calaihea, etc. C’est en présence de ces objections présentées par la nature contre les théories actuellement répandues dans la science, que M. Bâillon s’est décidé, pour éclaircir la question, à suivre le développement des Marantées. Le Thalia dealbata lui a offert un calice à trois sépales, dont deux postérieurs, et une corolle ou calice interne à trois divisions qui apparaissent, comme les sépales, successivement sur le pourtour du réceptacle élevé régulièrement en anneau continu ; l’androcée est composé de trois étamines superposées aux pétales, dont deux se dédoublent de bonne heure, la postérieure portant d’un côté une loge pollinifère, et de l’autre un appendice pétaloïde. Il en résulte cinq organes, que l’on a à tort rapportés à un verticille de six parties, dont une aurait avorté. Quant au gynécée, il est représenté par trois feuilles carpellaires superposées aux sépales extérieurs, et d’abord supères. Plus tard le réceptacle se creuse à la base de chacune d’elles, ce qui tend à produire trois loges, dont une seule devient fertile, et ne renferme qu’un ovule dirigeant son micropyle en dehors et en bas dans ses mouvements anatropiques. Cet ovule est muni d'une expansion arilliforme développée aux dépens de la primine qui se gonfle sur deux côtés opposés, à peu près à égale distance du hile et du
micropyle, el un peu au-dessus du point d’insertion de l’ovule. D’après M. Bâillon, le développement de la fleur est à peu de chose près le même dans tous les genres de la famille qu’il a étudiée.
» A la fin de son travail, l’auleur recherche les rapports des Marantées. D’une part, elles s’éloignent, suivant lui, des Orchidées et des Musacées, qui ont réellement deux verticilles d’étamines; d’autre part, elles se relient évidemment aux Cannées, comme chacun le sait, ainsi qu’aux Zingibéracées, parce que dans ces deux familles l’androcée est isostémone et a. ses éléments superposés à ceux de la corolle. Enfin les Marantées doivent être regardées comme l’état irrégulier d’un prototype d’une structure analogue à celle des vraies Hémodoracées, et peut-être aussi à celle des Burmania-
» Le mémoire de M. Bâillon est accompagné d’une planche représentant le développement du Thalia dealbata.» (Rev. bibtiog. Soc.bot., Vlll,383) (1).
Organogénie des graines charnues de l’Hymenocaluis speciosa.
{Bulletin de la Société botanique de France^ t. IV, p. 1020.)
R. Brown n’a pas tout dit sur ces graines singulières des Amaryllidées qui simulent des bulbilles. L’auteur en a suivi le développement et a fait voir qu’elles se présentaient d’abord sous forme d’ovules anatropes composés d’un nucelle et de deux enveloppes. Il a d’ailleurs démontré expérimentalement la nature de ces corps d’une manière très-simple, par la castration. S’il s’agissait de bulbilles, l’enlèvement des étamines ne pourrait nuire à leur développement; celui-ci pourrait même en être favorisé' Mais comme il s’agit de graines, il faut qu’elles soient fécondées pour produire un embryon, et lorsqu’on supprime les organes mâles, on voit que les ovules se flétrissent et que le fruit ne noue point.
compic rendu auquel les rpglements de la SoeiéKS Imposent une tmparllalltd absolue.
Note sur l’Hordeüm trifurCAtum.
(Ruiietm de la SoeiM botanique de France, 1.1, p. 187.)
Les conclusions de ce travail sont les suivantes :
!• Les divisions que subit la feuille, représentée par la bractée uniner* viée, peuvent servir à expliquer celles de la feuille carpellaire elle-même.
2" L’écaille binerve de la glumelle, que l’étude organogénique montre formée par la soudure de deux portions primitivement distinctes (Payer), peut conserver l’entière indépendance de ces deux portions, parfaitement développées.
8' La bractée ünitierviée peut, qu’il y ait ou non accolemeni d’uh rameau florifère, porter, en apparence du moins, d’autres fleurs que celles qui se développent à son aisselle.
La bractée uninerve prend part à la formation de la glumelle de ces fleurs, dont elle constitue alternativement la portien externe ou inférieure et la portion interne ou supérieure.
. Mémoire sur le développement des fleurs a couronne.'
(Admsmia, I, 90.)
Les botanistes ont beaucoup discuté sur la signification morphologique de la couronne, et M, 6ay a rappelé toutes les opinions différentes émises ii ce sujet. Lui-même regarde la couronne des Narcisses comme formée par des stipules intraires situées à la base du périgone. Pour A.de 8aint*Hilaire et M. Germain de Saint-Pierre, elle se compose de deux Verticilles trimères d’appendices alternant avec les sépales. Pour M. Lindley, ce sont des étamines surnuméraires transformées. Pour Link, o’est un appendice de la corolle. Pour M. Gagnai, l’organe est un dédoublement des deux vérticillos du périanthe. Pour'M. Bravais, enfin, c’est une nectaire corollin. Avant de faire un choix entre toutes ces interprétations, il fallait étudier le développement des fleurs pourvues d’une couronne.
Dans le Pelîosanthes 6ù la couronne eal courte, on voit qu’elle forme un anneau saillant entre le périanthe et les étamines, et que oelui--ci ne commence' à sa manifester qu'après la production des carpelles. L’auteur est amené par là à assimiler cet anneau an disque des Hippocratéaoées,
Dans les Narcisses, la couronne n'affecte dans son jeune âge aucun rapport avec l’androcée dont elle est très-éloignée, Dans le N, hiflorua, on constate d’abord que les divisions de la couronne ne répondent pas forcément à telle ou telle portion déterminée du périanthe ■, puis, en observant la fleur très-jeune, on voit, bien après l’apparition des feuilles carpellaires, une légère ride ou saillie horizontale se produire sur le réeeptacle commun de la fleur, En général, ce h’est pas un anneau continu. Plus ordinairement il sera marqué bien davantage sur les côtes des sépales intérieurs OU pétales, à droite et à gaucbe. Dans le N.Gomni, on voit naître en juillet une petite guirlande de saillies qui représente la collerette. C’est souvent une paire de petits mamelons répondant fibaeun à une moitié de pétale et indépendants, puis qui, en se soulevant davantage, se trouvent reliés par une,petite portion intermédiaire.
L’auteur établit alors que le tube qui s’étend entre le périanthe et les étamines est de nature récaptaculaire, Or, une production tardive de cet axe, un renflement du réceptacle qui apparaît après que le gynécée lui- , même s’est constitué, cela se présente dans un très-grand nombre de fleurs, et cela s’appelle un disque.
L’étude organogénique démontre que, dans lesPanemlmw, l’apparition de la couronne est également consécutive à celle des antres organes floraux, mais qno l’organe se soulève un peu plus en dedans de l’axe floral et dans l’intervalle même des filets staroinanx,
Dans ce travail il est démontré accessoirement, par l’étude organogénique, que les inflorescences des Narcisses et des Pancraces, que l’on regarde comme des ombelles, ne sont autre cbose que des réunions de cymes unipares, comme l’autenr l’a observé d’ailleurs dans beaucoup de plantes roonocotylédones.
L’étude des monstruosités a été invoquée ici, comme dans beaucoup d’autrps circonstances, pour expliquer la nature des différentes parties de la fleur. C’est un procédé assez infidèle, .comme le démontre l’examen
direct du développement de plusieurs plantes qu’on sait d’avance devoir produire des fleurs doubles. Les Narcisses sont précisément dans ce cas. Or, tandis qu’un bulbe de Narcisse porte des fleurs qui ont beauc'oup de pétales, un autre en produira dont les fleurs contiendront beaucoup d’élamines. Quant à la couronne elle-même, elle existe chez les Narcisses doubles et elle se développe à la façon d’un disque, c’est-à-dire tardivement. Mais c’est toujours un gonflement du réceptacle, et, comme ces saillies se produisent dans l’intervalle d’appendices déjà existants, elles se moulent et s’aplatissent pour ainsi dire entre elles, de manière à affecter une forme pétaloïde.
La collerette est donc de nature axile, soit dans les fleurs doubles, soit dans les fleurs simples.
Sur la fleur femelle du Muscadier.
, (Adansonia, V, 176.)
Le gynécée du Muscadier est-il formé^^’un seul ou plusieurs carpelles? L’organogénie montre que la première alternative est la seule vraie.
L’ovule anatrope du Muscadier, pourvu de deux enveloppes, est semblable à la plupart des ovules jusqu’à une époque voisine de l’épa- ' nouissement.
La question importante à décider est alors celle-ci : Le Macis est-ij primitivement une production du micropyle ou du bile, un arille faux ou vrai? L’organogénie répond à cette question si débattue par les botanistes que « le début de cet organe consiste en un léger épaississement qui se produit à droite et à gauche de la base de l’ovule, entre le hile et le micropyle, à peu près comme nous l’avons décrit dans certaines Marantées [Aiamonia, I, 325). Cet épaississement, qui est dû à une hypertrophie cellulaire, gagne ènsuite horizontalement le pourtour du hile, puis remonte graduellement à droite et à gauche vers l’exostome. Mais il faut bien noter qu’au moment où la fleur va s’épanouir, le gonflement arillaire, assez prononcé tout autour du hile, pour former à ce niveau une petite man. chette circulaire très-saillante, est beaucoup moins proéminent autour de
l’exostome, surtout en haut de ce dernier. » Les poils que portent l’ovaire et le fruit du Muscadier, sont de ceux qu’on appelle malpigUacées.
Sua LA VÉRITABLE ORGANISATION DU BulS.
{Bulletin de la Société botanique de France, I. III, p. 285.)
Le Buis a été confondu par tous les anciens botanistes avec les Euphorbiacées. Il est permis de dire aujourd’hui qu’on n’avait jamais fait un examen approfondi de ses fleurs femelles, de ses fruits et de ses graines. Cette recherche eût suffi pour démontrer qu’il n’y avait entre les Euphorbiacées et le Buis qu’une apparence d’analogie fondée sur des caractères superficiels et dépourvus de valeur.
En suivant le développement du pistil, on voit que ses placentas sont d’abord pariétaux et alternent avec les feuillescarpellaires. Alors même que l'ovaire s’est fermé, les sommets des trois placentas font saillie à sa partie supérieure dans l’intervalle des styles ; c’est de là que vient la forme spéciale du fruit qu’on a dit torukux.
Les ovules sont au nombre de deux sur chaque placenta ; mais, dans leur mouvement anatropique, ils dirigent leur micropyle en dedans et en haut, et non en dehors, comme cela arrive chez les vraies Euphorbiacées.
Les graines n’ont pas de caroncule, mais bien un véritable arille né de l’ombilic. Le fruit est capsulaire, mais ses panneaux ne se forment pas de la même manière que ceux des Euphorbiacées. De plus, les styles sont périphériques, au lieu d’occuper le centre du fruit.
Les Buis doivent donc être forcément séparés des Euphorbiacées, et, à cêtéd’eux, doivent se placer les .Sarcococca, lesParAÿsandroetlesï’riœra, pour constituer un groupe bien distinct.
Recherches sur l’Organogénié du Callitriche et sur ses rapports naturels.
Endlicher avait déjà proposé de considérer les Callitriche comme une forme aquatique d’Euphorbiacées. L’auteur est allé plus loin et a complète-
ment supprimé le famille des Callitrichinées. Il a été amené ii ce résultat par l’étude organogénique, qui lui a démontré que l’ovaire n’a ici que deuï feuilles carpellaires dans le jeune âge, et qu’il y a production tardive de fausses cloisons, par suite d’une sorte de dépression de la nervure dorsale des deux carpelles, Cette fausse eloispn s’insinue entre les deux ovules collatéraux d’unç même loge, atteint l’aae même de l’ovaire et ne tarde pas à s’y s’unir. Le fait est donc le même que dans les Lins et les Stylocérées.
D’ailleurs l’étude du développement dos ovules prouve qu’ils se comportent exactement comme tous ceux des Euphorbiacées à loges biovuléos, qiie leur direction est la même, et que leur exostome s’épaissit aussi de raa^ nière à constituer une véritable caroncule.
xn r.
Oroanos&iie rioPAM Piss Xanthtom,
{Aimsmia, l, liJ.)
Les fleurs femelles du Xanthium sont renfermées, au nombre de deux, dans un sac particulier qu’on a considéré comme un organe de nature axile. L’organogénie démontre que ce sac est formé de deux feuilles opposées qui deviennent connées et s’élèvent ensemble. Plus tard, ce sac se recouvre de saillies épineuses qui ont été considérées comme les analogues des bractées de l’involucre des Synanthérées.* Ce sont simplement des saillies bractéiformes d’une feuille, c’est-à-dire des espèces d’aiguillons. Les fleurs mâles sont d’une grande simplicité dans les Xanthium; il est ici démontré qu’il n’y a rien, dans ces fleurs, à aucun âge, qui représente un véritable calice.
xrv.
Observations organogéniques pour srrvir a l’histoire des Polygalées.
{AMmottia, I, 174.)
On n’avait étudié au point de vue organogénique que les Polygala eux-mêmes.' Iæ Monnina erotaiarioicki a pu être soumis aux mêmes repberçbesi ce genre est très-remarquablè par la façon dont son ovaire.
primitivement bilooulaire, perd peu à peu une de ses loges qui avorte, tandis que l’autre poursuit tous ses développements. Le Murallia Heisteria, qui fleurit aussi dans nos serres, est curieux à un autre égard. Sa fleur est heptandre. Elle produit un premier vertioille de quatre étamines superposées aux quatre sépales antérieurs, puis un seeond vertioille qui n’est formé que de trois étamines, dont une antérieure. Le tube de l’androcée présente donc, en arrière, une large fente par laquelle on aperçoit jusqu'à la base de l’ovaire. De là cette conclusion « qu’il serait dangereux de préjuger le développement de l’androcée de ce genre, d’après celui de toute autre plante de la même fUmille. » De plus, dans les Mmaltia, l’apparition des quatre cornes, qui surmontent l’ovaire, est très-tardive ; ce sont des organes purement accessoires.
Les graines des Polygalées ont un albumen très-abondant ou presque nul ! quelques-unes en sont totalement dépourvues. Ce caractère n’a donc pas ici une grande importance.