XV
Rbmahqoës sua L’AunaocÉB des Asabuh, et sua des ArpENnicEs qui TtantEW
LA PLACE DES PÉTALES DANS L’\. EUaOPÆUB;
(Adansoiito, 1, Es.)
Lorsqu’on ouvre un bouton adulte A’Asmun eurofumm, on- peut apercevoir sur le réceptale floral, dans l’intervalle des divisions du calice et à peu près à une distance égale de la base de célui-ci et du pied des étamines,' trois petites languettes qui sont alternes avec les sépales. Ces organes, dont il n’est fait mention ni dans les flores ni dans les traités classiques, représentent-ils une corolle rudimentaire? Quelle est leur origine? Existent-ils dans les autres espèees du même genre ? L’organogénie senle pouvait donner la solution de ces questions.
Dans YAsarum canadense, les trois sépales apparaissent successivement dans le même ordre que pour l'espèceeuropéeüne, aprèsquoi lê réceptacle prend Informe d’une fosse arrondie, entourée d’un petit rebord saillant un peu triangulaire, Les six premières étamines naissent alors simultanément
suï la saillie de ce rebord ; elles se montrent par paires en face de chaque sépale et à égale distance de sa ligne médiane.
En second lieu, six autres étamines, trois alternes avec les sépales, puis trois qui leur sont superposées, s’élèvent de la faee externe du bord saillant du réceptacle; elles se trouvent donc alternes avec les six précédentes et plus extérieures qu’elles. Après elles, se montrent les six mamelons stylaires, qui leur sont superposés.
Dans YAsarum europamm, trois gros mamelons arrondis se montrent simultanément dans l’intervalle des sépales (ce qui n’existe pas dans Y A. canadense). Ils se trouvent reliés par les trois côtés du rebord triangulaire que forme la périphérie du réceptacle, et ils occupent les sommets de ce triangle. Après eux, apparaissent les trois paires d’étamines superposées aux sépales, comme dans Y A. eamdmse. En troisième lieu, trois mamelons staminaux s’élèvent entre chaque sépale et la paire d'étamines qui lui est superposée. En quatrième lieu, on voit poindre en dedans de chaque pétale une petite étamine qui se trouve bientôt comprimée entre le pétale et la . feuille carpellaire superposée ; cette étamine deviendra eependant fertile.
Des faits qui précèdent, il faut conclure ou que YA.eurojmtm possède trois pétales, ce qui paraît assez singulier, puisque la plante est rangée dans l’apélSlie par tous les auteurs, ou qu’elle a, non pas douze étamines, mais quinze, dont trois sont stériles, fait non moins singulier, car l’.4. canacknse etl’/f. europœum sont considérés comme deux plantes très-analogues, qui, a-t-on même dit, ne sont peut-être que des variétés d’une même espèce.
Remarques sur l’organisation des Berbéridées.
(Adamonla, II, 268.)
Les titres seuls des différents paragraphes de ce mémoire montrent suffisamment à quels résultats il conduit.
I. Sur la valeur du genre Aceranlhus. Ce genre, établi par MM. Decaisne et Morren, ne paraissait pas devoir être conservé. 11 repose sur un caractère susceptible de varier, et que le docteur Marchand a ultérieurement repoussé d’une manière absolue.