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OaOANOGliNIE FLORALE UES AcRONÏCHIA.
Ce travail a pour objet, non une véritable espèce du genre Acronyehia, tel que l’a établi Forster, mais VJ. Cmninghami de Hooker, qui est rattaché ICI aux Diosmées. Cet Acronyehia est, disons-nous, « bien moins construit comme un Zanthoxylon Cjpe pomme un Boronia, un Zieria, ou même un Correa et un Phebaiium. a MM. Bentham et Hooker ont coefirmé cette opinion-en faisant de l’.l. Cmninghami un nouveau genre de Diosmées, sous le nom de Mf4Koma, Lp fait Ip plus remarquable qu’on observe dans le développement de la fleur de cette plante, c’est que les- quatre ovaires étant primitivement et demeurant jusqu’au bout indépendants les uns des autres, les styles qui les surmontent, d’abord très-éoartés les nns des autres, se rapprochent tardivement et se collent entre eux de manière à ne plus former qu’une colonpe unique ; phénomène tout à fait analogue à celui que M. Payer a décrit, pour la première fois, dans les Rues et les Diosmées.
Organobénie florale du Sésame.
Lés alBnités dés Sésaliiéés sont l’objél de nombreuses controverses. L’étude des développements montre que son gynécée est d’abord représenté par deux feuilles oarpellalres opposées, avec une fosse qui se creuse au pied de chacune d’elles. La cloison qui les sépare existe donc dès le premier âge. Le bord supérieur de cette cloison, d’abord parfaitement horizontal, s'accroît ensuite davantage à droite et à gauche et représente un croissant à concavité supérieure. Plus tard cette cloison s’épaissit sur la ligné médiane, et c’est cet épaississement septal qui devient le placenta, unique d’abord, puis partagé par un sillon, en deux cordons qui portent les ovules. C’est beaucoup plus tard que, au milieu de chaque feuille carpellaire, une fausse cloison, analogue à celle des Lins, s’avance vers le placenta et sépare l’une de l’autre, dans deux demi-loges distinctes, les deux séries d’ovules supportées par le placenta.
Le fait le plus curieux de l’histoire organogénique du Sésame, c’est que les fleurs sont réunies en petites cymes triflores, mais que, dans chaque cyme, les deux fleurs latérales s’arrêtent de bonne heure dans leur développement, deviennent épàisses, charnues, jaunâtres, et constituent les organes décrits par les botanistes comme deux glandes latérales qui accompagnent la base des bractées florales.
Organogénie florale des Martynia.
Quelques espèces, comme le M. proboscidea, diffèrent des autres Martyniapsa le grand développement qu’y prennent de bonne heure les bractées laléralns de la fleur. Le développement du calice y présente aussi quelques dissemblances. La corolle et l’androcée se développent dans ces
plantes comme dans le Sésame. H n’en est pas de même du gynécée. Les deux feuilles carpellaires limitent une fosse concave qui représente la loge ovarienne, et ce n’est qu’après un assez long intervalle de temps qu’on remarque de chaque côté de cette fosse un petit boursouflement celluleux qui est la première ébauche des placentas. La formation du gynécée présente donc de grandes différences dans les Sésames et dans les Martynia. Dans les premiers, les placentas se montrent sur une cloison préexistante et dans l’angle interne des loges. Dans les derniers, l’ovaire est, dès le début uniloculaire, avec deux placentas pariétaux. Les Sésames se rapprochent donc plus des vraies Bignoniacées, et les Martynia sont plutôt les analogues des Calampelis et des Gessnériacées à ovaire libre et à fruit sec. L’absence totale de l’albumen n’est pas un fait constant dans les Marlynia. Cet organe existe souvent, mais sous forme d’une couche mince et membraneuse.
Sua l’ORGANISATION FLORALE DU CONDALIA MICROPHÏLLA.
{Adansonia, II, 257.)
Le Condalia a un ovaire biloculaire, comme beaucoup d’autres Rhamnées; et cependant l’organisation de son gynécée est bien différente. Tandis qu’un Jujubier, par exemple, a dêux loges. Tune antérieure, l’autre postérieure, une fleur de Condalia, semblablement placée, présente deux loges latérales. L’étude organogénique démontre que cela tient à ce que le Condalia n’a pas primitivement deux loges uniovulées, mais bien une seule loge biovulée. Mais une fausse cloison se produit dans celte loge unique, partant du milieu de son dos et s’avançant graduellement entre les deux ovules qu’elle isole ainsi dans deux demi-loges différentes. Comme d’ailleurs il n'y a qu’un carpelle, le stigmate du Condalia microphylla est latéral, et non terminal.
RÉeHERCHES SÜR L’ORGANISATION ET LE DÉVELOPPEMENT DES ErICOÏDÉES.
(Adomonto, l, 189, t. IV.)
« L’auteur s’est proposé dans ce travail d’étudier l’organisation des Éricacées et de quelques familles voisines. Nous donnerons ici, dans l’ordre suivi par l’auteur, le résumé de ses principales observations. Parmi les Monotropees, il a étudié le développement de YHypopüys muUiflora, et conclut de ses observations que les fleurs de cette plante sont privées de calice, et que les organes qu’on a jusqu’à présent regardés comme des sépales, variables dans leur nombre et manquant souvent dans les fleurs latérales, et disposés d’ailleurs sur une spire continue, ne sont que les bractées supérieures des rameaux. Dans les Pirolacées, M. Bâillon a observé les Pirola rolundifoUa et P. minor, le Ckimophila umbellata, le Galax aphylla et le Cladothamnus. A l’exception du Galax, qui offre une corolle franchement monopétale et des étamines réunies à leur partie inférieure en une sorte de couronne, il pense que ces genres ont entre eux une affinité très-étroite, et que, quant aux caractères essentiels, les Pirolacées ne peuvent tout au plus que constituer une section dans la grande famille des Bruyères ; il les regarde par cela même comme très-éloignées des Droséracées. Les Éricinées se divisent naturellement en quatre sections ; les ’Vacciniées, qui ont l’ovaire infère, puis, parmi les genres à ovaire supère, les Pirolacées qui, réunies au Leiophyllum et à d’autres genres voisins, constituent un groupe à corolle polypétale, et les Bruyères, distinctes par leur corolle monopétale. Une quatrième section comprend les genres à loges ovariennes uni -ovulées, tels que le Cliftonia et le Purdiœa, auxquels certains auteurs ont réuni à tort, pour constituer un groupe particulier sous le nom de Cyrillées, le Cyrilla et VEUiotia, dont les loges sont pluri-ovulées, et qui doivent se placer parmi les Éricinées polypétales. La famille des Êpacridées se distingue à peine, pour l’auteur, de celle des Éricinées, si ce n’est par ses anthères uniloculaires, et pourrait d’autant mieux lui être réunie qu’elle forme une série parallèle à celles des Éricinées. Les Humiriacées, que M. Lindley a placées parmi ses Eri-
cales, s’en éloignent, parce qu’elles ont les loges ovariennes superposées aux sépales, et sont bien plus étroitement liées aux Styracacées, comme l’a indiqué Endlicher. Enfin les Sarracéniées, classées par M. Planchon à côté des Piroles, ont les placentas pariétaux, ne se réunissant point à la partie inférieure, et sont plus rapprochées des Polypétales à placentation pariétale. >> (Beii. éiéltopri, Soc. 6o(., VIH, 187.)
Sua l’organogénie florale des Jdssiæa, leurs stipules Et leurs rraotées
OVARIENNES.
(BuUetm de la SocUté beianiqm de france, t. V, p. 206.)
Le réceptacle des Jussiœa est tout à fait convexe dans son jeune âge, alofsqu’il produit deux paires de sépales décuSsés, la cofollr, les étamines et même les feuilles carpellairés. Puis, par suite d’acéroissements inégaux, il se déprime en dedans des feuilles earpellaires, et ainsi se forme la cavité ovarienne, dont le sommet est ensuite coiffé par ces mêmes feuilles car* pellaires qui marchent à la rencontre les unes des autres.
M. Duchartre, dans l’étude d’une plante voisine, YŒnothefa, était arrivé à cette conclusion, que les feuilles earpellaires sont tardivement « écartées l’une de l’autre par l’interposition d’UU corps central, » qui est la oolumêlle, et que celle-ci « n’est pas autre chose'que la continuation et l’extrémité de l’axe ». M. Schlêiden a, d’autre part, admis la nature purement axlle de l’ovaire. Ici l’auteur est amené par ses observations à d’autres conclusions. Il n’a pas vu de corps central s’interposer ainsi aux feuilles earpellaires, et il admet la nature axite de toute la portion inférieure de l’ovaire. Il n’y voit d’appendiculaire que l’espèce de calotte terminale qui supporte la base du style, et par conséquent le style lui-même.
Les feuilles de certaines Onagrariéés sont accompagnées de stipules peu développées, et M. Spach a reconnu ce caractère comme général dans tout un groupé de cette famille. Mais les fleurs présentent des organes qui, au moment de leur apparition, pourraient faire penser que lé calice des a plus de quatre folioles. 11 s’agit dé six petites languettes formant collerette
au -dessous des sépales dans le jeune âge, et qu’on ne retrou^re pas plus tard à côté d’eux. En examinant le développement de ces languettes, on voit qu’il précède cslpi des véritable? sépales, et qp’plles sont des hraptéps portées latéralement sur le réceptacle floral. D’abord pene sont que deux mamelons celluleux -placés, l’un à droite, l’autrg à gaucbe. Puis chacun deux s’accompagnent ultérieurement de deux petits mamelons latéraux, six en tout. Les deux premiers sont des feqilles, les quatre derniers leurs stipules.
Il est donc démontré par là que l’ovaire infère est ici foliifère, ce qui milite encore en faveur de sa nature axile, et que de plus les feuilles ovariennes sont stipulées, comme les véritables feuilles caulinaires,
Expériences sur des boutures de fleurs.
{Adansmia, I, *80.)
Les botanistes qui considèrent tes ovaires infères dès Cactées comme des axes logeant l’ovaire dans leur intérieur, ne sont pas étonnés de voir ces ovaires s’enraciner et reproduire la plante ; « ils voient dans ces ovaires des rameaux qui, placés dans des conditions favorables, constituent des boutures analogues à celles que fournirait tout autre rameau ».
Ces observations ont conduit l’auteur à se demander si l’horticulture ne pourrait pas imiter ce qui arrive ainsi spontanément. Ayant remarqué que l’ovaire infère des Jussiwa porte deux appendices latéraux et que ceux-ci sont si bien des feuilles qu’on observe sur leurs côtés deux stipules analogues à celles des feuilles caulinaires, il a coupé ces ovaires au-dessous des feuilles et les a plantés. Ils se sqnt pfomptement enracinés, et, dans l’aisselle de chacune de leurs feuilles, on a vù apparaître un petit corps globuleux qui n'était autre chose qu’un bourgeon axillaire et portait de petites écailles imbriquées. Pendant ce temps, la portion supérieure de la fleur s’était détruite.
De l’hybridation et Des opinions des horticdltedrs écossais sdr les