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DÉVELOPPEMENT DES TIGES ET DES RACINES

(AitanjMwa, I, 298.)

Ce premier travail sur un 'sujet aussi vaste, n’est relatif qu’à deux plantes monocotylédones, l’une très-simple en' organisation, le Lmm minor; l’autre déjà beaucoup plus compliquée, YJsparagia offieinalts.

Dans colleTCi la tige et la racine bnt été étudiées séparément. La tige présente au début trois légions concentriques distinctes, mais elles tendent à se confondre à un certain âge. La Vanille étant, sous ce rapport, comparée à l’Asperge, on voit qu’il y a, dans la première, une zone fibreuse extrêmement nette,q ui sépare la région extérieure de la région moyenne et que, dans la seconde, la zone de fibres se fond graduellement dans la région intermédiaire proprement dite. La disposition des faisceaux fibrovasculaires est étudiée dans la zone centrale. Dans ta racine, on compte trois zones distinctes et concentriques. La zone intermédiaire, très-développée et d’une structure très-compliquée, se décompose elle-même en trois zones secondaires: l” une couche superfidelk, cellulaire; 2* une couche moyenne, formée de tissu cellulaire peu organisé, analogue par l’aspect à un dépôt plastique injecté ; S” une zone profonde, formée principalement des faisceaux fibro-vasculaires. La conclusion montre les grandes différences qui séparent, dans l’Asperge, les tiges des racines, au point de vue histologique.

Un grand nombre de questions anatomiques et physiologiques ont été étudiées à propos des familles des Euphorbiacées et des Buxacées; notamment en ce qui concerne l’évolution de leurs ovules, la déhiscence des fruits, la structure des tiges des Buis, celle de leurs racines, de leurs feuilles, celle des poils simples et rameux des Euphorbiacées, etc., etc.

Sur le nectar sécrété par les glandes septales . d’une Broméliacée.

Recherches sur l’appareil sécréteur des Corvanthes.

. (z4t/an5on»a, IV, 248, t.* VIII.) J

Oa sait depuis longtemps que les Coryantkes ont dans leur fleur, à la base du gynostéme, deux saillies en forme de cornes, qui produisent pen-

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dant la floraison une sécrétion abondante de liquide. Ces organes sont généralement considérés comme des staminodes ; mais l’étude de leur tissu montre qu’ils sont très-différents des pièces de l’androcée, au point de vue histologique. Sous un épiderme membraneux, ils renferment un parenchyme cellulaire abondant qui est parcouru par deux séries parallèles de faisceaux trachéens, ou plutôt, chose sans exemple dans tout le Règne végétal, par les mêmes faisceaux, repliés en anse près de l’extrémité libre de l’organe et revenant parallèlement à eux-mêmes jusqu’à sa base, pour rentrer dans le gynostème dont ils étaient sortis. Cette curieuse anomalie s’explique par ce fait que la corne n’est qu’une gibbosité latérale du gynostème. La formation de ces singulières anses est en rapport avec là sécrétion de la fleur. Le liquide existe à une certaine époque dans ces trachées; sa marche y est retardée ; il ne sort d’ailleurs que grâce à une conformation anatomique particulière du sommet des cornes sécrétantes, conformation qui a beaucoup d’analogie avec celle des extrémités des radicelles. Les cellules épidermiques, ramollies et gonflées à ce niveau, facilement désorganisables, prennent de plus en plus les caractères des cellules du parenchyme sous-jacent. Quand la sécréuon du liquide est. presque terminée, toutes ces cellules, devenues moins consistantes encore, formant comme une espèce d’empois, ou de gelée très-diluée, n’ont plus d’adhérence entre elles et se séparent sous l’influence de la plus légère traction.

Ce qui montre combien peu souvent les fonctions sont disliiictos Jes unes des autres dans les plantes, c’est que les qualités du liquide sécrété sont sensiblement les mêmes que celles de la sève ordinaire. A l’aide d’une expérience des plus simples, la section de l’extrémité de la corne sécrétante, on démontre que l’écoulement se continue par la surface de section avec la même rapidité, et d’autant plus abondamment qu’on a davantage arrosé la plante. C’est donc l’eau absorbée par les racines, qui traverse la plante dans toute sa longueur et qui sort à l’état liquide vers son extrémité supérieure, sans avoir presque changé de nature. La circulation de la sève commente là où se fait l’absorption ; la sécrétion est à l’autre extrémité du trajet circulatoire.

xi>yn.

Expériences relatives a l’absorption des liquides par les feuilles.

1" Expérience. — Reproduction, avec quelques modifications, de la 52" expérience de Haies. Deux feuilles égales, portées sur un rameau uniiiue, sout plongées l’uue dans l’eau, l’autre dans l’air. L’eau absorbée par la première suffit à maintenir la fraîcheur de la seconde.

2' Expérience. — Une branche feuillée d’arbre pleureur est plongée dans un ballon plein d’eau. Les autres causes de perte étant supprimées, l’eau baisse graduellement dans le col cylindrique du ballon. On cube le volume de la portion du col qui s’est vidée et l’on arrive, pour la totalité d’un grand arbre, à un chiffre énorme de liquide absorbé.

3" Expérience. — Un ballon plein d’eau, dont le col est étroit, ne perd que fort peu de liquide par le fait de l’évaporation. La perte n’est pas proportionnelle au temps et peut même être à peu près complètement négligée.

i" Expérience. — Une branche d’arbre pleureur étant plongée dans un ballon plein d’eau, à col ouvert, le liquide baisse d’une quantité notable, et la perte n’étant que fort peu due à l’évaporation doit s’attribuer en presque totalité à l’absorption par les feuilles.

Sur la régularité transitoire de quelques fleurs irrégulière.s.

{Admsonia, V, 176.)

L’organogénie démontre que, dans certaines Scrofulariées, Acanthacées, etc., les fleurs naissent irrégulières, deviennent ensuite régulières par suite de l’inégalité d’accroissement de leurs différents organes, puis, par la même cause, reprennent définitivement leur irrégularité primitive, ou une autre. ' ,

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xux.

Note sur une production anormale chez les Podocarpus.

[Bulletin de la Société botanique de France, t. TI, p. 29.)

Les rameaux de ces plantes portent quelquefois des masses charnues et succulentes qui présentent l’espect d’une baie ou de certaines,galles. Mais l’étude du développement de ces productions montre qu’elles sont dues à la transformation de quelques bractées ou feuilles caulinaires, lesquelles subissent ici les modifications qui se rencontrent normalement dans les bractées florales.

Sur une Protéacée et une Laurinée poltcarpellées.

[Adansonia, II, 592.)

Un Lambertia et un Sassafras ont présenté, comme il arrive assez souvent dans les Légumineuses, des fleurs pourvues de plusieurs carpelles indépendants, au lieu d’un seul.

Ll:

Etude d’une Crucifère a fleurs monstrueuses.

[Adansonia, II, 300.)

Sur les fleurs d’un Bmias monstrueux, on rencontre indifféremment des placentas pariétaux, ou axiles. L’ovaire peut être ouvert, avec les ovules insérés sur les bords des feuilles carpellaires étalées ; ou bien ces feuilles ne portent rien, et les ovules, plus ou moins transformés, sont portés sur un corps central qui ressemble à un bourgeon ou à un rameau.

On peut conclure à volonté, de ces cas monstrueux, ou que la placentation des Crucifères est axile, ou qu’elle est foliaire. Il convient donc de se demander, en présence de pareils faits, « si l’étude des monstruosités est bien propre à nous éclairer sur la nature morphologique des organes?»

Ll bis.

Sur des fleurs monstrueuses de Sinapis arvensis.

{Admsoma, 111, 351, t. XIL)

Dans ces fleurs monstrueuses, tantôt les placentas sont pariétaux et plus ou moins proéminents dans l’intérieur de la cavité ovarienne, et tantôt on voit, à la base de l’ovaire, un petit axe presque central et libre qui porte, ou des ovules modiflés, ou des bractées, ou une fleur, ou même une petite inflorescence. 11 y a même des ovaires dans lesquels on trouve à la fois plusieurs Heurs bien constituées et portées à la base sur un axe commun, et sur les parois, non-seulement des ovules avortés de formes et de dimen- ■ sions très-variables, mais encore, et surtout à la partie supérieure des placentas, des fleurs incluses portées sur un petit pédicelle. On pourrait tirer de l’examen de ces anomalies un bon nombre de conséquences contradictoires. Mais nous concluons ainsi : « il y a peut-être des botanistes qui ne voudraient tirer de ces anomalies aucune conséquence. Ceux-là auraient peut-être raison dé dire : cette monstruosité prouve seulement qu’il y a des monstruosités qui ne prouvent rien ».

Note sur un Lis et on (Eillei monstrueux.

Allongement indéflni de l’axe floral, chargé, au lieu d’appendices floraux, d’un grand nombre de folioles semblables entre elles; transformation d’une fleur on rameau foliifère.

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