ETUDES RELATIVES A DIVERSES FAUNES FOSSILES
pour les études précédentes, concernant la recherche des caractères des faunes de Mammifères s’étant succédé durant l’immense période de temps qui a séparé
en divers points de la France. Il a été ainsi amené à appeler l’attention sur
a;. — Elude des Mammifères découverts à Lautree (Tarn) (i).
C’est encore à l’époque Eocène supérieure que remonte la constitution d’un gisement fossilifère, signalé par M. Filhol dans le voisinage de Lautree. Les Lémuriens, du genre Adapis, ont été particulièrement abondants dans cette partie de la France.
M. Filhol a, durant ces derniers temps, appelé l’attention sur le gisement fossilifère de la Milloque (Lot-et-Garonne) qui lui a paru être excessivement riche en débris de Mammifères. Il a publié le catalogue des espèces dont il a constaté la présence. La période durant laquelle elles avaient vécu remonte aux premiers temps de la formation du calcaire de Beauce dans le bassin de Paris. M. Filhol a actuellement pris des dispositions pour faire cette année, de grandes fouilles, à la Milloque, où il espère réunir les matériaux d’une importante monographie.
M. Filhol a signalé la découverte de quelques Mammifères recueillis à l’étranger, particulièrement celle d’un Mammifère marin provenant d'Égypte et celle d’un Rhinocéros trouvé en Nouvelle-Calédonie.
3a. — Description d’une nouvelle espèce de Mammifère marin ( 2 ).
Il existe en Égypte, aux environs du Caire, de puissantes assises calcaires qui datent de l’époque Eocène moyenne. Elles renferment de nombreux débris de Mollusques marins, dont l’étude a été faite par divers géologues.
M.* Filhol a eu communication de quelques dents découvertes dans cette localité, et leur examen lui a montré qu’elles provenaient d’une espèce encore
Coulombi.
celle caractérisant les dents similaires du Manatus australis vivant actuellement. Un examen attentif a fait seulement découvrir à M. Filhol quelques légères différences dans la constitution du troisième Jobe.
anciens à la surface de la terre, et ils avaient, à l’époque reculée à laquelle les signale M. Filhol, acquis une organisation presque identique ù celle qu’ils possèdent de nos jours.
Sciences,
33. — Sur la découverte en Nouvelle-Calédonie d'une dent de Rhinocéros
Les îles de l’Océanie sont actuellement dépourvues de Mammifères terrestres, à l’exception de Chauves-Souris. Ont-elles possédé autrefois une fatine tout autre, ayant disparu à la suite de grands cataclysmes, et les débris de cette faune conservés dans le sol permettent-ils de découvrir les liens unissant primitivement ces petites terres à des Continents voisins ?
Il a été impossible jusqu’à présent de répondre avec certitude à cette question. Le seul indice que nous possédions sur l’existence possible de Mammifères errestres, autres que les Chiroptères, est due à une observation de M. Filhol.
Durant un séjour qu’il a fait en Nouvelle-Calédonie, il a eu l’occasion de visiter diverses collections formées par des personnes s’intéressant aux Sciences naturelles. Il remarqua dans l’une d’entre elles, réunie par les soins de M. Bon-
paraissant provenir d’ün Rhinocéros. Il se fit remettre, pour le Muséum de Paris, cette dernière pièce, qui portait toutes les traces d’une fossilisation complète et qui lui paraissait devoir posséder une grande valeur au point de vue de la distri-
il reconnut qu’elle était presque identique à une des prémolaires du Rhinocéros de Sumatra.
La pièce qui a servi à cette observation avait été trouvée dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, au Diahot.