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ÉTUDES SUR LES ANIMAUX DE L'ÉPOQUE QUATERNAIRE

34. — Observations relatives à un erRne (l’I'rsus priscus découvert dans la caverne de Lliernt (1).

M. Filhol a entrepris, relativement aux animaux dé l’époque quaternaire, une série d’études tendant vers un but semblable à celui qu’il s’était proposé d’atteindre en abordant l’examen des faunes fossiles du tertiaire. Il s’agissait toujours pour lui de bien définir les caractères des animaux d’une époque ancienne

Durant le cours de fouilles entreprises dans la caverne de Lherm (Allège), il a été découvert, en même temps que de très nombreux crânes de l’Ours des cavernes (Ursus spelœus), un crâne d’une espèce d’Ours (Ursus pris eus), assez voisine des espèces actuelles de ces animaux. M. Filhol a pensé alors qu’il serait très intéressant de rechercher si l’ Ursus priscus n’était pas l’un des ternies d’une série animale reliant le grand Ours des cavernes aux Ours récents. Il a entrepris

crânes d’Ours qu’il avait extraits de la caverne de Lherm. Les résultats auxquels

breuses particularités anatomiques propres, qui n’avaient pas encore été signalées, et d’autre part qu’après leur constatation il n’était pas possible de songer à rattacher les Ours actuels à V Ursus spelœus par l’intermédiaire de l’ Ursus priscus.

35. — Etude d’une variété d’Ursus arctos de très grande taille trouvée assoelée, dans la caverne de Lherm, à l'Ursus spelæus (2).

Lorsqu’on examine une grande série de crânes d’ Ursus spelœus, on est frappé de la fixité de leurs caractères. S’il s’est produit quelques variations, elles n’ont

(1) Bull. Soc. phil., 1878.

pas eu pour résultat d’altérer profondément ce type

rapport avec YUrsus arctos de nos jours.

Cette observation, relative aux crânes d’Ours ans de la caverne de Lherm, a pris une importance t la découverte faite dans le même gisement de deux rentes de celles recueillies précédemment.

animal, et l’on est obligé dè ;s plus modifiées, n’a aucun

extraits depuis plus de vingt oute particulière à la suite de têtes d’Ours absolument diffé-

La première d’entre elles possédait o“o35 de longueur. Sa dentition était identique à celle de YUrsus arctos. L’examen des diverses parties constituant la face et le crâne confirmaient ces premières analogies. Les bosses frontales énormes sur les Ursus spelœus n’existaient plus, et la ligne de profil de la tête était identique à celle de nos Ours. En présence de caractères si nets, on ne pouvait que désigne par l’appellation d’ Ursus arctos l’animal dont il s’agissait.

La présence d’un Ursus arctos d’une taille énorme, isolé au milieu de plusieurs centaines d’ Ursus spelœus donne lieu à des considérations importantes. Cet animal ne pouvait pas évidemment être regardé comme le produit des variations de l’ Ursus

On est dès lors amené à se demander, en tenant compte de la présence d’un unique individu, si YUrsus arctos n’a pas apparu dans des régions éloignées, peut-être dans l’Amérique du Nord, et s’il ne s’est pas avancé progressivement, en se substituant* .partout sur son passage à l' Ursus spelœus. La lutte entre ces deux carnassiers devait évidemment tourner à l’avantage du premier, dont la structure des dents indique des caractères beaucoup plus carnivores.

M. Filhol a signalé, en même temps que YUrsus arctos, un Ours de grande taille, encore inconnu (Ursus Gaudrji), qui était remarquable par l’abaissement de son front se continuant presque horizontalement avec les os du nez.

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