C. - Déformations pathologiques des oeliules nerveuses
i" Transformations des cellules des ganglions racuidiéns chez les amputés (52). — Chez un jeune épileptique, mort trois mois et demi après une amputation sus-condylienne, pratiquée pour gangrène de la jambe, les cellules des ganglions rachidiens correspondant au membre retranché présentent des particularités remarquables. Leurs cellules sont pour la plupart modifiées et ont subi des variations de trois types différents ; fenestrations, formation de pelotons péricellulaires et développement de fibres claviformes (fig. 17).
Les fenestrations de l’origine du cylindraxe et du protoplasma cellulaire sont, comme l’a montré Cajal, des dispositions fréquentes à l’état physiologique; mais ici elles sont tellement nombreuses et tellement compliquées qu’il s’agit évidemment d’un état anormal; la corrélation de cet état avec l’amputation est évidente, puisque du cété opposé les fenestrations sont infiniment plus rares.
Les éléments satellites se sont multipliés; ils se logent dans les mailles du réseau des trabécules protoplasmiques et forment autour des cellules nerveuses une étroite couche enveloppante. L'hypertrophie des éléments
imprégnées de substances lipoïdes que l’on peut colorer par l’hématoxyline
C’est l’étude de ces sphérules qui m’a conduit à la recherche histologique des substances grasses dans les cellules nerveuses, à l’identification des
b) Tuméfaction fusiforme du cylindraxe des cellules de Purkinje. — Cette malformation est beaucoup plus répandue que la précédente; je l’ai observée dans plusieurs formes différentes de l’idiotie, avec ou sans atrophie cérébelleuse.
Le cylindraxe d’un grand nombre de cellules de Purkinje présente, à une distance très petite et constante du corps cellulaire, une tuméfaction qui peut atteindre le volume de la cellule elle-même ; à un premier degré, le cylin-
renflement à une certaine période embryonnaire. Il y a là certainement une disposition spéciale.
Presque en même temps, celte même altération a été décrite par Rossi dans un cas de sclérose cérébelleuse; auparavant, elle avait été signalée, mais incomplètement interprétée, par Sciuti chez les paralytiques généraux et par Straüssler dans un cas d’hérédo-ataxie cérébelleuse ; depuis lors, elle a été retrouvée par Marinesco, dans différentes circonstances, par Laignel-Lavastine et Pitulesco, enfin récemment Cajal lui a consacré un travail étendu.
3* Formation
croyions alors, ur
simplement exagérée et rendue pathologiquement accessible à l’es les techniques que nous avons employées.
Cette disposition n’est d’ailleurs pas complètement élucidée
actuelle, ainsi que je l’ai dit plus haut (p. 23). Elle présente certainement une très grande importance dans l’architecture de la cellule nerveuse.
Certains auteurs ont divisé en plusieurs catégories les aspects observés; nos fissures répondraient au type II de v. Bergen et seraient artificielles. Je ne crois pas que les aspects que nous avons décrits soient de purs artefacts, parce que j'ai observé récemment la présence des granulations spumeuses dans des fissures qui répondententièrement à celles dont il est question ici (62).
altérée pour comprendre que ce délicat cylindre de cristal, aux lignes pures, aux contours géométriques, représente bien la forme réelle de la fibre myéline. L’observation minutieuse des fibres altérées par tiraillement ou par écrasement permet ensuite, en profitant des hasards heureux, de procéder à une sorte de dissection microscopique des fibres nerveuses ; on obtient ainsi des renseignements d’une grande valeur concernant certaines dispositions qui sont invisibles sur la fibre intacte (planche hors texte, phot. 1-14).
En procédant de la sorte, j’ai pu constater des faits nouveaux qui m’ont permis de dresser un plan de la fibre a myéline entièrement différent du schéma classique (fig. 27).
a) /.es espaces interannulaires sont relativement faciles à étudier; le cylindraxe, très large, présente un aspect complètement hyalin; on y distingue de très fins chondriomites longitudinaux, qui deviennent un peu plus visibles au bout de quelques instants; les neurofibrilles ne sont pas visibles, même à l’aide de l’éclairage du fond noir, contrairement à ce qui a été dit. La myéline, bien visible grâce à sa grande réfringence, forme une gaine mince dont l’épaisseur est, dans tous les points, rigoureusement uniforme ; elle est coupée de distance en distance par les incisures de Schmidt- Lanterman, qui apparaissent sous la forme de lignes obliques exactement symétriques de part et d’autre de la fibre ; ces lignes sont les coupes optiques d’une membrane circulaire dont la forme répond à la surface de révolution d’un tronc de cône (phot. 1 de la planche hors texte).
b) Etude par les techniques histologiques. — L'emploi des différenls fixateurs et colorants usités en cytologie est nécessaire pour pousser plus loin l'analyse de la fibre nerveuse.
En variant mes techniques, j’ai observé un certain nombre de faits nouveaux dont les uns viennent compléter les résultats de l'étude à l’état trais, tandis que les autres concernent des structures complètement inaccessibles à ce mode d’examen. Comme tous ces faits se tiennent entre eux, Je les décrirai dans un ordre logique, en signalant seulement au passage ceux qui établissent une transition entre les images obtenues directement de la matière vivante, et celles qui appartiennent exclusivement au domaine, toujours un peu incertain, de la technique histologique.
a) Structure protoplasmique de la gaine de myéline. Les mitochondries et les tracées protoplasmiques rayonnantes. — Si après avoir traité un nerf par
Cette structure est infiniment délicate; elle se transforme avec une facilité extrême en une série d’artefacts plus ou moins grossiers, qui ont égaré pendant bien longtemps les histologistes et dont je montrerai plus loin la genèse.
La seule objection que l’on pourrait faire aux mitochondries que je viens de décrire est leur aptitude à se colorer après un fixateur qui contient une assez grande quantité d’acide acétique. Mais les propriétés du chondriome subissent des variations d’une espèce cellulaire à une autre, et même d’un
•itoire voisin. Il se trouve justement que les mitoui forment des bâtonnets dans l’axe de la fibre, se lie un peu moins bien, dans les mêmes pièces que yéline; celles de la cellule nerveuse, par contre, ne
J’ai pu colorer ces mitochondries de la gaine de myéline par plusieurs techniques : 1“ fixation préalable au formol, puis mordançage au bichromate acétique; 2" bichromate simple; 3® méthode de Benda, après passage au bichromate acétique; enfin 4® par la méthode vitale d’Ehrlich au bleu de méthylène — cette dernière technique a la réputation, peut-être un peu surfaite, de ne pas déformer les structures {fig. 37, h ; photo. 19 de la planche
Chacune de ces techniques permet de faire des constatations intéressantes, sur lesquelles je n’insisterai pas. J’indiquerai seulement qu’avec la fixation préalable dans le formol d’une part, avec la méthode d’Ehrlich d’autre part, on obtient des préparations dans lesquelles la gaine de myéline n’est pas gonflée, si bien que les chondriomites, n’étant pas étirées, ont gardé leur forme et leurs dispositions naturelles — autant qu’on peut le supposer. Elles sont très régulièrement disposées; leurs directions sont obliques dans quatre sens différents, par rapport à l’axe de la fibre, et dans chaque sens les bâtonnets sont parallèles à leurs voisins.
P) Les incisures de Sckmidt-Lanterman, leurs filaments {appareil de Rezzonico) et leurs granulations. — De distance en distance, la gaine de myéline est traversée obliquement dans toute son épaisseur par les incisures de Schmidt-
la préparation par l’hématéine, on peut démontrer que ces incisures )nt constituées, comme l’avait indiqué Kuhnt, par des membranes infundiuliformes, tendues entre le cylindraxe et la surface externe de la fibre. Dans
culière, ne peuvent plus être considérées comme des ponts protoplasmiques
plasma dépendant encore de la cellule de Schwann, mais située entre la gaine de myéline et le cylindraxe. Ainsi disparaît une des dispositions essentielles du schéma, actuellement classique, qui met la myéline à l’intérieur du protoplasma de la cellule de Schwann, et la compare, à la goutte de graisse d’une cellule adipeuse.
y) Le double bracelet épineux, la gaine du cylindraxe et les anneaux cylindriques de renforcement au niveau de l’étranglement de Itanvier. — Ce sont les doubles bracelets épineux des étranglements qui m’ont mis sur la voie, au début de mes recherches sur la fibre à myéline, et qui m’ont fait comprendre l’architecture du segment interannulaire. La technique pour les voir dans leur forme la plus caractéristique est la suivante : un nerf est fixé pendant
sur les autres, de telle sorte que la tranche de cette gaine, au lieu de se présenter, sur les coupes longitudinales, sous la forme d’une ligne droite, s’est recourbée en arc de cercle à convexité interne; c’est par une manœuvre semblable que les relieurs arrondissent le dos des livres. La juxtaposition de deux arcs de cercles, au niveau^des étranglements donne tout naturellement naissance à un renflement biconique du cylindraxe.
Lorsque la déformation est plus accentuée, elle résulte du tiraillement de la fibre pendant la fixation; le mince cylindre de renforcement se déchire entre les deux moitiés du bracelet épineux et la substance molle du cylindraxe fixe circulairement au travers de cette fente. Beaucoup de figures classiques représentent cette disposition qui est entièrement artificielle (fig. 38, *, c; flg. 39, 6, c).
cylindraxe, Op, il e:
disposition des
s’applique à
fortement déformée par l'abondant dépôt d’argent qui se fait sur elle.
Quelle est la signification du réseau protoplasmique marginal? La comparaison avec la disposition que j’ai observée dans les plexus de la cornée et la notion de l’origine névroglique de la cellule de Schwann, me portent à penser que cette disposition a des rapports de parenté avec les prolongements protoplasmiques ramifiés des cellules névrogliques véritables.
Ç) Les déformations aHificielles de la fibre à myéline. Le réseau de Lanlerman et la neuroMraline. — J'ai montré que le réseau de neurokératine n’est autre chose que le réseau de Lanterman dégraissé. Ces deux artefacts se forment par le môme mécanisme, intéressant à connaître.
Il existe dans la gaine de myéline une substance qui possède la propriété de réduire fortement l’acide osmique et qui n’est pourtant pas la myéline
lent relativement peu de préparations, à la striatic 5 fibres à myéline, ils ont
Une disposition tort importante s’observe dans les points où le protoplasma du syncytium de Schwann s’est craquelé sous l’influence des tiraillements exercés pendant la dissociation; la flbre n’est pas complètement rompue; la continuité est maintenue par une très mince gaine périphérique, qui se montre sous la forme d’une ligne très fine à chaque bord. Cette gaine est l’homologue de la gaine de Schwann des fibres à myéline; ici la gaine n’est évidemment que la cuticule du protoplasma syncytial. Pour les fibres à myéline, il en est de même; ce fait peut être démontré directement par l’observation des filaments syncytiaux de Schwann qui persistent dans la dégénération wallérienne des fibres à myéline : ils portent la même gaine que les fibres de Remak et cette gaine provient, par des transformations que l’on peut suivre, de la gaine de Schwann. La gaine de Schwann n'est donc pas, comme on le croit, une membrane distincte de la cellule de Schwann ; c'est une simple cuticule, une couche externe condensée du protoplasma syncytial, variable suivant la nature des fibres considérées et capable de se modifier suivant leur état physiologique.
De tous ces faits, on peut tirer la conclusion que la notion de la fibre nerveuse périphérique doit être précisée : il faut désigner sous ce nom l’ensemble des éléments d’origine ectodermique qui sont contenus dans un même espace, creusé au sein du mésoderme; ces éléments sont les uns de nature nerveuse, les autres de nature névroglique ; ces derniers forment une couche protectrice à la surface des premiers, qui sont contenus dans l’épais-
EÉRATON A LMEmE. — 0.) Examen i l’étal vivant (69, Si).—
nerveuses meurent, lorsqu’elles sont séparées de la portion nucléée les ; par leur taille et la facilité qu’offre leur manipulation, elles t, pour l’étude détaillée de ce genre de mort, un objet plus favoles protozoaires mérotomisés.
11 s’agit ici de la nécrobiose du protoplasma la plus simple qui puisse exister, sans mélange d’altérations contingentes du fait d’agents étrangers ; aussi les phénomènes observés de séparation et de transformation des substances constituantes présentent-ils un grand intérêt, au point de vue de la structure et de la biologie cellulaires en général.
Dans les premières phases de la dégénération wallérienne, la fibre nerveuse, comme on le sait, se fragmente 4 l’intérieur de sa gaine syncytiale de Schwann. J'ai montré que ce processus peut être, avec avantage, étudié directement sur des fibres fraiches et qu’il se poursuit même, sous les yeux de l’observateur, lorsque la préparation est faite par dissociation des nerfs dans un milieu convenable (fig. 48).
Le premier phénomène est la rétraction du cylindraxe qui perd son œdème physiologique et reprend partout le calibre qu’il a normalement au niveau des étranglements ; ses parois abandonnent la gaine de myéline encore intacte et il se place au centre de la fibre. Entre le filament rétracté et la gaine de
par un processus actif d’étranglement que l’on s'explique mal, sectionnerait le cylindraxe en tronçons. L’examen à l’état frais montre que les choses se passent tout autrement et d’une façon plus compréhensible.
Au fur et à mesure que la dégénération avance, la substance visqueuse, qui retient les filaments cylindraxiles, se réduit de plus en plus, tandis que la substance aqueuse, qui continue à s’en séparer, augmente dans la même proportion.
Bientôt apparaît la segmentation de la gaine de myéline qui aboutit à la formation des ovoides et dont j’ai pu voir toutes les phases s’opérer sous mes
s; il se produit naturellement beaucoup
de myéline reste vivante pendant très longtemps et que sa segmentation ne peut se produire que si des phénomènes vitaux continuent à se produire dans sa substance. Pendant toute la durée de la dégénération wallérienne, les fragments du cylindraxe restent enfermés dans les ovoïdes de myéline, qui gardent leur structure protoplasmique ; c’est seulement dans les dernières phases, lorsque les débris du cylindraxe ont été résorbés, que la myéline per^ son organisation et se transforme en boules pleines sans structure. Tout se passe comme si la myéline digérait les fragments du cylindraxe; elle les enveloppe complètement par un procédé analogue à celui des phagocytes véritables, qui digèrent dans leurs vacuoles les substances dont ils se sont emparés.
Celte interprétation me paraît être appuyée par l’étude de la dégénération
bl La dégénération wallérienne du nerf à l'état de survie en milieu arti~ ficiel (71). ““ J’ai observé, en effet, qu’en prenant les précautions voulues, les
température et de montrer qu’il obéit aux lois générales qui régissent les
Nous savons actuellement que, placés dans certaines conditions, beaucoup de tissus survivent longtemps; la survie de la myéline n’est donc pas du tout
c) Le rôle des sels métalliques^ des acides, des bases, des poisons et de la température (75,77). — Mônckeberget Belhe avaient déjà constaté que la dégénération peut s’opérer dans les nerfs laissés en place sur les animaux morts; ils n’avaient pu l’obtenir dans les nerfs excisés et placés en milieu artificiel. Ceci
des faits entièrement nouveaux, qui vont à l’encontre des données classiques : 1* la technique avec laquelle j’ài coloré le syncytium de Schwann des fibres à myéline à l’état physiologique (liquide de Dominici, dissociation, héraatoxyline au fer); 2® la technique que j’ai employée pour colorer le syncytium de Schwann des fibres sans myéline (alcool au 1/3, acide nitrique à N : 100, dissociation, hémalun, mélange carmin d’indigo acide picrique de Cajal).
kbit que des modifications passives, li concerne la morphologie extérieure.
séquence d’une lésion semblable qui atteint, au voisinage des cellules ganglionnaires, l’origine du nerf périphérique. Dans ce cas, la lésion primitive est séparée de la dégénération secondaire non seulement par une portion saine de 6bre, mais encore par la cellule elle-même du neurone.
Dans le cas que j’ai étudié, par la méthode de Marchi, un minuscule noyau secondaire de cancer siégeait sur le nerf facial immédiatement au delà du ganglion géniculé; les cellules de ce ganglion étaient saines, ainsi que la première portion des libres du nerf intermédiaire de Wrisberg, qui en émanent; pourtant ces fibres, aussitôt après avoir pénétré dans la protubérance, subissaient une dégénération totale qui permettait d’étudier leur trajet et de délimiter le noyau gustatif auquel elles aboutissent.
lBes (13,25,35, 37,38, 39,40). — a) Régé constaté qu’il y a presque toujours des
: fibres dans les :
du foyer inflammatoire juxta-ganglionnaire. Dans la forme amyotrophique du tabes ces destructions peuvent être considérables, et dépasser même celles des
lésées à partir du foyer inflammatoire, ou plus exactement à partir d’un point situé au-dessus de ce foyer, car la dégénération affecte toujours une marche
privées de leurs fibres à myéline. Ces fibres sont en quantités énormes dans les fascicules radiculaires à l’intérieur du ganglion; elles sont déjà moins abondantes dans le nerf radiculaire; dans la portion sous-arachnoïdienne des
non pas des cyiindraxes en voie de destruction, terminés par des boules de « dégénération » ou de « rétraction ».
Ces fibres se dirigent vers la racine altérée, de même que celles qui naissent du bout supérieur d’un nerf coupé sont attirées par le bout inférieur dégénéré; elles ont donc les mêmes tropismes que les fibres régénérées les plus typiques. D’ailleurs, la présence au môme niveau d’une régénération nerveuse typique dans la racine motrice, lésée par le même foyer inflammatoire, vient compléter la preuve qu’il s’agit là, sans doute possible, d’un effort de régénération des racines postérieures détruites par le tabes. Cet effort est vain et n’aboutit qu’à une néoformation abortive; les fibres ne parviennent pas à se myéliniser et elles ne vont pas loin, étant arrêtées pour la plupart par le foyer inflammatoire, qui a été la cause première de l’altération radiculaire. De tout cela on ne saurait s’étonner, lorsque l’on connaît la longue persistance des phénomènes d’activité dans le processus tabétique.
2° La r^:gênération collatérale et les paraphytes (37, 38, 39, 40). — Cette régénération des racines postérieures au cours du tabes présente, dans le mode d’origine des fibres qui la constituent, une disposition très spéciale, qui est des plus intéressantes et qui en fait une catégorie à part dans l’ensemble des processus régénératifs.
Les fibres néoformées ne tirent pas leur origine, comme dans la régénération des nerfs coupés, du point où s’est arrêtée la destruction des cylindraxes, mais bien d’un point quelconque du neurone atteint. On peut en distinguer trois espèces qui naissent : 1“ du corps cellulaire lui-même; 2'* du glomérule; 3° de la portion extracapsulaire de l’axone. Ces trois variétés de libres ne se distinguent que par leur lieu d’origine; dans leur trajet ultérieur, elles se comportent toutes de même (fîg. 71 et 72).
On sait que les cellules des ganglions rachidiens sont morphologiquement unipolaires; mais leur unique prolongement se bifurque en T pour donner naissance, d’un côté à une fibre de la racine postérieure, de l’autre côté à une fibre du nerf périphérique; physiologiquement, ces cellules sont .donc bipolaires. Or, dans le tabes, la dégénéralion des fibres radiculaires descend le plus souvent très avant dans l’intérieur du ganglion, et s’étend jusqu’à leur point d’origine : la cellule nerveuse, si elle ne se modifiait pas, serait donc réduite à l’état d’une cellule morphologiquement et physiologiquement unipolaire. Mais cet accident ne se produit pas parce que la cellule donne
moins, la fibre radiculaire détruite.
Comparé à la régénération du nerf coupé, qui peut être appelée régénération terminale, ce processus nouveau doit recevoir le nom de régénération collatérale. Cette seconde forme de régénération ne suppose pas, comme la première, la destruction préalablement complète de la portion de l’axone à remplacer; on peut en effet admettre à priori, et l’on constate a posteriori, que tout cè processus de bourgeonnement collatéral peut commencer à évoluer,
ilerprélalion,
sait que Cajal et Dogiel ont décrit des fibres qui,
pour les pelotons
l’état normal, qui dès lors is avec le sympathique, sur des ganglions rachidie
mdesganglioi
interprétation