ASTMÉTRIQUE, CONSIDÉRÉS FAUSSE5IENT COMME ÉTANT INDÉDOUBLABLES
Nous avons déjà vu que l’existence d’un isomère indédoublable de l’acide tartrique est due aux effets de deux carbones asymétriques qui se compensent: par analogie on admettait à tort, sur cet unique exemple, que tous les corps actifs, même à un seul carbone asymétrique, devaient posséder un pareil isomère indédoublable ; il fallait donc montrer que ces isomères n’existent pas. Le premier travail de ce genre est dû à M. Bremer, qui a montré que l’acide malique, réputé inactif, est dédoublable.
Le dédoublement de l'acide lactique pouvait être considéré comme étant la conséquence de celui du propylglycol dont il dérive par oxydation ; il a été opéré directement par M. Lewkowitscli.
Alcool amylique. — J’avais obtenu un alcool amylique inactif aux dépens de l’alcool actif en chauffant vers aoo» l’alcoolate de sodium. 11 fallait montrer qu’il est dédoublable ; j’ai réussi à en séparer l’alcool amvlique dextrogyre par l’action des moisissures (Bull. Soc. chim., t. XXV, p. I99)(').