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MORPHOLOGIE DU RÉCEPTACLE

Chez les Agarics, le réceptacle se compose d’un chapeau, tantôt sessile et à développement unilatéral, tantôt porté par un pied; Fries admettait que le chapeau peut s» présenter,résupiné (pagina mperiori adrntus) chez des espèces épixyles, mais ce n’était pour lui qu’une aberration plus ou moins monstrueuse du type passant à la forme originelle et tenant h l’âge du Champignon et au lieu où il croit ( System. mycol., t. I, p. 3) ; il en est cependant un assez bon nombre qui présentent l’aspect d’un chapeau renversé, attaché par le sommet et qui présentent les lamelles à l’intérieur, comme la cupule des Pézizes, dont l’hyménium. tapisse la surface intérieure. C’est de l’étude de ces formes p.ézizoïdes que j’ai fait l’objet d’un travail publié par les Annales de la Société linnéeme de Maine-et-Loire (t. XI). J’ai ramené à deux types le développement d’apparence anormale du réceptacle résupiné ou pézizoïde : 1° les Agarics qui ne revêtent la forme pézizoïde que pendant une phase de leur développement et dont l’organogénie a été faite par M. H. Hoffmann ; 2° les Agarics dont le réceptacle est à forme pézizoïde à toutes les phases de son développement. Ce mode de développement, qui n’avait pas été soupçonné, nous est présenté par un Agaric d’origine africaine, que j’ai retrouvé en France; reconnu depuis par plusieurs observateurs, son aire s’étend aujourd’hui jusqu’en Hongrie; Léveillé l’avait nommé Ag. cralerellus. Le développement du chapeau a lieu de la manière la plus régulière dès l’origine, en présentant l’aspect d’une coupe analogue à un Cyphella ou à une Pézize. Ce procédé de croissance, qui paraît inverse du mode habituel chez les Agarics, permet d’expliquer certaines formes monstrueuses de réceptacle, dans lesquelles un petit

chapeau renversé apparaît à la surface extérieure du chapeau d’un Agaric ou d’un Bolet, sans qu’on puisse attribuer sa présence à un phénomène de soudure ou de renversement d’une partie de la surface inférieure du Champignon. L’étude des formes tératologiques chez les Champignons a donné lieu aux interprétations les plus bizarres et les plus contraires aun données qui nous sont fournies par la physiologie générale de ces végétaux. J’en ai fait l’objet d’un travail, avec planches k l’appui, qui a été inséré dans le Bulletin de la Société botanique (t. XIV, p. 290). La prolification par des procédés de ramification propres à beaucoup de réceptacles fongiques et divers modes de soudures, permettent d’expliquer simplement des cas en apparence très compliqués, comme celui d’un Pratelle ayant un petit chapeau englobé dans un plus grand-, avec des lamelles normales convergeant vers un mamelon central. Je me suis appuyé sur des exemples, qui se complètent dans leurs significations diverses, pour appuyer cette thèse..

Le développement du réceptacle de Lepiota Cepœstipes Sow., du FistulinahepaticaFr., du Polyporus sulfureus Bull., m’a donné l’occasion de présenter des faits nouveaux sur les premiers âges du réceptacle, sur la naissance des tubes des Polyporés et le premier état des basides comparés aux cellules-mères des conidies, (Recherches sur les végétaux inférieurs I, Des Fistulines. — Mémoire sur le Polyporus sulfureus. Acad, des sc., 1878. — Les Cellules à parois épaisses, Assoc. franç., Clermont, 1876).

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