Deuxième partie : De la cataracte lenticulaire corticale
Cette partie contient la description complète de la cataracte corticale, c'està-dire de cette opacité incomplète, striée ou tachetée, de la substance corticale du cristallin, si fréquente chez les vieillards. C'est le premier travail complet sur cette maladie, qui antérieurement était inconnue et confondue avec les cataractes capsulaires. L'auteur donne les caractères diagnostiques à l'aide desquels on peut distinguer la cataracte corticale de la cataracte capsulaire, et surtout la cataracte corticale postérieure, commune chez les
— ai —
vieillards, de la cataracte capsutaire postérieure, rare à tous les âges, fort mal connue jusqu'alors et regardée à tort comme fréquente. 11 divise la cataracte corticale en antérieure, poëtèrieitre et antéro-postérieure. Dans ce mémoire et dans ses travaux ultérieurs, il a établi que les cataractes sénrles molles, demi-molles et demi-dures débutent toujours sous la forme de la cataracte corticale; que celle-ci, au terme de sa marche et arrivée à son entier développement, se transforme en une cataracte lenticulaire molle, demi-molle, quelquefois demi-dure, mais jamais entièrement dure; que la couleur de toutes ces cataractes varie entre le blanc et le gris ; enfin, que la seule cataracte dure débute au centre, offre une teinte verdâtre ou verte, à son plus haut degré de dureté même une couleur brune, et que la teinte foncée des opacités cristalliniennes tient toujours à une couleur jaune d'ambre du noyau, couleur qui, en allant jusqu'au brun d'acajou, finit par constituer les cataractes qu'on a appelées noires, et dont il traite dans un autre mémoire (cï-dessous, n 95).
À ces différentes considérations, il consacre dix-sept chapitres, dont l'un traite de la cataracte disséminée, un autre de l'importance du diagnostic de la cataracte corticale pour la pratique, et le dernier de l'historique de cette maladie. Le résumé de ce sujet {Iconographie, p. 162) a été augmenté de plusieurs représentations graphiques.
5i . — Note complémentaire sur la cataracte corticale.
(Annales doculistique, loc. cit., p. 281.)
Elle décrit la marche de cette affection.
52. — De quelques accidents consécutifs à l'extraction de la cataracte , et en particulier de la fonte purulente de la cornée et du globe oculaire; des moyens de prévenir ces accidents.
(ÈuHetin générât ée thérapeutique \ f 843, t. XXV, p. 25G et suivantes, 3(54 et suivantes,
419 et suivantes.)
Beaucoup de chirurgiens regardaient autrefois, et beaucoup d'entre eux regardent encore aujourd'hui, Tiritis comme la cause principale et la plus
réquen te du non-succès après l'opération de la cataracte par extraction. Cette 'opinion est radicalement erronée. L'iritis, après l'extraction, est un accident très-rare; les insuccès, et surtout l'ophthalmite et la fonte purulente de la cornée et du globe, si Ton examine sans préjugé, sont le plus ordinairement causés par l'écartement du lambeau de la cornée. C'est là le sujet de ce mémoire, qui indique en même temps les moyens d'éviter ce fâcheux accident. Dans un autre travail (voy. n° 87, p. 50), ces idées ont été reprises et complétées.