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TRAVAUX SUR LES ORGANES DE SÉCRÉTION

48. — Sur l’appareil sécréteur des CopaUera (Comptes .rendus de l’Académie des Sciences, 31 octobre 1892).

49. — L’appareil sécréteur des Ccpaifera (Bulktin de la Société Botanique de Francs, 1892, avec 15 figures).

Fæs observations récentes de M. Tschirch sur l’origine et la structure du système sécréteur des Copaïers semblaient prouver, conformément aux recbercbes de ses devanciers, que les cavités de la tige, dans lesquelles s’accumule le baume de ces arbres, se forment par résorption locale des éléments qui constituent le corps ligneux. On sait, au contraire, que les canaux sécréteurs des Conifères, des Ombellifères, etc., naissent par écartement de cellules, qui laissent entre elles un méat dans lequel se déverse le produit de sécrétion : c’est le mode de formation schizogène. En même temps, pour suivre l’élargissement du méat, ces cellules se divisent et forment une bordure individualisée autour du canal.

Les canaux à baume des Copaïers ont aussi une origine schizogène, mais c'est là leur seul trait commun avec les canaux sécréteurs des autres plantes.

On constate, en effet, que, dans la tige ou la racine, où ils sont surtout importants à considérer, ils naissent toujours dans le cambium, et non pas dans les éléments ligneux déjà différenciés. Il n’y a donc pas de résorption de tissus. En outre, les cellules qui s’écartent pour former le méat ne se

niveau des feuilles et ne rappellent que de très loin celles qui existent dans chacune des couches ligneuses des Copaïers. A cet égard, le système sécréteur de ces arbres ressemble aux laticifères des Chicoracées, Papavéracées, etc. ; toutefois, l’analogie s’arrête là, car son origine et sa structure sont bien différentes. Les caractères du réseau des Copaïers ne se rencontrent chez aucune des plantes pourvues de canaux sécréteurs ; en outre, ces arbres en fournissent l’unique exemple chez les Légumineuses.

Au cours de cette élude, dans laquelle j’ai passé en revue tous les organes de la plante, j’ai signalé aussi certains faits intéressants au point de vue de la sécrétion considérée en elle-même.

50. — Sur l'appareil mudtère des Laminaires {Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 18 janvier 1892).

51. — Observations sur l’appareil muoilère des laminariacées (Annales des Sciences naturelles, Boiasmob, 8' série, t. XV, p. 1-40, avec 20 figures).

L’appareil producteur du mucilage chez les Algues de la famille des Laminariées présente un double intérêt; car d’une part, chez ces plantes marines, il constitue un système sécréteur tout particulier, tel qu’il n’en existe dans aucun groupe déplantés; d’autre part, sa connaissance est très utile pour la détermination, parfois assez difficile, de ces Algues.

Parmi ces plantes, les unes ont des canaux à mucilage dans toutes leurs parties : lame, stipe et rhizoïdes; les autres n’en possèdent que dans la lame. Dans le premier groupe, le Laminaria Clomtoni de nos côtes de Bretagne est particulièrement favorable à cette étude.

. Le système végétatif de cette Algue se compose d’une lame ou fronde annuelle, qui se découpe en lanières avec l’âgé, et d’un stipe ou pied vivace, pourvu de rhizoïdes fixant la plante aux rochers. C’est au point d’union de la lame et du stipe que se trouve la zone de croissance intercalaire, ou point végétatif. Les canaux muciféros y naissent et se différencient en deux directions opposées, dans les nouveaux tissus que forme la zone génératrice vers le haut

le bas pour allonger le stipe. Ils se dislingu

donner la

des méats lenticulaires qui prennent naissain i zone génératrice ; la cloison radiale communii

'origine, ce sont ( superficielle de la

cellules se transforme en mucilage dans sa partie médiane; puis 1 cellules se divisent pendant que le méat s’élargit, mais la bordure i forment autour de lui n’a pas les caractères propres aux cellules qui en les canaux sécréteurs des Phanérogames. C’est seulement un peu pl qu’un groupe de petites cellules sécrétrices apparaît à la base du méai à-dire à son extrémité opposée à la surface extérieure de l’organe. C’es caractère tout spécial, car chez les autres plantes, les canaux à huile essen-

tielle, à oléorésine, etc., ont une bordure continue de cellules sécrétrices.

2“ Pendant que les méats s’enfoncent de plus en plus dans l’écorce de la lame ou du stipe, ils se mettent en communication les uns avec les autres pour former un réseau. Mais les cellules sécrétrices restent localisées au point de jonction des branches ce réseau, sous forme d’ilots glandulaires qui grossissent en prenant des configurations très diverses.

5“ Après la formation, des mailles du réseau mucifère, on voit apparaître sur la face opposée à celle qu’occupent les îlots glandulaires, des tubes qui se dressent perpendiculairement aux branches du réseau et s’avancent jusque sous l’épiderme en écartant les cellules corticales; mais, contrairement à ce qu’on pourrait supposer au premier abord, ils ne s’ouvrent pas à leur extrémité pour déverser leur contenu à l’extérieur.

Cette structure particulière était restée méconnue ou, incomprise par les auteurs qui avaient étudié l’appareil mucifère de quelques-unes de ces plantes. Et, comme cet appareil présente un aspect qui varie suivant qu’on l’examine au niveau des îlots glandulaires, ou entre ces îlots sur le trajet des branches du réseau, ou bien encore à l’endroit où les tubes qu’il porte se dressent vers l’extérieur, il en était résulté des opinions non moins confuses que divergentes sur sa constitution. En outre, comme on n’avait pas remarqué les différences morphologiques qu’il présente dans une même espèce, non seulement avec l’âge, mais encore avec la partie de la fronde considérée à un âge déterminé, l’importance qu’il peut offrir pour la classification était contestée.

Une fois cette structure bien établie, il devenait possible de la rechercher même sur les échantillons d’herbier et, par suite, de tirer parti de la présence ou de l’absence de l’appareil mucifère au point de vue systématique. En étudiant les échantillons des principales collections conservées à Paris, j’ai montré comment le caractère fourni par cet appareil était applicable à la détermination des espèces, qui ne se distinguent pas toujours avec une netteté suffisante par la forme extérieure, invoquée auparavant d’une façon trop exclusive par la plupart des auteurs.

52. — Sur les noyaux des cellules des tissus sécréteurs (Bulletin de la Société Botanique de France, 9 décembre 1881).

Quelque surprenante que la chose puisse paraître aujourd’hui, on enseignait encore, il y a quinze ans à peine, à l’exemple de de Bary, que le tissu sécréteur est un tissu mort. J’ai montré, au contraire, que les cellules de bordure des organes sécréteurs oléorésineux des Conifères, Composées, Ombellifères, etc,, ou des canaux gommeux des Cycadées, etc., possèdent tous les attributs des éléments vivants. Le tissu sécréteur est donc un tissu vivant.

53. — Sur une modification du tissu sécréteur du iruit de la Vanille (Bullolin de la Société Botanique de France, 23 juillet 1886).

Le fruit de la Vanille. en voie de développement renferme des filés de cellules sécrétrices qui s’étendent dans toute sa longueur. Ces cellules, superposées et distinctes pendant un certain temps, contiennent chacune un gros paquet de raphides d’oxalate de chaux, qui s’allongent au point de percer très souvent les cloisons de séparation. Il en résulte finalement un véritable tube sécréteur, qui continue à manifester les réactions d’un organe parfaitement

54. — Sur la présence de réservoirs à gomme chez les Rhâmnées {Bulletin de la , Sociâé Botanique de France, 27 juillet 1888); en collaboration avec M. Colin.

Il existe, dans un certain nombre de Rh'amnées, des cellules du poches à gomme ou à mucilage analogues à celles des Malvacées et des Tiliacées. Elles peuvent se rencontrer dans tous les organes aériens. ' •

Ces éléments gommeux consistent tantôt dans de simples cellules, ordinairement plus grandes, que celles du parenchyme ambiant, tantôt'dans des poches formées par résorption des cloisons appartenant à un nombre variable de cellules contiguës. Nous en étudions la localisation, à la période primaire et secondaire du développement des organes, dans les espèces qui en possèdent.

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