‹ Notice sur les travaux scientifiques, mai 1879Chapitre 8 sur 10 · ZOOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

ZOOLOGIE GÉNÉRALE

Principes généraux de Biologie.

Ces principes généraux ont été publiés comme introduction, aux Eléments d'anatomie comparée des invertébrés du professeur Tb. Huxley, traduits de l’anglais par le docteur Darin; j’ai de plus ajouté à cette traduction un grand nombre de notes inédites sur plusieurs groupes du règne animal.

« Il m’a semblé indispensable, disais-je dans la préface de ce volume, de donner aux jeunes étudiants français une connaissance sommaire des grands principes introduits par Lamarck et Darwin dans les sciences naturelles, principes qui ont provoqué un mouvement si considérable dans toutes les branches du savoir humain.

» La chaire de zoologie delà Faculté de Lille est, jusqu’aujourd’hui, la seule en France où ces doctrines soient enseignées largement et complètement. Je souhaite, pour l’hoimeur de notre pays, que le présent volume en facilite la dissémination. »

(Huxley : Éléments i‘Anatomie comparée des Invertébrés. —

Paris, Delahaye et C le — 1867.)

Les mathématiques et le transformisme. — Réflexions sur la loi mathématique de la variation des types spécifiques.

Nombreux exemples à l’appui de la loi suivante formulée par voie déductive par le professeur Delbœuf, de Liège:

« Quand une modification se produit ohez un très-petit nombre d’individus , cette modification, fût-elle avantageuse, il semble que l’hérédité doit

la faire disparaître, les individus avantagés devant s’unir forcément avec des individus non transformés. Il n’en est rien cependant. Quelque grand que soit le nombre d’êtres semblables à lui et si petit que soit le nombre des êtres dissemblables que met au monde un individu isolé, on peut toujours, en admettant que les diverses générations se propagent suivant les mêmes rapports, assigner un nombre de générations, au bout desquelles la totalité des individus variés dépassera celle des individus inaltérés. »

(Remit scientifique, N° 33. — 10 février 1877.)

Classification du Règne Animal.

J’insiste dans ce travail sur la nécessité qu’il y a d’abandonner les systèmes fondés sur le mode de groupement des zoonites ou la symétrie générale des animaux. H y a bien plus de différence entre un Némertien et une Annélide qu’entre un Annélide et un Gastéropode.

Je propose de former, sous le nom de Gymnotoca, un embranchement comparable à celui des Vertébrés et des Arthropodes (Articulés proprement dits) et qui serait constitué de la façon suivante :

j Mollusca. — Cephalopoda, Gasteropoda (avec Pteropoda), I Acephala, Scaphopoda (Dentale), Polyplacophora

I (Chitons) Neomenia.

] Annelida. — Chœtopoda, Hvrudinea, Gymnotoma GYMNOTOCA l (Polygordius et Ramphogordius), Chœtognatha

I Gephyrea (avec Chætoderma), Mnteropneusta et

I Myzostomida.

I Brachiopoda. —

\ Ciliata. — Bryozoa et Rôti fera.

Les Gymnotoca sont caractérisées par la larve Trochosphcera, comme les Arthropodes par l’embryon Nauplius. L’établissement de ce phylum nouveau rencontrera peut-être une certaine opposition ; je suis convaincu que cette opposition cessera, quand, abandonnant les idées couramment reçues, on ne

perdra pas de vue, dans l’étude des animaux adultes, le fil conducteur de l’embryogénie. Même en considérant les animaux à l’état adulte, y a-t-il plus de différence entre un poulpe et un ver de terre qu’entre un papillon et une balane ou qu’entre un oiseau-mouche et un amphioxust Si l’on n’objecte l’embryogénie du poulpe et celle des oligochætes qui s’écartent notablement de l’embryogénie typique des Gymnotoca, je répondrai que ces cas aberrants ne sont pas plus étonnants que ceux fournis par l’écrevisse, par exemple, dans l’embranchement des Arthropodes ou par le poulet chez les Vertébrés : les uns et les autres s’expliquent par la condensation de l’embryogénie.

[Bulletin scientifique in No ri, 1878. Reçue internationale ies Sciences, 1878).

Les faux principes biologiques et leurs conséquences en taxonomie.

Après avoir démontré l’insuffisance des systèmes purement anatomiques et de ceux qui reposent sur la ' morphologie de l’adulte ou sur l’embryogénie statique, l’auteur propose de chercher les bases de la classification des animaux dans la morphologie dynamique de l’embryon, en tenant grand compte de l’influence perturbatrice qu’exercent sur la phylogénie, les moments physiologiques tels que le parasitisme, la fixation, la vie pélagique, les milieux obscurs etc.

(Rems scientifique du 11 (st-du 18 mare 1876, N°‘ 37 et 38).

Le laboratoire de zoologie maritime de Wimereux.

Exposé des motifs qui m’ont conduit à créer cet établissement. Résultats des recherches de la première année. Aperçu sommaire de la faune maritime des environs de Boulogne.

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