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Sur les affinités du genre Oreosoma, Cuvier

(C. B. Acad. Sc., t. CXVI, p. 598 ; 13 mars 1893.)

Ce poisson bizarre n’est connu jusqu’ici que par deux exemplaires appartenant aux collections du Muséum, l’un provient du voyage de Péron et Lesueur, l'autre est d’origine inconnue. Sa position dans la série zoologique a été, jusqu’ici, des plus douteuses; Cuvier et Valenciennes, qui les premiers l’ont fait connaître, le rapprochaient des Joues cuirassées, tandis que M. Günther le plaça d’abord parmi les Percidées, plus tard, à l’exemple de Lowe, parmi les Scombé-

Étudiant de nouveau ce type, la composition de la nageoire ventrale, jointe à certains détails de l’écaillure du corps et de la forme delà tête, me conduit à cette conclusion, que c’est aux Bérycidées qu’il faut certainement le réunir. VOreosoma se rapproche surtout des genres Hoplostethus et Anoplogaster.

Dans les papiers de Lesueur appartenant à la ville du Havre, et auxquels, grâce à l’obligeance de M. Lennier, j’ai pu recourir, j’ai trouvé d’intéressants détails complémentaires fixant le point exact où le premier des spécimens a été capturé (30° latitude sud; 10° longitude orientale) et indiquant dans une excellente aquarelle la

coloration, inexactement donnée sur la planche de l’Histoire des Poissons.

Il est probable, à raison de ses affinités zoologiques et aussi de son excessive rareté, que 1 ’O'reosoma conifcrum, C. V. est uneespèce bathyoikésite, c’est-à-dire des grandes profondeurs.

fl4*. — Siluro’ide nouveau de l’Afrique orientale (Chimarrhoglanis Leroyi);

(Bull. Muséum Hist. nat t. III,. p. 81. — Réunion du 30 mars 1897.)

L’exemplaire, pour lequel sont fondés ce nouveau genre et cette nouvelle espèce, a été remis au Muséum par Monseigneur le Roy, il est probable que le Pimelodus platychir, Günther, appartient à cette même coupe générique.

Ce que ce Poisson offre de plus curieux est la construction de ses nageoires paires, les pectorales et les ventrales, horizontalement étendues ; elles peuvent servir de ventouses pour permettre à l’animal d’adhérer aux corps submergés. Une disposition analogue a déjà été signalée chez les Exosloma, les Glyptoslernum, du groupe des Sildroïdes, les Gaslromyzon, du groupe des Cyprinoïdes, habitants de cours d’eaux torrentueux, dans lesquels cette faculté d’adhérence leur permet de se maintenir. On est d’autant plus autorisé à croire qu’il en est de même pour le Chimarrhoglanis Leroyi, que ce Poisson a été rencontré par 600 mètres d’altitude.

H5. — Synopsis des espèces de Siluridæ recueillies par M. le D’Jobert à Calderon (Haut-Amazone).

(Bull. Soc. philom. Paris, 7“ série, t. IV, p. 180 ; 8 mai 1880.)

Trente-quatre espèces sont énumérées, dont trois nouvelles. M. le D'Jobert a rapporté une très nombreuse collection, prise sur l’Amazone en des points parfaitement déterminés; l’étude dé ces Poissons donnera de précieux renseignements sur la distribution géographique des êtres de cette région.

H6. — Note sur le genre Otocinclus et description d’une espèce nouvelle.

(Bull. Soc.philom. Paris, 1' série, p. 143 ; 21 avril 1880.)

Discussion des caractères du genre Otocinclus, dont la diagnose, telle que l’avait formulée M. Cope, doit être modifiée par suite de l’adjonction de plusieurs espèces nouvelles, deux que M. Steindaehner a fait connaître, la troisième, Otocinclus Joberti, décrite dans cette note.

La présence ou l’absence de nageoire adipeuse peut, dans ce genre, être regardée comme n’ayant qu’une valeur spécifique, n’est-ce même pas simplement une différence sexuelle? l’état des exemplaires ne permet pas déjuger cette question.

117. — Note sur les exemplaires du Bagrus Buchanani, Val., provenant du voyage de Victor Jacquemont.

(Bull. Soc. philom. Paris, 7" série, t. Vit, p. 23 ; 23 novembre 1882.)

On ne connaissait de cette espèce que la figure donnée par Valenciennes dans VAtlas du Voyage dans l’Inde, de Victor Jacquemont. Les individus types permettent de compléter ces renseignements et montrent que ce Siluroïde appartient au genre Pseudotropius, Bleeker.

118. — Sur un nouveau genre de Poisson voisin .des Fierasfer.

(C. B. Acad. Sc., t. CXVll, p. 745 ; 24 novembre 1893.)

Rhizoiketicus carolinensis, rapporté par M. Marche au Muséum. L’écaillure de ce Poisson se compose de minces scutelles légèrement adhérentes les unes aux autres, disposition nouvelle pour un être de cette Classe et qui trouverait plutôt son analogue chez certains Reptiles sujets à la mue complète, tels que les Ophidiens.

H 9*. — Sur un Poisson rare pour la faune française , le Trichiurus lepturus, Linné.

(Bull. Muséum Hist. na 1.111; p. 166. - Réunion du 25 mai 1897.)

Ce Poisson, propre à l’Atlantique nord, avait été plusieurs fois apporté sur le marché de Paris, ce qui permettait légitimement de penser qu’il se rencontre sur les côtes françaises, mais on n’en avait pas la certitude absolue. Les deux individus dont il est ici question ont été pêchés à Concarneau.

120. — Sur les espèces qui composent le genre Plesiops, Cuvier.

L’étude des six espèces de Plesiops, citées par les auteurs, montre d’après les éléments très complets fournis par les collections du Muséum, qu’elles doivent être réduites à quatre. Day a proposé de réunir les Plesiops nigricans, Ruppel, P. cæruleolineatus , Ruppel, P. corallîcola, Kuhl et van Hasselt, mais c’est aller trop loin, car, malgré les ressemblances extérieures très grandes, que présentent ces trois Poissons, le dernier se distingue nettement des deux autres par le dessin de ses écailles d'un type tout nouveau, les sillons centrifuges formant un dessin qu’on peut caractériser par l’épithète d ’aranéiforme, tandis que chez le P. nigricans (= P. cæruleolineatus ) les écailles sont du type cténoïde polystique ordinaire.

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