‹ Notice sur les travaux scientifiques. Mai 1900Chapitre 2 sur 35 · I. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

I. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

1. — Note sur la. disposition aes vertèbres cervicales chez quelques

Chéloniens.

{Bull. Soc. philom. taris, 7' série, 1.1, p. 13; 23 décembre 1876.)

2. — Remarque sur la disposition des vertèbres cervicales chez les

Trionyx.

(Bull. Soc. philom. Paris, 7' série, t. III, p. 239 ; 26 juillet 1879.)

3. — Sur la disposition des vertèbres cervicales chez les Chéloniens.

; JC. B. Acad. Sc., t. XC1, p. 796; 16 novembre 1880.)

4. — Mémoire ae ia disposition des vertèbres cervicales chez les

Chéloniens.

(Ann. Sc. nat., 6" série, t. X, art n« 7; 106 pages, 1880.)

Ces travaux, développés dans le dernier mémoire, conduisent à des conclusions assez inattendues sur la disposition des vertèbres, surtout des centrums, à la région cervicale chez les Chéloniens.

Ces animaux forment un ensemble des plus naturels et l’aspect extérieur est si peu différent dans ses traits généraux pour les divers groupes, qu’on serait tenté de croire, il priori, que l’étude anatomique montrera de très faibles variations, surtout lorsqu’il s’agit d’une partie aussi fondamentale que le rachis. Les anatomistes avaient jusqu'ici négligé cette question et dans les ouvrages les plus justement appréciés (Cuvier, Meckel, etc.), l’indication fournie par la Cistude d’Europe, si admirablement étudiée par Bojanus, est donnée d’une manière générale. La plupart des zoologistes n’en ont' parlé qu’incidemment, c’est à peine si l’on peut citer certaines remarques faites par M. Owen, Wilhelm Peters, et quelques figures de Wagler.

Ayant rassemblé une importante collection de pièces, qui comprend les vertèbres cervicales de plus de quatre-vingts individus, appartenant à, quarante-sept espèces, réparties dans vingt-deux genres, lesquels représentent d’une manière suffisante les grandes divisions, Familles et Tribus de l’Ordre des Chéloniens, il m’a été possible d’étudier ce sujet beaucoup plus complètement.

On rencontre dans les vertèbres de cette région chez ces animaux, ordinairement même dans une espèce donnée, toutes les combinaisons articulaires du centrum dont les auteurs ont fait mention chez les Vertébrés, c’est-à-dire des centrums soit procœliens, soit opisthocœliens, soit amphicœliens, soit amphicyrtiens, et, suivant que le cou est plus ou moins mobile, que la rétraction sous la carapace se fait plus ou moins complètement, on observe des combinaisons variées dans la manière dont se succèdent les différents types d’articulations vertébrales.

Ainsi chez les Ciiersemydina, franchement cryptodères, ayant le cou très allongé ( Tesludo , Emys, Cistudo, etc.), on trouve deux vertèbres amphicyrtiennes : une postérieure, toujours au huitième rang; une antérieure, occupant soit le quatrième, soit le troisième, soit le second rang. Dans ce groupe, les première et septième vertèbres étant toujours amphicœliennes, toutes les vertèbres qui précèdent la vertèbre amphicyrtienne antérieure sont opisthocœ- Iiènnes, celles qui se trouvent en arrière sont procceliennes.

Chez les Tortues de la même Tribu mais incomplètement cryptodères, à cou relativement court ( Cihosternon , Chelydra, Stauroty-

pus), la huitième vertèbre est constamment procœlienne et l’amphicyrtienne antérieure seule existe, occupant tantôtle quatrième, tantôt le troisième rang. Pour les Tortues de mer, la rétraction du cou se fait de la même manière et la disposition est semblable.

Les Tortues qui appartiennent à la Tribu desCHELYDjNA(Élodites pleurodères D. B.) nous offrent deux combinaisons correspondant à celles dont il vient d’être question. Dans les espèces à cou allongé ( Chelodina , Platemys, Ckelys , etc.),' il existe deux vertèbres amphicyrtiennes, la quatrième et la huitième. Chez celles à cou moins développé ( Slemolhænis , Pelomedusa ), on n’en trouve plus qu’une, elle occupe le second rang.

Enfin, dans les Trionychida. une disposition très différente se rencontre : toutes les vertèbres, sauf les deux extrêmes, sont opistbocœliennes. La première, vertëbreodontoïdienne, est, comme toujours, amphicœlienne. Quant à la huitième, le mode d’articulation du centrumen parait unique jusqu’ici parmi les Vertébrés; celui-ci, terminé en avant par une tête à double condyle, en arrière s'atténue en pointe et ne se trouve joint à la première- dorsale que par un ligament. L’union de ces deux os est assurée par les apophyses articulaires, les postérieures de la dernière cervicale s’enroulent autour des antérieures de la première dorsale pour former un véritable gond, qui retient très solidement les os, tout en permettant un mouvement si étendu dans le plan vertical, queles faces inférieures de ces deux vertèbres peuvent s’appliquer l’une contre l’autre.

On observe encore dans le mode d’articulation des vertèbres cervicales d’autres modifications qui ne sont pas sans importance sur le jeu de ces parties. Dans la portion antérieure les surfaces articulaires, têtes et cotyles, sont de forme hémisphérique, donnant lieu ii des diarthrôses condyliennes, qui permettent des mouvements plus ou moins faciles en tous sens. A la partie postérieure, au contraire, les surfaces s’allongent transversalement et d’ordinaire, comme déjà l’avait figuré Bojanus, sont composées d’une double tête répondant à une cavité également double; dans ce cas, les seuls mouvements sont ceux de flexion et d’extension, on a donc un véritable. ginglyme. L’examen des espèces étudiées dans ce travail montre que le nombre de ces articulations ginglymoïdes, toujours les dernières dans la série, est variable suivant les types. Dans les

Tortues réellement cryptodères et aquatiques on en trouve trois, il n’y en a que deux dans les espèces du même groupe mais terrestres ; les Tortues imparfaitement cryptodères et les Tortues de mer n’en ont qu’une. Malgré le type particulier d’articulation de leurs vertèbres cervicales, les Trionychida présentent également des articulations ginglymoïdes, deux chez le Cycloderma Aubryi et le Trionyx ægyptiacus, une seule chez le Trionyxjavanicus et 1 ’Emyda granosa. Ces articulations limitant lapossibilité des mouvements à ceux qui se passent dans le plan vertical, manquent naturellement chez les Tortues pleurodères; pour celles-ci la disposition des apophyses articulaires donne des ginglymes qu’on peut appeler horizontaux.

En résumé, il existe là un nombre de combinaisons variées et on constate qu’elles répondent en grande partie aux groupes déjà établis par les auteurs récents, dans la classification de ces animaux. Toutefois, pour la tribu des Chersbmydina, il serait utile, eu égard au nombre différent de vertèbres amphicyrtiennes, d’y établir deux sections : les Chelydreæ, avec une seule de ces vertèbres, les Testudinæ, qui en possèdent deux. Quant à la position de la première vertèbre amphicyrtienne, autant qu’on en peut juger, elle n’a qu’une médiocre importance, car des espèces très voisines diffèrent sous ce rapport, sans qu'il nous soit encore possible d’en saisir la raison, par exemple la Tortue marginée, la Tortue mauritanique, la Tortue noire des Galapagos, l’ont au quatrième rang, tandis qu’elle occupe le troisième chez la Tortue grecque, la Tortue éléphantine d’Aldabra.

Ces différences dans les vertèbres de la région cervicale sont en relation avec les nécessités diverses d’existence des Chéloniens. Dans cet Ordre nous observons des mœurs variées, il existe tous les intermédiaires entre la vie complètement terrestre et la vie complètement aquatique ; des espèces sont herbivores, d’autres sont carnivores. Si l’on se rappelle que les membres, contournés pour sortir de la carapace au travers des ouvertures qui leur livrent passage, conservent pour unique rôle de servir à la progression, on ne s’étonnera pas des adaptations diverses données au cou et par suite à la tête, seule partie dont la mobilité permette à ces animaux de se mettre en rapport par le tact avec les objets qui les entourent.

Ce travail favorablement accueilli par différents spécialistes, MM. Günther, Zittel,etc., a étépris en considération par M.Baur dans ses études taxinomiques sur les Chéloniens et par M. Boulenger dans son récent Catalogue du British Muséum.

On verra d’ailleurs plus loin, (n‘ 34), le parti que j’en ai tiré moimême, dans un essai de classification de ces Reptiles.

3. — Note sur la composition anatomique des battants du plastron fermant la carapace chez les Cistudes et les Cinosternes.

(Bail. Soc. pHlom. Paris, 7« série, t. I, p. 36 ; 10 février 1877.)

Cette note a pour but d’attirer l’attention sur la valeur taxinomique que peut avoir parfois la carapace osseuse.

Dans les Tortues où le plastron présente deux parties mobiles, les Cisludo et les Cinosternon par exemple, la composition squelettique des battants peut être très différente, le nombre des pièces osseuses du plastron restant d’ailleurs le même. Chez les premières, le battant antérieur est constitué par cinq pièces, les quatre autres forment le postérieur. Pour les Cinosternes, la partie dormante moyenne comprend les quatre pièces osseuses intermédiaires, hyosternums et hyposternums, trois autres forment le battant antérieur et les deux dernières le postérieur.

Les plaques cornées n’offrent pas la même différence, car dans l’un et l’autre genre le battant antérieur est toujours recouvert des trois premières paires d’entre elles.

6. — Note sur la disoosilion des pièces osseuses dans le plastron des Stcrnotiières

[Bull. Soc. philom. Paris, 7» série, 1.1, p. 50; 24 février 1877,) „

Chez ces Reptiles, comme l’avait remarqué M. Cope, le plastron osseux présente une complication inusitée. Il est composé de onze pièces au lieu de neuf, nombre habituel chez tous les Chéloniens de la période actuelle. Les deux pièces supplémentaires, placées entre

les hyosternums elles hyposternums, pourraient être désignées sous le nom de mésosternums.

M. Owen, pour les Pleurosternes, Tortues, des terrains secondaires avait signalé celte même composition ; toutefois, les deux genres ne doivent.pas être confondus, car, dans l’espèce fossile, le plastron était immobile, la partie antérieure forme, au contraire, un battant operculaire clausile chez les Sternothères.

7.— Note sur une disposition particulière observée sur la langue du Chelydra Temminckii, Troost.

(Bull. Soc. philom. Taris, 7" série, 1.11, p. 83 ; 26 janvier 1878.)

La langue de cette Tortue aquatique, présente un certain nombre de papilles longues de plusieurs centimètres, on les voit parfois, sur le vivant, faire saillie hors de la bouche. Ce sont sans doute des organes gustatifs et tactiles; on peut se demander s’ils ne jouent pas le rôle de filaments pêcheurs pour attirer les poissons, dont la Chélydre se nourrit.

8, — Disposition du tube digestif chez les Chéloniens. — Première note ; Chêlonicns herbivores.

■ imiU.Soe.mom. Paris, T série, t. X, p. 133; 17 avril 1886.)

9*.(1) —Remarques sur l’appareil digestif et le mode d’alimentation de la Tortue Luth.

(C. R, Acad. Se., t. CXX1II, p. 634 ■ 26 octobre 1896.)

Le régime des Chéloniens varie beaucoup suivant les espèces, bien que les données positives sur l’alimentation de ces Reptiles soient jusqu’ici peu nombreuses, car l’observation présente plus de difficultés qu’on ne le supposerait au premier abord.

Cette étude, poursuivie à la Ménagerie du Muséum, a donné quelques résultats exposés dans ces notes en ce qui concerne certains Chéloniens herbivores. Ceux-ci appartiennent à dès types très différents, les Tortues terrestres et quelques Tortues d'eau douce confondues dans le genre Emys, on doit y,joindre au moins quelques Tortues marines.

Parmi les premières, les Tesludocampamilata, Walb., T. pardalis, Bell, T.pusilla, Shaw., T. elongata, Blyth, Cinixys erosa, Sclvweig., C. Belliana, Gray, ont été examinées, parmi les secondes les Emys flaviventris, Günther, E. incisa, Bocourt, Tetronyx longicollis, Lesson, parmi les dernières 1 1 Dermocheiys coriacea, Linné. Pour les Emys, la Famille à laquelle elles appartiennent a pendant longtemps été regardée comme renfermant exclusivement des animaux carnivores, des observations consignées dans ce travail mettent pour la première fois hors de doute qu'il en est autrement pour les types qui viennent d’ètre cités.

Chez les Chéloniens herbivores des deux premiers groupes, le tube intestinal, plus ample, présente sur certains points des dilatations où les aliments séjournent pour subir une digestion plus complète et pour favoriser l’absorption des matières nutritives. Ces réservoirs ne dépendent jamais des parties, antérieures, c’està-dire de l’estomac ou de l’intestin : grêle (lesquels ne diffèrent pas notablement par leur aspect de ce qu’on observe dans les espèces carnivores) ils sont toujours- formés aux dépens du gros intestin, soit par l’existence d’un véritable cæcum (Tortues terrestres), soit par des dilatations placées sur le trajet de cette portion du canal ( Emys flaviventris, Günther, E. incisa, Bocourt). Une autre particularité, c’est que la différence de longueur entre l’intestin grêle et le gros intestin est toujours moindre chez les Tortues herbivores, au point que, pour certaines espèces, il y a'égalité de dimension entre l’un et l’autre, les Chéloniens carnivores ont toujours, au contraire, le gros intestin comparativement peu développé.

Pour les Tortues de mer, les recherches sont difficiles et les observations peu nombreuses, les seules réellement positives que l’on puisse citer sont celles faites, dans ces derniers temps, par Pouchct et M. J. de Guerne, qui ont trouvé dans le tube digestif du

Thalassochelys care/ta des débris d’Acalèphes, ce qui indiquerait chez ces Chéloniens un régime plutôt animal.

Un très bel exemplaire, long de 1 m. 75, de la Tortue luth ( Dermochelys coriacea , Linné), étant arrivé en chair au laboratoire d’Herpetologie, j’ai pu examiner la disposition et le contenu de son tube digestif. L’estomac présente ici une portion cloisonnée par des diaphragmes transversaux percés en leur centre, l’intestin grêle est couvert de trabécules épaisseset serrées, surtout dans les premières parties. Quoique les matières alimentaires non digérées fussent rares, l’individu ayant, sans doute, supporté un long jeûne, on y a trouvé surtout des débris végétaux appartenant à diverses espèces do fucus, avec un certain nombre de Crustacés amphipodes du genre Hyperia et quelques rares fragments de Médusaires.

On doit conclure de cet examen que chez la Tortue luth, le régime est plutôt végétal qu’animal et que la modification du tube digestif en vue de ce régime y devient plus profonde que pour les espèces terrestres ou dulçaquicoles.

10. — Observations faites à la Ménagerie des Reptiles sur les préludés de l'accouplement chez l’Emys elegans.

(Bull. Soc. philom. Paris, série, t. IV, p. 136; 10 avril 1880.)

Les mâles, dans certaines espèces d’Émydes, présentent aux pattes antérieures des ongles grêles, droits et démesurément allongés. Des observations faites à la Ménagerie des Reptiles ont permis de constater que, dans la saison des amours, le mâle ayant pris les couleurs brillantes qui caractérisent la parure de noce, se place à, la surface de l’eau en face d’une femelle, étend ses pattes antérieures une de chaque côté de la tête de celle-ci, puis les ongles s agitent en une sorte de vibration, qui se communique à l’eau environnante. C’est une excitation génésique comparable à ce qu’on connaît chez différents Reptiles ou Batraciens; tel doit être l’usage, jusqu’ici inconnu, de ces appendices exceptionnellement développés.

H. — Altérations pathologiques du plastron chez un Testudo radiata.

[Bull. Soc. philom. Paris, 7* série, t. I, p. 38; 10 février 1877.)

On rencontre fréquemment chez ces Tortues, surtout au plastron, des tumeurs placées sous les écailles cornées et enfoncées dans une capsule osseuse produite aux dépens de la carapace squelettique. L’examen histologique montre qu’elles sont constituées par des amas de cellules épithéliales. Il parait probable qu’elles doivent leur origine à une irritation causée à la matrice des écailles, au point de jonction de celles-ci, par l’introduction de corps étrangers, tels que grains de sable, petites pierres, etc.

12. — Observations anatomo-pathologiques sur un Platemys Macquaria, Cm.

[Bull. Soc. pkilom. Paris, 7" série, t. H, p. H; 27 octobre 1871.)

Cet individu présentait des altérations consistant en des dépôts d’apparence calcaire dans différents organes : l’intestin, le bulbe aortique et les gros vaisseaux, le poumon. Ces dépôts étaient assez abondants sur certains points pour constituer de véritables plaques.

13 * Altérations pathologiques du squelette observées à la Ménager du Muséum chez les Chélonieks.

Il s’agit de l’étude de quelques Tortues aquatiques chez lesquelles se rencontrèrent des altérations du squelette.

Sur l’une, Trgonyx carti/agineus, l’aeromion du côté gauche et le scapulum du côté droit paraissaient atteints d’ostéïte raréfiante, l’os ayant augmenté de volume et étant devenu excessivement, friable, si bien que l’acromion ne put-être conservé. Je donne ici la figure du second, c’est-à-dire du scapulum altéré.

L’autre Tortue était une Chelydre serpentine, qui, ayant eu les mâchoires brisées, vécut après cet accident dix-huit mois àdeux ans, sans prendre autre nouriture que l’eau qu’elle pouvait avaler. A sa mort on trouva tout le squelette également raréfié ; les os, légers,

s'écrasaient sous le doigt, la carapace s’était notablement amincie. Cette observation offre le double intérêt qu’ici la cause de cette altération du squelette est évidemment ce jeûne forcé et prolongé, d’autre part on voit que la misère physiologique peut entraîner des modifications dans l’épaisseur de la carapace. Si donc, comme cela a été noté pour certaines Tortues de terre gigantesques, nous trouvons des différences de cet ordre dans des individus, d’ailleurs d’apparence analogue, il est douteux qu’on puisse invoquer cette particularité comme caractère d’espèce, la chose peut tenir simplement à des différences dans les conditions biologiques.

14. — Sur certaines méthodes destinées d apprécier l'angle décartement des branches du maxillaire inférieur.chez les Croçodiliens.

(Bull. Soc. philom. Paris, 6« série, t. IX, p. 142 ; 8 juin 1812.)

Dans cette note, sont exposés des essais en vue de déterminer d'une manière plus rigoureuse l’allongement proportionnel de la tête chez les Crocodiles, caractère souvent employé dans les distinctions spécifiques. Mais la pratique a montré que ces parties ne se prêtent pas à des mesures assez précises pour donner par cette méthode des résultats suffisamment comparatifs.

15. — Sur les Macroscincus Coctei D. B., récemment arrivés à la Ménagerie du Muséum d'Histoire naturelle.

Ces Lacertiliens avaient été rapportés par M. Delaunay, lieutenant de vaisseau, qui, grâce au concours de M. le contre-amiral Perrier d’Hauterive et de M. Ferrand, se les était procurés à l’Ilheo Branco (archipel du Cap Vert), seule localité où ils se rencontrent aujourd’hui.

Les observations faites à la Ménagerie du Muséum sur ces individus et, depuis, sur ceux que nous avons capturés dans ce même Ilot lors de l’expédition du Talisman, ont confirmé l’opinion que leur régime est exclusivement herbivore, contrairement à ce que les habitants du pays avaient assuré à M. Delaunay.

16. — Les premiers actes du travail digestif; préhension des aliments et déglutition chez les Ophidiens.

(Mémoires publiés par la Société philomatique de Paris à l’occasion du centenaire de sa

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