‹ Notice sur les travaux scientifiques. Mai 1900Chapitre 23 sur 35 · I. — MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

I. — MOLLUSQUES

169. — Sur les caractères qui permettent de reconnaître les coquilles des Vermets et de les distinguer des Indes de certains Annélules. (Bull. Soc. philom. Paris, if série, t. VU, p. 83 ; 9 avril 1870.)

170. — Recherches sur la synonymie des espèces placées par Lamarck dans les genres Vermet, Serptile, Vermilie, et appartenant à la famille des Tübispirata.

Les éléments de ces deux Mémoires ont été fournis parles exemplaires de la collection du Muséum se rapportant à la famille des Tübispirata , que le professeur Deshayes m’avait communiqués.

Le première a pour but de faire voir que chez ces animaux, au moins pour certaines espèces, l’enveloppe testacée subit avec l’âge des modifications assez profondes, qui permettent de distinguer une coquille jeune, une coquille adulte, une coquille sénile, sur un même individu. En second lieu, l’observation montre qu’on pourrait ajouter aux caractères distinctifs des coquilles de ces Gastéropodes,

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qu’elles peuvent être perforées, comme celles d’autres Mollusques, par certains animaux, tels que les Murex, qui en font leur nourriture, ce qui n’a jamais lieu pour les Annélides. On comprend l’intérêt que pourra présenter, dans certains cas, cette dernière observation dans les études paléontologiques.

Le second est presque exclusivement synonymique. On sait qu’à l'époque où Lamarck publiait son Histoire des Animaux sans vertèbres, la science était très peu avancée en ce qui concerne la distinction des différents tubes des Vermets, des Vermilies, des Annélides sédentaires, analogues par l’aspect, quoique appartenant à des animaux très différents comme organisation; aussi existe-t-il, sous ce rapport, une grande confusion dans cet ouvrage, et déjà Blainville, Deshayes, H. Milne-Edwards, ont cherché à éclaircir ce point. Les collections du Muséum renfermant un grand nombre de types étiquetés de la main même de Lamarck, ils ont été soumis à une nouvelle révision, dont ce travail donne le résultat. Chaque exemplaire y est discuté et dénommé suivant une classification dont est donné l’exposé sommaire; elle est en grande partie empruntée aux travaux de Deshayes et de Mœrch.

171. — Remarques anatomo-zoologiques sur f Oncidium celtieum, Cuv.

(C. R. Acad. Sc., t. LXXHI, p. U 72 ; 13 novembre 1871.)

172. — Sur l'habitat et l'-s mœurs de /'Oncidium celtieum, Cuv.

(Bull. Soc. phitim. Paris, 2* série, t. VIII, p. 225 ; 25 novembre 1871.)

Ce travail a surtout pour objet de faire connaître les moeurs et les principales particularités anatomiques de l 'Oncidium celtieum, signalé successivement par Cuvier, puis par Audouin et Milne-Edwards en Bretagne. Ayant eu l’occasion d’observer ce Gastéropode vers l’embouchure de la Rance, j’ai cherché, en étudiant sa manière de vivre, à trouver la raison des difficultés, qu'on avait éprouvées jusqu alors pour le rencontrer. Après avoir déterminé la zone exacte dans laquelle il habite, j’ai reconnu qu’il se montre un certain temps seulement après que la mer a quitté ce niveau pour disparaître au bout de quelques heures.

Les recherches anatomiques sur le frais ont permis d’étudier, d’une manière beaucoup plus complète qu’on n’avait pu le faire auparavant, le système vasculaire et d’examiner, au point de vue histologique, les autres appareils, parmi lesquels un ensemble de glandes circumpalléales débouchant tout autour du corps, lesquelles n’avaient pas encore été signalées. L’accouplement peut avoir lieu à deux époques différentes, en mars et en octobre.

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