V. - ÉLECTRICITÉ THÉORIQUE ET APPLIQUÉE
2. 1880. Intégration des équations différentielles auxquelles conduit l’étude des phénomènes d’induction dans les circuits dérivés. — 3. 1881. Partage des courants instantanés. — 4. 1881. Établissement des courants électriques dans un système quelconque de fils conducteurs immobiles. — 6. 1882. Traduction du Mémoire de Maxwell sur les courants entretenus par le travail, et Note. — 7. 1882. Comparaison des coefficients d’induction. — 8. i883. Méthodes de détermination de l’ohm. — 10. 1884. Durée d’oscillation d’un système magnétique.
Dans ce premier groupe de recherches, mettant à profit les connaissances relatives aux courants variables dues à l’enseignement de M. Mascart au Collège de France, j’ai montré d’abord (2) qu’un ensemble de circuits ne comprenant que des piles, des résistances et des bobines d’induction, ne peut donner naissance à aucun courant périodique même amorti, et tend vers un état permanent par des états purement exponentiels. L’apparition d’états périodiques exige la présence de capacités.
Étudiant et modifiant certaines méthodes de comparaison des coefficients d’induction ( 6), j’ai montré, par une étude expérimentale approfondie, quelle précision limite on peut obtenir et à quelles conditions. En particulier, j’ai mis en évidence par des expériences variées le rôle perturbateur de la très petite capacité des fils repliés sur eux-mêmes comme on les emploie dans la construction des boites de résistance, et donné les moyens de l’éliminer. Par suite de la vulgarisation de la théorie de l’induction, ces résultats sont néanmoins publiés comme nouveaux tous les 4 ° u 5 ans par de jeunes ingénieurs.
C’est sous l’impression exagérée du rôle de ces capacités résultant de l'enroulement du fil que j’ai fait, à une méthode de mesure de l’ohm proposée par M. Lippmann, des objections justes en principe, maispratiquement sans importance numérique.
Convaincu de l’utilité de varier les méthodes de détermination des étalons fondamentaux, j’ai proposé d’employer pour l’ohm des courants sinusoïdaux parcourant un pont de Wheatstone dont l’équilibre serait constaté par l’électrodynamomètre, mettant enjeu des inductions mutuelles seules calculables avec précision. La difficulté de produire des courants exactement sinusoïdaux d’intensité suffisante, la médiocrité des ressources du laboratoire de Dijon où j’étais alors, et surtout mon passage de Dijon à Toulouse, m’ont empêché de mettre ces méthodes en œuvre. Une partie du travail préliminaire n’a pourtant pas été perdue; on trouvera plus loin l’indication d’une méthode optique d’une extrême sensibilité que j’avais imaginée pour constater l’équilibre de l’électrodynamomètre, et qui, complétée, m’a servi à faire depuis quatre ans des mesures d’ellipticité du géoïde local en divers endroits. C’est à cette occasion aussi que j’ai défini les meilleures proportions à donner au miroir et aux aimants d’un système magnétique mobile pour avoir le maximum de sensibilité aux impulsions.
23. 1891. La photographie des objets à très grande distance par l’intermédiaire du courant électrique.
Je substitue au problème de la vision à distance le problème abordable de la photographie à très grande distance, et je décris un mécanisme entièrement réalisable permettant de transmettre par le courant électrique des images modelées, grâce à une disposition particulière du récepteur.