C. — Reptiles
a. — Tortues. — Constatation première: phases singulières du mouvement respiratoire. Elles se décomposent ainsi : inspiration profonde, demi-expiration, repos en demi-expiration durant parfois I minute, fin de l’expiration, inspiration nou-
L’enregistrement de la respiration par le bout inférieur de la trachée coupée en travers donne la preuve évidente de ce fait, contraire à l’enseignement classique, que les tortues aspirent et expirent l’air comme les autres reptiles et ne le déglutissent nullement. Détermination expérimentale du muscle inspirateur.
Démonstration certaine, par la méthode graphique, de ce fait que les mouvements respiratoires sont indépendants des mouvementsdes membres, bien que ceux-ci puissent augmenter la force de ceux-là.
b. — Lézards. — Mouvements respiratoires assez semblables à ceux des tortues^ mais plus fréquents.
c. — Crocodiks. — Font généralement deux inspirations et deux expirations successives, suivies d’un arrêt souvent très-long en inspiration. L’animal reste ainsi gonflé par l’oblitération de la glotte. Les mouvements de la gorge, semblables à ceux qu’exécutent les tortues, n’introduisent d’air que dans le pharynx.
d. — Serpents. — Inspirations longues, surtout en hiver, avec brassement de l’air dans le poumon par les mouvements du corps.
En résumé, chez tous les reptiles il y a ; I ■ inspiration par appel thoracique, même chez les tortues ; 2“ repos plus ou moins long eu inspiration complète (crocodiles, serpents), ou on demi-expiration (tortues, lézards).
D. — Oiseaux.
Les tracés montrent : 1“ la simultanéité d’ampliation du thorax dans les deux sens antéro-postérieur et transversal ; cette dernière avait été négligée par les auteurs. On voit, entre autres détails, qu’il niexiste pas, chez les oiseaux, non plus que ohez les mammifères, depause en inspiration ou en expiration.
2“ L’antagonisme du jeu du thorax et de celui des sacs aériens extra-thoraciques (mouvements de l’abdomen).
3" La simultanéité d’action du thorax et des sacs aériens intra-thoraciques (tracés obtenus en enregistrant les mouvements de l’air qui entre à la fois par la trachée et par l’humérus ouvert).
Discussion expérimentale des divers rôles attribués aux sacs aériens pulmonaires relativement h la densité, au vol, à la natation, au renforcement de la voix. Les sacs extra-thoraciques servent à oxygéner le sang pendant l’expiration, les intrathoraciques à humidifier et réchauffer l’air inspiré.
E. — Mammifères.
De nombreux graphiques montrent que chez aucun mammifère il n’y a de pause ni en inspiration ni en expiration.