LXXVI.—Sur torigine du sucre du lait
(Soc. de biologie, 1878.)
La lactose sécrétée par la mamelle est-elle formée dans cette glande ou provientelle de la glycose hépatique formée en excès et se transformant sur place en lactose?
Si la première hypothèse est exacte, on devrait trouver dans la mamelle en action une substance glycogénique.
Si c’est la seconde, on devrait en extraire un ferment capable de transformer la glycose en lactose. On invoque en sa faveur ce fait, que les femelles chez qui on supprime la lactation ont dans l’urine de la glycose et non de la lactose.
Une expérience simple parait résoudre la question. On enlève les mamelles d’une femelle qui, une fois guérie, devient pleine et met bas. S’il y a hypersécrétion de glycose hépatique, elle devra apparaître dans l’urine ; si la lactose est formée dans la mamelle, il n’y aura rien. Or, on ne trouve pas de glycosurie. J’ai appris.
cette expérience faite, qu’elle avait déjà été exécutée avec le même résultat, mais dans un autre but, par M. de Sinéty.
Il fallait trouver le lactogène mammaire. J’ai traité des mamelles en activité par l’eau bouillante et l’alcool, et j’en ai extrait une substance qui, bien débarrassée de sucre, en forme spontanément au bout de quelque temps d’exposition à l’air. Cette substance diffère notablement du glycogène hépatique.
La question prenant alors un aspect plus cbimique que physiologique, j’ai prié M. Schützenberger de m’aider de ses conseils, et nous poursuivons en commun ces recherches.
LXXVU. — Sur la formation <t acide acétique et la formation probable S alcool, par les cellules animales mmntenues dam des conditions i asphyxie.
Des fragments de foie maintenus dans l’oxygène ou le protoxyde d’azote comprimé ont formé en quantité de l’acide acétique.
J’en ai extrait également par la distillation une matière qui donne la plupart des réactions de l’alcool. Mais la quantité en étant extrêmement faible, je n’ai pu obtenir nettement l’inflammation caractéristique, ce qui m’empêche de conclure avec certitude.
LXXVIII. — Sur le maximum de taille que puissent atteindre les animaux vertébrés.
{Soc. de biologie, 1878.)
Ce maximum est fixé par la puissance du cœur, qui est la même dans chacune des grandes classes. Ainsi, chez les mammifères, il est de 5 à 6 mètres; chez les reptiles, de 1 à 2 mètres.
Ces dimensions sont réalisées dans la nature vivante et n’ont pas été dépassées dans les temps géologiques.
LXXIX. — Sur les variations de l'urée en rapport avec la nourriture. Sur les phases
horaires d'-excrétion de turine et de l'urée. Sur les rapports entre la richesse de
ïurine en urée et sa coloration.
Voici les conclusions de ce travail, qui comprend un grand nombre d'expériences faites sur moi-même.
A. — Une auj;nienlalion de 250 grammes de viande dans la nourriture moyenne donne 3 grammes de plus d’urée pour 100 grammes de viande, ce qui ne correspond pas à plus de la moitié de l’azote contenu dans le surplus de viande absorbée. Cette augmentation d’urée se fait dès le jour même, ce qui tend à prouver que l’urée provient des aliments; elle cesse immédiatement par le retour à la nourriture normale.
La suppression de toute nourriture animale donne encore l’équivalent de 3 grammes d’urée par 100 grammes de viande au moins. Le retour aux chiffres primitifs ne se fait qu’après deux ou trois jours de nourriture normale.
B. — Constatation nouvelle, mais beaucoup plus précise et détaillée qu’on ne l’avait jamais faite, des inégalités horaires si considérables dans la sécrétion de l’urée. On ne peut les exprimer sans le secours de nombreux graphiques. Elles persistent malgré le repos au ht et la suppression de la nourriture animale. Elles diminuent beaucoup par l’augmentation notable de cette nourriture.
Les variations de la quantité d’urine sécrétée marchent, dans les trois quarts des cas, dans le même sens que celles de la quantité d’urée.
C. — Une urine foncée est toujours riche en urée, et une urine claire est pauvre. Mais la hiérarchie des colorations est loin de correspondre à celle des richesses en urée.
LXXX. — Sur des calculs phosphatiques fournis par tme alimentation
Un chien dans la vessie duquel avait été introduit un corps étranger, nourri exclu sivement à la viande, a formé des calculs de phosphate sans trace d’acide urique.
DEÜXIÈME PARTIE