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Élude'médico-légale sur la combustion du corps humain

(Annales d'hygilme, novembre 1878.)

Cette étude a pour base les autopsies des victimes qui ont trouvé la mort lors de 1 incendie des baraques en planches de l’hôpital ' Saint-Antoine et de celles qui ont péri lors de la catastrophe de la rue Béranger. L’examen des victimes de l’incendie de l’Opéra- Comique a complètement justifié les conclusions auxquelles nous étions arrivé.

« 1° Lorsque, pendant un incendie, une personne plongée dans le

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foyer fait un certain nombre d’inspirations, le sangsè charge d’oxyde de carbone, reconnaissable par les épreuves spectroscopiques.

» 2” Lorsque la vie dure un certain temps, l’air surchauffé détruit les globules sanguins accumulés par l’asphyxie dans les vaisseaux pulmonaires. Leur destruction entraîne la diffusion de leur matière colorante, qui se répand dans les tissus en imbibant tous les éléments.

» Ces deux caractères prouvent que la victime a vécu, qu’elle a respiré dans le foyer de l’incendie. Leur absence prouve que la mort a précédé l’incendie.

» 3“ Cette dernière conclusion comporte une exception. Lorsque le développement de la chaleur dans le foyer de l’incendie a été tellement soudain que la mort a dû être instantanée, les caractères tirés de l’examen du sang font défaut. La victime n’a pas respiré ou n’a fait qu’une ou deux inspirations. Ces cas se présentent dans les incendies avec explosion de feu grisou, de matières détonantes, circonstances qui ne peuvent échapper aux constatations, soit par témoignage direct, soit par les résultats évidents de l’explosion elle-même.

» 4“ Dans ces conditions encore, on peut voir que la victime a été brûlée vivante, si l’on trouve dans les premières voies de la respiration des traces de brûlure.

» 5" Certaines lésions constatées sur les cadavres pourraient faire croire à un crime, et ne sont que les conséquences de la combustion.

» 6" La rétraction des tissus par l’incinération peut donner naissance à des erreurs sur l’identité des cadavres. »

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