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CHIMIE GÉNÉRALE

Dissociation de l 1 acide wdhydnque.

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXIV, p. 608.)

Cet acide se dissocie à des températures qui se prêtent facilement a des déterminations thermométriques, et la tension de dissociation se déduit du volume d’hydrogène mis en liberté par l’action de la chaleur sur l’acide renfermé dans des tubes fermés à la lampe.

L’acide iodhydrique pur, chauffé progressivement, commence à se dissocier vers 180°, sous la pression ordinaire : la proportion du gaz dissocié atteint rapidement 2, 6 pour 106 à 44 o° et 3 , 4 pour 100 à 700°.

La proportion de gaz dissocié paraît augmenter rapidement avec la pression supportée par l’acide pour une température donnée; aussi la mousse de platine, qui agit d’ordinaire en condensant les gaz, produit-elle le même effet que la pression.

L’hydrogène et l’iode, qui ne se combinent pas sensiblement quand on fait passer ces deux corps dans un tube chauffé, entrent en combinaison à la même température quand on opère en vases clés, surtout sous pression : la présence d’un excès d’iode exerce une remarquable influence sur la proportion d’acide formé dans ces conditions. Ges faits conduisent à l’explication de la combinaison de l’hydrogène et de l’iode en présence de la mousse de platine.

En faisant passer sur de la mousse de platine, maintenue à une température fixe, des volumes rigoureusement égaux d’hydrogène et de vapeur d’iode, la combinaison des deux gaz a lieu d’une manière partielle seulement; la proportion des éléments restés libres est rigoureusement égale à celle qui se sépare lorsqu’on fait passer de l’acide iodhydrique à la même température sur la mousse de platine. La réversibilité est donc établie par l’expérience en présence de la mousse de platine. En l’absence de ce corps, il faut, pour obtenir un équilibre indépendant de l’état initial, un temps d’autant plus long qu’on opère à une température à laquelle le verre est le moins rapidement attaqué par l’acide iodhydrique.

J’ai prouvé qu’un mélange d’iode et d’hydrogène attaque fortement le verre, même avant la température rouge, et que le sulfate de soude que le verre contient d’habitude trahit sa présence par la formation d’acide sulfhydrique.

Les équilibres variables avec la température, fixés par des expériences réalisées dans des vases de verre, sont donc le résultat de réactions complexes entre l’iode, l’hydrogène, l’acide sulfhydrique et l’eau.

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXIV, p. 704.)

J’ai étudié la transformation de l’iodure d’argent en chlorure d’argent sous l’influence de l’acide chlorhydrique gazeux, ainsi que celle des iodures

chlorures de plomb, de mercure

de plomb, de mercure et d’ammonium en

J’ai montré que les résultats de mes expériences siirTiodbydrate d’ammoniaque ne permettent pas de supposer que cë sel soit entièrement décomposé par le seul fait de sa vaporisation.

Existence d'un maximum de la tension de dissociation.

(Comptes rendus, t, LXXIII, p. 443, et t. LXXXIV, p.946. — Annales de Chimie et de Physique, 5 e série, t. VH, p. 454-)--0 --

Dans plusieurs Notes, nous avons établi, M. Troost et mbit qu’il existe des composés susceptibles de se produire à une température supérieure à celle qui détermine leur décomposition complète.

Nous avons signalé cette propriété remarquable dans le protochlorure de platine, dans l’ozone, dans le sesquichlorure de silicium et dans deux composés découverts par nous, le protochlorure de silicium et le sous-fluorure de silicium.

Parmi les corps dëcomposables par la chaleur, il en est un certain nombre qui sont donc susceptibles de se produire et, par suite, de présenter de la stabilité à une température très-supérieure, aussi bien qu’à une température inférieure à celle qui détermine leur décomposition complète, Il en résulte que quelques composés, susceptibles de se décomposer complètement aux températures de nos foyers, peuvent exister dans l’atmosphère du Soleil, même si sa température est, comme on l’admet, supérieure à celles que nous pouvons produire.

Transformations isomèriques et allotropiques des corps vaporisables.

En opérant sur certaines vapeurs, nous avons observé, M. Troost et moi, que chacune de ces vapeurs non saturées abandonne sous forme solide un corps différant par ses propriétés de celui que peut fournir, à la même température, la condensation de la même vapeur saturée. Nous avons réalisé, en utilisant cette propriété, un certain nombre de transformations isomeriques ou allotropiques sans passer par une condensation préalable. L’isomère formé aux dépens d’une vapeur non saturée peut se déposer,

contrairement à ce que l’on observe pour la condensation des vapeurs à l’étal de saturation, sur les points les plus chauds des parois des vases qui

Le dégagement de chaleur qui accompagne une transformation de ce genre est, d'après nos expériences calorimétriques, beaucoup plus grand que celui qui se produit lors de la simple condensation de la même vapeur.

L’étude des lois de ces transformations isomériques ou allotropiques montre que, à l’instar de celles de la dissociation, les lois qui régissent les transformations aux dépens des vapeurs sont analogues à celles assignées à la vaporisation.

Nous avons appelé tension de transformation la tension qui limite une

vapeur pour désigner, ainsi qu’on le fait en Physique, la pression que supporte une vapeur au contact d’un corps qui l’émet.

Cette distinction nette et précise entre la tension maximum d’une vapeur et la tension de transformation permet de comprendre le phénomène complexe présenté par une substance qui, à une même température, peut se vaporiser et se transformer. On a d’abord, pendant un temps plus ou moins long, une tension maximum de vapeur, limitant le phénomène physique de la vaporisation, puis, finalement, une tension minimum qui limite le phénomène chimique de la transformation.

Cette distinction, que nous avons établie par une étude approfondie de l’acide cyanique, nous a permis d’analyser complètement la transformation allotropique du phosphore, et de séparer des phénomènes jusqu’ici confondus et regardés, malgré leur différence profonde, comme devant obéir à une seule et même loi.

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