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rein et pénètre avec l’extrémité supérieure de cet organe dans la cavité thoracique.

Dans la poitrine, il existe un petit mésocôlon étendu de l’extrémité supérieure du rein gauche au mésentère (de l’intestin grêle). Ce dernier repli s’insère par un pédicule étroit sur le bord gauche du corps des deux dernières vertèbres dorsales, ha portion terminale du gros intestin surmontée de l’appendice vermiculaire est comprise dans le mésentère et se trouve sous la clavicule gauche. Le petit intestin remplit de ses circonvolutions la cavité pleurale gauche et recouvre complètement la portion du gros intestin

Sa couleur est rosée; il est plein de gaz. Il présente à l’union de ses trois quarts supérieurs avec le quart inférieur un diverticule en doigt de gant de 2 centimètres de longueur et d’un calibre à peine moindre que celui du reste de l’intestin grêle.

Estomac. — Il est tout entier dans la cavité thoracique et complètement retourné, de telle façon que sa grande courbure regarde en haut, sa petite en bas. Sa grosse tubérosité à droite est en contact avec le cœur, et sa portion pylorique à gauche est séparée de la paroi thoracique par le côlon. La face antérieure (normalement postérieure) est recouverte par la masse intestinale; sa face postérieure (normalement antérieure) est séparée de la paroi thoracique postérieure par l’arrière-cavité des épiploons, dans laquelle on pénètre facilement à travers l’orifice décrit plus haut.

A la petite courbure s’attache le petit épiploon qui va s’insérer è la face postérieure de la commissure de substance hépatique unissant les portions thoracique et abdominale du foie.

Le grand épiploon est très petit et forme un petit repli qui tapisse postérieurement le paquet intestinal. La portion de ce grand épiploon comprise entre le côlon et la grande courbure de l’estomac limite supérieurement l’arrière-cavité des épiploons.

Les limites exactes de cette cavité sont : en avant et en bas, l’épiploon gastro-hépatique; en avant et en haut, la face postérieure (normalement antérieure) de l'estomac et le grand épiploon; en arrière, un repli du péritoine que nous avons décrit comme prolongeant dans la poitrine le mésocôlon.

On voit donc que l’arrière-cavité des épiploons a été reportée dans la cavité pleurale gauche, et que ses parois ont subi une inversion complète, analogue à ce que l’on produit sur un doigt de gant en le retournant. Ces changements sont corrélatifs au déplacement de l’estomac et du foie.

reste très obscure. On n’est pas

om A’ostéite déformante ; Ollier, it propose celui A'ostéomalacie de •pseudo-rachitisme sénile, qui

si l’absence de bactéridies dans le sang n’aurait pas une certaine valeur pronostique. L’existence de la bactéridie dans le sang, outre sa valeur diagnostique, serait un indice de la gravité de la maladie, de l’intensité de l’infection ; il serait presque pathognomonique de la mort prochaine des charbonneux.

Érysipèle, phlegmon sous-péritonéal; phlegmon sous-trapézien. Mort. Dégénérescence graisseuse complète du ioie et des reins par septicémie chirurgicale. — Bull. Soc. anat., 1873, p. 127.

La communication de ce fait, recueilli dans le service de Gosselin, a été le point de départ d’une longue discussion h laquelle ont pris part MM. Cornil, Magnan, Duguet, Trélat, Yerneuil, Ranvier, etc. On y a examiné en particulier le rôle de la septicémie et des suppurations prolongées dans la dégénérescence graisseuse du foie et des reins.

Ce fait peut être rapproché du suivant, que j’ai observé dans le service de M. Yerneuil :

Dégénérescence aiguë du cémie; fracture commis de plaie; érisypèles suc<

Bull Soc. anat., 1874, p. 775.

foie et des reins causée par la septilutive de la jambe gauche compliquée cessifs; mort au bout de cinq mois. —

Ces deux observations, ainsi que d’autres prises dans la littérature médicale, ont fait le sujet de la thèse inaugurale de M. le docteur Henri Cazalis : De la dégénérescence amyloïde et de la stéatose du foie et des reins dam les longues suppurations et dans la septicémie chirurgicale, Paris, 1875.

Article : Fistules. — Bief, encycl. des Sc. méd., ¥ série, t. II, p. 325-343, 1878.

J’ai exposé dans cet article la physiologie pathologique des fistules, qui doit servir de base à leur classification et aux indications du traitement.

J’y ai donné aussi une classification des fistules, que j’ai divisées en : fistules par défaut (ou absence) de cicatrisation ou par cicatrisation déficiente, et fistules par cicatrisation défectueuse.

Celte classification a été adoptée depuis par plusieurs auteurs (Kirmisson, etc.).

Au point de vue clinique, deux ordres de faits ont été considérés comme démontrés.

D’abord, ce que l’on appelle l'auto-inoculation néoplasique, c’est-à-dire la greffe sur un malade déjà infecté de cancer du néoplasme à une région voisine; du moins telle est 1 interprétation quon a donnée à l’apparition successive d’une ulcération symétrique sur la longue et sur la joue, ou encore de plaques néoplasiques se correspondant sur le vagin et sur les grandes lèvres, etc....

fin second lieu, il y a des faits d’un autre ordre qui paraissent, au premier abord, péremptoires. Ce sont ceux où le chirurgien semble avoir opéré luimême la greffe par son intervention, qui aurait ensemencé, pour ainsi dire, la région ou se fait la généralisation ou la récidivé : on a cité comme exemple les noyaux de cancer apparaissant dans la cicatrice d’une laparotomie ou au niveau d’une ponction péritonéale. On a même attribué avec raison à de semblables inoculations les récidives in situ du cancer du sein, du rectum, de l’utérus.

Au sujet des deux, observations que M. Guermonprez considérait comme des exemples d’inoculations cancéreuses, voici quelle était mon opinion : la première observation me semblait être un fait banal d’épithélioma débutant par un papillome verruqueux, évoluant rapidement sous l’influence combinée de l’irritation manuelle et de l’irritation thérapeutique. Ce n’est pas sans raison que les anciens avaient appliqué à ces verrues le nom de « noli me tangere ». Il faut ne pas y toucher quand ce n’est pas pour les extirper d’emblée.

La deuxième observation me paraissait un exemple de tubercule anatomique, d’origine opératoire. Nombreux sont les chirurgiens qui ont été victimes de ce petit accident dans des circonstances analogues.

Sur les greffes néoplasiques (Discussion). — C. R. Soc. Obsl., Gyn., Péi.,

Je suis revenu sur cette question des greffes néoplasiques au moment où elle venait d’être reprise avec la plus grande ampleur dans une communication de MM Harlman et Lecène. Je rappelai à ce sujet que j’avais observé apres une hysterectomie pour cancer une tumeur prépubienne qui s est développée secondairement dans l’épaisseur de la paroi abdominale. J’ai voulu intervenir, mais la femme s’y est refusée.

J’ai pour habitude de ne jamais faire d’hystérectomie sans curetter et

cautériser au vrai fer rouge, et non au thermo-cautère, la cavité utérine de l’utérus pour l’aseptiser; c’est une précaution indispensable. Dans le cancer de l’utérus il faut curetter toute la cavité pour enlever la bouillie cancéreuse et éviter son écoulement au cours de l’intervention. On empêche ainsi l’infection septique et la greffe. Je cherche à pratiquer l’ablation en vase clos, c’est-à-dire en me servant de pinces coudées qui obturent la cavité par en bas, mais ce procédé n’est pas toujours possible.

Dans un cas où j’avais fait une ovariotomie pour kyste, j’ai dû faire une nouvelle laparotomie pour enlever une tumeur située dans l’épaisseur du mésentère. Tout récemment enfin, j’ai enlevé par laparotomie une greffe abdominale évidemment secondaire à l’ablation d’une tumeur ovarienne.

— Bull, et Mém. Soc. de Chir., 1885, p. 826, 846, 956.

J’ai pratiqué dans ce cas la suture primitive parce que l'agitation extrême du blessé avait rendu impossible toute espèce d’appareil contentif; mais je suis hostile en principe aux interventions hâtives dans les fractures de la rotule ; je réserve la suture pour les cas tardifs où il s’agit de remédier à une

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