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KYSTES DE L’OVAIRE

Recherches sur l’état du sang dans les kystes de l’ovaire (en

collaboration arec M. Bender). — C. R. de la Soc. d'Obst. de Gyn. et de Ped., 1905,

Après avoir discute les opinons des auteurs qui se sont occupés de ce sujet, nous arrivions , M. Bender et moi, aux conclusions suivantes :

1“ L’examen du sang permet, dans le plus grand nombre des cas, de reconnaître la nature bénigne ou maligne d’un kyste de l’ovaire ;

2“ Lorsque avec un chiffre normal de globules rouges, on trouve une proportion de leucocytes allant de 6 à 8000, il s'agit d’un kyste bénin.

3° La constatation d’une leucocylose modérée avec un chiffre de globules rouges normal ou voisin de la normale, ne permet pas d’affirmer la nature maligne d’un kyste ovarique. Cette leucocytose s’observe assez souvent dans les kystes volumineux. Elle est constante dans le cas de suppuration du

lance que lorsqu’il s’agit d’un kyste à végétations internes ; mais elle s’efface tout à fait quand, à une période ultérieure, la surface externe du kyste est aussi recouverte d’excroissances papillaires.

Deux traits importants de ces tumeurs sont constitués par ces particularités : 1° l’existence d’une ascite souvent considérable, lorsqu’il s’agit de tumeurs papillaires ou de kystes à végétations externes ; 2“ la présence éventuelle de végétations disséminées sur le péritoine pariétal ou viscéral, avec ou sans infiltration de l’épiploon.

La constatation de l’ascite, cliniquement, et. opératoirement, celle des végétations péritonéales disséminées, ont trop souvent poussé les médecins et les chirurgiens à considérer ces tumeurs comme toujours malignes, c’està-dire comme devant amener fatalement l’envahissement des lymphatiques et la généralisation.

Je me suis proposé de montrer qu’on portait souvent ainsi un pronostic trop sévère. Assurément, toutes les tumeurs de ce genre ont Y aspect malin , à l’œil nu, et l’on conçoit fort bien que nombre d’opérateurs, après avoir ouvert le ventre, l’aient refermé, en présence des énormes choux-fleurs qui coiffent de chaque côté et recouvrent l’utérus, et qu’accompagnent parfois des végé-

2° 11 faut distinguer expressément la généralisation cancéreuse (qui se fait par voie lymphatique ou sanguine) de la simple greffe par contact ou par implantation de voisinage des végétations papillaires de l’ovaire sur le péritoine. Ce dernier processus est d’ordre bénin et comparable à ce qui s’observe pour les papillomes et verrues de la peau.

5° Un certain nombre de ces tumeurs subissent une dégénérescence maligne, laquelle, au début, est parfois très limitée, puis peut s’étendre b toute la masse, et qui finalement amène une généralisation véritable du cancer. Avant celte dernière période et au début de la transformation maligne, il est impossible de la distinguer à l’œil nu, et le microscope seul

Sur l’ovariotomie pendant la grossesse (Discussion). — C. R. Soc. Obst.,

Gyn. et Péd., 1904, p. 220.

J’ai l’habitude, lorsque j’opère un kyste de l’ovaire en dehors de la gravidité, de faire une petite incison. de vider le kyste et de sortir ensuite la poche au dehors. Pendant la grossesse, au contraire, je fais une grande incision, je vide le kyste incomplètement, je le sors de l’abdomen en ayant soin de ne pas tirer sur son pédicule; de cette façon, je n’agis en rien sur

D'un autre côté, n’y a-t-il pas danger à attendre la viabilité du fœtus? Ce retard dans l’intervention exige une surveillance particulière, je dirais même journalière ; à tout moment il peut se produire une torsion du pédicule avec tous ses accidents. Lorsque ceux-ci apparaissent, il est déjà trop lard, la vie de la femme et de l’enfant est compromise. Le fœtus court encore un autre danger, la compression de la tumeur.

Il faut donc opérer le kyste de l’ovaire pendant la grossesse dès qu’il est diagnostiqué.

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