‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 26 sur 44 · ABLATION DE L’OVAIRE · texte numérisé non relu

ABLATION DE L’OVAIRE

Voici le résumé de ses conclusions :

I. — Pour les ovarites chroniques, les résultats éloignés de l’ablation des annexes sont satisfaisants. Dans tous les cas, les malades sont très soulagées et peuvent reprendre leur existence habituelle.

La laparotomie doit être ici l’opération de choix :

1° Elle permet de voir devim si indubitablement les annexes sont malades;

2° Elle permet la conservation d’organes incomplètement dégénérés en permettant une intervention conservatrice (résection et ignipuncture);

3" Il n’est pas démontré encore que dans les lésions bilatérales l’hystérectomie vaginale donne de meilleurs résultats.

IL — Pour les lésions suppurées et parenchymateuses, les résultats sont presque parfaits. La douleur disparaît; les métrorrhagies régulières ou irrégulières qu’on observe après l’opération ne sont jamais inquiétantes et sont très souvent salutaires. L’éventration est tout à fait exceptionnelle et dépend avant tout de la technique de la suture.

Ici encore la laparotomie permet : 1" de constater la bilatéralité des lésions ; 2” l’ablation complète des organes malades ; 3° les adhérences sont détachées sans danger pour l’intestin ; 4” l’utérus dépourvu d’annexes n’est pas un organe inutile, car l’exhalaison sanguine qu’il produit, paraît souvent avoir un effet salutaire, et sa présence contribue à conserver la solidité du plancher pelvien.

III. On observe souvent, après l’ablation des annexes, des troubles généraux, tels que : bouffées de chaleur, phénomènes congestifs divers, des troubles psychiques variables. Toutes les malades dont l’observation a pu être suivie ont été radicalement guéries ou améliorées d’une façon notable.

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