RÉTRÉCISSEMENT DU VAGIN
Rétrécissement congénital du vagin annulaire très étroit. Grossesse menée à terme. Faux travail. Hystérectomie abdominale subtotale. Guérison. Enfant vivant. — C. R. de la Soc. d'Obst., de Gyn. et de Péd., séance du 6 juillet 1908, p. 191.
J'ai observé un cas fort intéressant de rétrécissement annulaire très serré du vagin chez une femme enceinte. Devant l’impossibilité de l’accouchement par les voies naturelles, j’ai dû pratiquer une opération césarienne et même compléter cette intervention par une hystérectomie, étant donné que l’étroitesse du rétrécissement, aussi difficilement franchissable de haut en basque de bas en haut, empêchait tout drainage de la cavité utérine. J’ai obtenu un enfant vivant et la mère a parfaitement guéri. En dehors de ses conséquences fâcheuses au point de vue obstétrical, ce rétrécissement s’accompagnait, au point de vue morphologique, d’une disposition intéressante. En écartant les grandes lèvres, ôn pouvait se rendre compte que le méat urinaire était reporté très profondément sur la paroi antérieure du vagin. La bride masculine très apparente descendait de la base du clitoris sur le vestibule et. il un centimètre environ au-dessus du méat, elle se divisait en deux petites languettes qui formaient comme des bourgeons au-dessous desquels la bride s’effaçait.
Au toucher, à part cette situation du méat urinaire, on ne notait rien de spécial dans la partie inférieure du vagin. Mais à 5 ou 6 centimètres environ au-dessus de l’orifice vulvaire, le doigt venait buter dans un cul-de-sac, au
fond duquel on sentait un orifice à bords rigides de 1 millimètre environ de diamètre, non dilatable. A cet orifice faisait suite un petit pertuis dans lequel on introduisait difficilement un hystéromètre.