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HYMEN

î développement du sinus uro-génital chez inclure que : 1° l’hymen est une dépendance il est formé aux dépens du sinus uro-génital

mce bride masculine du vestibule (fîg. 18,19 et 20). Cette bride masculine est l'homologue de la portion ventrale du corps spongieux de l’urèthre masculin, la portion spongieuse de l’urèthre féminin restant à l’état de gouttière uréthrale sans se développer en canal.

Quant aux homologies des parties extérieures, elles sont résumées dans le tableau suivant :

b). Malformations de l’iiïmen. — Développement de l’hymen. —■ Le développement de l’hymen est tardif dans l’embryon féminin ; ce n’est qu’à la dix-neuvième semaine qu’on voit apparaître une sorte de repli du pourtour du conduit vulvo-vaginal à l’orifice antérieur du canal vaginal, qui est formé en haut par la fusion des conduits de Müller, en bas par le canal vestibulaire, vestige du sinus uro-génital. Il y a, au début, deux saillies linéaires qui s’avancent sur la ligne médiane jusqu’à ce qu’elles se rencontrent : l’hymen est, à ce moment-là, un organe double, et la bandelette qu’il forme de chaque côté de la fente uro-génitale se continue, au delà de l’ouverture de l’urèthre, jusque vers la base du clitoris. Quand les orifices vulvaire et uréthral sont constitués, elle encadre l’une et l’autre de ces. ou’.ertures, formant à la première la collerette de l’hymen et autour de la seconde un bourrelet annulaire, très visible chez les enfants, continu en bas avec l’hymen, en haut avec une saillie médiane, analogue à la bride des hypospades masculins. L’appareil hyménal ainsi constitué se compose donc de trois parties : 1° l’hymen ; 2” le bourrelet du méat (parfois assez prononcé pour mériter le nom A’hymen uréthral) ; 3° la bride masculine du vestibule. Les anomalies de développement peuvent atteindre ces trois segments, et

leur solidarité, jusqu’ici méconnue, permet d’interpréter beaucoup de faits, sans elle difficilement inexplicables.

Cette théorie de l’origine de l’hymen est, à la vérité, contraire à celle qui est communément acceptée. On admettait généralement depuis Blandin, en France, Henle, en Allemagne, que l’hymen est une simple saillie du vagin, Budin compare même la façon dont l’extrémité antérieure du vagin pénètre dans le canal vulvaire à la saillie que fait le col de l’utérus dans le vagin.

Chez l’enfant, à la naissance, tout Yappareil hyménal offre un grand développement et ses trois parties sont fort distinctes. L’hymen présente même alors un volume si considérable qu’il a pu être pris par des observateurs expérimentés pour les petites lèvres, tandis que celles-ci étaient regardées comme les grandes lèvres, ce qui amenait à conclure à l’absence de l’hymen ou à sa destruction : on conçoit l’importance de cette erreur, en médecine légale. Il est souvent disposé en forme de collerette saillante, surtout prononcée inférieurement en gargouille, ou en forme de bourse plissée comme une blague à tabac.

• Mais la forme la plus habituelle est la forme labiée. Une fente antéropostérieure sépare deux valves allant depuis le bulbe du vagin, en avant, jusqu’à la partie postérieure.

Il peut exister une saillie de la partie postérieure de la lèvre hyménale gauche, en avant de la lèvre hyménale droite. Il y a là un entrecroisement analogue à celui des piliers du diaphragme, et de cette position sur des plans différents résulte un sillon qui entre obliquement dans l’orifice de l’hymen, en se dirigeant d’arrière en avant et de droite à gauche.

Il arrive souvent que les bras du croissant que figure la membrane, et qui vont s’insérer plus ou moins près de la colonne antérieure du vagin, subissent des arrêts de développement ; le bord libre, présente alors des encoches. Deux de ces encoches sont fréquentes : elles occupent, à peu près symétriquement, en général, les bras du croissant à l’union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs. Ces encoches ont parfois deux ou trois millimètres d’étendue. Dans quelques cas, il n’existe qu’une seule encoche sur l’une des branches, l’autre restant intacte. Dans d’autres cas plus rares, on en trouve quatre ainsi placées : deux symétriquement en arrière, à l’union du tiers inférieur et des deux tiers supérieurs, les deux autres comme ci-dessus; si bien que la membrane hymen est en définitive formée par une saillie postérieure médiane, deux saillies moyennes latérales et deux petites saillies antérieures. Le siège de ces encoches et l’intégrité de leur bord libre lorsqu’on les déplisse permettront de faire la distinction entre un arrêt de développement naturel et des déchirures accidentelles.

Chez l’enfant, à la naissance, l’hymen est beaucoup plus, profondément situé, le vestibule étant plus enfoncé (Budin) ; cette disposition est encore beaucoup plus accusée dans la race nègre. Anormalement, l’hymen peut offrir, chez l’adulte, un siège assez élevé. Krimer l’a trouvé à deux centimètres de profondeur, chez une jeune fille de 20 ans où l’orifice vulvaire en paraissait à première vue dépourvu.

Anomalies de nombre. — On trouve dans la science des cas de prétendus hymens doubles. Les uns ne sont que des occlusions membraniformes du vagin, chez les nouveau-nés, suite d’adhérences des parois de ce conduit, avec accumulation de mucus au-dessus d’elles ; les autres, parfois observés chez des adultes, ne sont probablement que des vestiges d’une lésion analogue, survenue pendant la vie embryonnaire ou l’enfance. On pourrait peutêtre y voir, d’autres fois, une anomalie réversive, reproduisant une disposition normale chez beaucoup d’animaux.

Si l’on accepte la théorie que j’ai formulée sur l’origine de l’hymen, on ne sera pas surpris des excessives variétés de forme et de proportion qu’il présente. En effet, il ne s’agit pas là d’un organe pour ainsi dire fixe, mais d’un vestige ou résidu embryonnaire de Yorgane spongieux qui, complètement développé chez l’homme, a avorté chez la femme, où il est demeuré membraniforme, à l’exception de sa partie la plus externe, érectilisée pour former le bulbe du vagin. Cette extrême variabilité s’explique ainsi toutnaturellement, comme celle du corps de Rosenmüller chez la femme, ou de Yorgane de Giraldès chez l’homme.

11 existe des faits qui montrent bien la solidarité des diverses portions de l’appareil hyménal, et notamment de l’hymen vulvaire et du cadre ou bourrelet qui entoure le méat urinaire. A l’état normal, on voit très fréquemment un prolongement en forme de luette ou de valvule qui se détache du bord supérieur de l’hymen et recouvre, en partie, l’orifice de l’urèthre. Or on a décrit des cas où un hymen très distinct, pourvu de franges, entourait le méat; bien plus, on connaît des faits où l’hymen recouvrait en entier cet orifice. C’est alors une atrésie superficielle, qu’on pourrait appeler imperforation de l’hymen uréthral.

Les variations que présente l’hymen au point de vue de sa structure sont : l’épaisseur plus grande, qui le rend charnu, sans en augmenter la ténacité; la rigidité particulière, qui lui donne une consistance scléreuse; la vascularité excessive de la membrane qui a causé des hémorrhagies graves et même mortelles au moment de la défloration. Ces faits, fort difficiles à comprendre si l’on admet que l’hymen n’est qu’un repli de la muqueuse vaginale, deviennent très clairs lorsqu’on les considère comme un débris de Yorgane

des corps spongieux, demeuré à l’état embryonnaire et pouvant par anomalie présenter, chez la femme, du tissu érectile comme dans son homologue, chez l’homme.

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